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19.1.17

Interdits et privilèges

Beaucoup de gens ont la vocation de l'encadrement et de la transmission de leur savoir.
Ils en font pour certains leur métier et cela constitue leur gagne pain, d'autres le font par plaisir et gratuitement, notamment au travers d'associations.
Je fais partie de cette dernière catégorie, n'ayant jamais cherché à monnayer mon goût pour la transmission, y compris dans le cadre professionnel où nombres d'employés que je ne connaissais même pas postulaient pour une formation par mes soins du fait de ma seule réputation par bouche à oreilles.
Il existe une 3e catégorie, ceux qui enseignent et transmettent dans des entités associatives tout en se faisant rémunérer leurs prestations, ce qui n'est pas interdit non plus.
Bien que n'étant pas considéré comme un sport (pas de compétition) l'état impose à l'aïkido les mêmes règles en ce qui concerne les diplômes autorisant la rémunération, à savoir l'obligation de détenir un diplôme dit "d'état".
Cette ineptie spécifique à la France donne aux détenteurs de ce papier délivré exclusivement au travers les fédérations, le privilège de pouvoir se faire rémunérer alors que tout autre pratiquant quelque soit son niveau de maîtrise, en a l'interdiction légale.
Cette situation ne profite pas seulement aux membres des fédérations.
Nombre d'enseignants ayant abandonné leur fédération pour rejoindre toute autre structure non fédérée, jouit du même privilège ad vitam aeternam.
Cette autre "anomalie" fait apparaître des situations très cocasses dans les structures qui ne sont pas reliées d'une manière ou d'une autre à une fédération.
Il est souvent mis en avant qu'une organisation d'aïkido n'a nul intérêt à se voir chapeauter par une fédération et qu'au contraire cela notamment lui confère toute liberté de mouvement et de distribution des grades, et que son fonctionnement n'a dès lors de comptes à rendre à personne, excepté à celui qui est présenté comme "le maître", celui qui se trouve en haut de la pyramide.
Il se trouve que ces maître des maîtres (les prof) peuvent être, en sus de leurs prérogatives liées à leur titre, détenteurs du fameux sésame autorisant la rétribution, ce qui est le cas dans 95 % des cas.
Or c'est bien connu moins il y a de convives, plus les parts d'un gâteau sont généreuses.
Comme il y a peu ou quasiment pas de pratiquants (et prof) ayant transité par une fédération avant d'atterrir dans une organisation non fédérée, il est facile de comprendre pourquoi certains tiennent absolument à ce que leur "école" ne soit jamais rattachée à une fédération reconnue par L’État.
Cette situation confère à quelques petits malins évoluant dans ces organisations le privilège de pouvoir être rémunérés alors que tous les autres ne pourront que se borner à faire "leur boulot d'enseignant" gratuitement (tout en œuvrant aussi pour "le patron" qui lui, est rémunéré).
Pire, étant donné qu'on martèle sans cesse à ces derniers qu'il leur est interdit de lorgner vers les fédérations sous peine de bannissement, ils ne pourront jamais faire reconnaître leur compétence de professeur malgré que la loi le leur permette aujourd'hui par équivalence de temps (les fédés sont seules habilitées à valider les diplômes d'état).
En instaurant des règles prétendument liées à une tradition (qui en réalité n'existent pas en ce domaine), les dirigeants d'organisations hors fédérations ne visent qu'à masquer un fonctionnement anti démocratique à la limite de la légalité et ne profitant financièrement qu'à quelques discrets privilégiés.
On observe ainsi que de nombreux enseignants exerçant depuis de nombreuses années et ayant pour certains (es) formé des centaines de pratiquants n'ont jamais perçu le moindre centime au titre de leurs compétences. Par contre ils ont participé à entretenir et développer le système qui profite essentiellement à celui (ou celle) qui se trouve en haut de la pyramide, ainsi qu'à quelques uns faisant partie du sérail si tant est qu'ils soient détenteurs d'un diplôme officiel.
 
 
 

17.12.16

A qui profitent réellement les diplômes d'état et pourquoi le système est également entretenu hors fédérations

Même si l'on sait les dirigeants des fédérations très puissants, pourquoi pour autant n'avoir pas œuvré pour faire évoluer la législation ?
Pourquoi s'entêter à fuir tout lien avec elles ?
Il est aisé de tenir le sujet loin de soi quand on profite soi-même de ce système discriminatoire.
Explications...
Que ce soit dans des clubs affiliés à une fédération ou dans certaines écoles non affiliées à une fédération, de rares professeurs possédant un diplôme d'état (obtenu antérieurement par le truchement d'une fédé) perçoivent des rémunérations du dojo où ils enseignent, ce qui est normal.
Par contre on a vu aussi des salaires versés par des dojos "rattachés" aux mêmes professeurs alors qu'ils n'y mettaient quasiment jamais les pieds, pompant ainsi la trésorerie alimentée "par les naïfs pratiquants" auxquels on faisait croire en tous les bienfaits d'une structure "pyramidale".
Pour qui ce système est-il avantageux ?
Du vivant de Ô Sensei puis de ses élèves, cela pouvait se concevoir sur le plan de la transmission (et uniquement pour ce motif).
Mais il n'y en a quasiment plus de vivants aujourd'hui et le système est toujours tenu à bout de bras par une minorité, alors que les contenus des cours sont de plus en plus éloignés de l'aïkido d'origine (y compris de ses valeurs philosophiques) au fur et à mesure que les petits gourous locaux se multiplient, diluant ainsi le message initial de façon homéopathique...quand ils en sont encore capables !
Acculés devant ces faits indéniables on tente pitoyablement de nous argumenter "qu'il convient d'adapter l'aïkido traditionnel au monde moderne".
C'est absurde, c'est dire tout et son contraire dans la même phrase mais ça traduit bien ce qui se passe sur le terrain : "je vous ordonne de faire blanc mais moi je me réserve le droit de faire noir".
On veut vraiment nous prendre pour des burnes et pourquoi pas puisque la plupart des pratiquants-adhérents ne veulent rien savoir de coulisses susceptibles de ternir leur pratique.

Le fait de posséder un diplôme d'état autorisant une rémunération n'a aucune importance...aux dires de ceux qui le possèdent ! 
Pour les autres, on leur martèle qu'être professeur (même bénévole) est extraordinairement enrichissant, que cela fait progresser (ce qui est la seule chose de vraie), qu'il sera autonome et autres sornettes.
Il convient aussi de souligner cette subtilité : moins il y a de professeurs diplômés d'état (même au sein d'une structure non fédérée) et plus grosses seront les parts du gâteau des possibles rémunérations.


     


Des pseudo maîtres qui se font tout seul

Certains renient les grands maîtres (d'aïkido) qui leur ont tout appris en faisant croire à qui veulent les entendre qu'ils tiennent leur savoir de personne, comme s'ils avaient reçu de miraculeuses révélations.
En France c'est pourtant essentiellement Me Tamura qui a transmis (au travers la FFLAB puis la FFAB) l'aïkido tel qu'il a été conçu par Me Ueshiba Morihei (et non son fils).
En observant bien les films réalisés sur plus de 40 ans (et pour ceux qui l'auront si peu soit-il "côtoyé"), il est aisé de s'en rendre compte.
L'aïkido transmis par Me Tamura aux futurs professeurs qu'il a formés, a par la suite été plus ou moins bien interprété (voir déformé) tous n'ayant pas des capacités égales.
Bien que certains pratiquants choisissent leur professeur avec soin, l'apprentissage est souvent affaire de hasards et de rencontres plus que de choix.
Et parfois...



Dojo "autonome", un terme dissimulant en fait une Autorité insidieuse

Définition du terme "autonome" selon le Larousse :
"- se dit d'un territoire qui s'administre librement, se gouverne par ses propres lois.
- se dit d'un organisme qui gère lui-même les affaires qui lui sont propres.
- se dit de quelqu'un qui a une certaine indépendance, qui est capable d'agir sans avoir recours à autrui : individu autonome.
- dont l'évolution est réglée par des facteurs qui lui sont propres".
Même s'il est prétendu que c'est parce qu'il est "traditionnel" qu'il peut être autonome, il s'avère à l'expérience que le terme "autonome" est inapproprié et ne peut s'appliquer à un dojo d'aïkido appartenant à une structure et encore moins à celui qui en est le professeur.
Il est parfois avancé qu'être "autonome" n'autorise pas à faire n'importe quoi.
Cette expression floue permet en fait d'exercer des contrôles sous diverses formes et annihile la notion même de l'autonomie.
Le terme "autonomie" n'est pas seulement un séduisant argument de marketing s'adressant aux pratiquants soucieux de mise en valeur de l'individu, il permet aussi de mieux dissimuler l'Autorité ("le maître" et ses lieutenants, les sous-lieutenants, etc.) présente en permanence dans un système pyramidal





25.5.16

Traditionnel, pyramidal, "faux maîtres" et authentiques mini gourous

Ceux qui parcourent des articles anciens s'apercevront rapidement que les analyses ont évolué au fil du temps. Après avoir encensé la structure traditionnelle à laquelle j'ai appartenu pendant une quinzaine d'années (on était "formé" pour), à l'occasion de certains événements je me suis aperçu que dans la vie rien n'est tout blanc ou tout noir mais constitué de gris colorés.
Yin/yang n'est qu'un raccourci simpliste qui en de mauvaises mains sert d'alibi à tous les excès. Par exemple quand on entend "qui n'est pas avec moi est contre moi" ou bien "définir qui est ami implique de définir les ennemis", etc. ce genre de conneries...


Dans certaines organisations (sectaires) la confusion est parfois savamment entretenue et permet à ceux qui sont peu instruits, peu qualifiés, peu intelligents ou avides d'ego, de donner le change face aux non initiés.

Ici on aura à faire à quelqu'un d'érudit, de compétent dans son domaine, d'un technicien sortant du lot...
Mais il n'y a en fait que lui (le maître ayant créé sa propre école) qui puisse revendiquer de telles qualités.  

Que signifie "traditionnel" ?
Wikipedia indique : "La tradition désigne la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial. Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d'identité d'une communauté humaine"...
Ce terme peut donc s'appliquer à une structure, au contenu qu'elle véhicule, ses règles, une approche, une philosophie, une façon de vivre, un art martial, etc..

Les problèmes naissent quand on veut mêler les avantages d'une approche traditionnelle à ceux du monde moderne, agiter le tout et sortir du chapeau des diktats made in Ecole machin.
Et quand on met tout ça entre les mains de pseudo assistants avides d'autorité ou en manque de reconnaissance, des dérives de type sectaire émergent immédiatement.
Les comportement autoritaires  finissent par se substituer à l'Autorité (celle qui est reconnue et n'a pas lieu d'être remise en cause) et ceux qui sont encore capables de penser par eux-mêmes (il y en a) n'ont d'autre alternative que d'aller voir ailleurs.

En résulte un gâchis sans nom, où l'irrespect côtoie la trahison et la reconnaissance, l'amnésie.
Les nobles valeurs mises en avant dans la discipline s'évaporent du jour au lendemain et il ne faut pas gratter beaucoup pour que réapparaissent les vraies natures de ces prétendus "deshis" (assistants nommés à tort ou auto proclamés, personne ne le sait).

Chaque année on constate que de nombreux dojos quittent leur rattachement "à l'organisation" mais ce phénomène n'est décelable que de l'intérieur puisqu'aucune liste de dojos n'est publiée (sauf initiative locale).
Et pour cause : cela fait désordre de constater que tel et tel dojos ont quitté la structure, même si chaque année il s'en crée de nouveaux (turnover).
On peut se dire raisonnablement que les réalités succédant aux sirènes, nombreux sont les professeurs qui n'acceptent pas un fonctionnement sectaire et pour certains, de constater des titres et des grades distribués à la volée sans critères cohérents, excepté si l'on tient compte des notions "commerciales" (nombre d'adhérents, génération de dojos, organisation de stages rémunérant, etc.).

On est donc bien loin des considérations de parcours, de respect du maître et de la discipline, des connaissances de l'aïkido, du relationnel, du niveau technique bref, du profil réel du pratiquant.




 
 
 
 

24.5.16

Ecole traditionnelle d'aïkido et dérives sectaires. Autorité et autoritarisme...

Contrairement à ce qui est allégué par des gus qui se croient investis de responsabilités au sein d'organisations prétendument traditionnelles, les professeurs (de dojos) ne sont pas libres.
Ils le sont même encore moins que le sont les professeurs labellisés "diplômés d'état" (que l'on retrouve le plus souvent dans les structures chapotées par des fédérations).
Les attitudes fermées voir sectaires ne souffrent pas la critique puisque ceux qui se trouvent à la tête de telle structure "traditionnelle" se vantent haut et fort de ne pas être démocratiques.

Un maître d'art martial qui crée sa propre école ne saurait effectivement  être élu par ses élèves ou toute autre instance.
La hiérarchie (pyramidale) suit forcément les mêmes règles et bien qu'on soit peu habitué à cette approche, cela n'est pas choquant.

Par contre, quand l'autoritarisme se substitue à une autorité reconnue, cela est totalement inacceptable et c'est ce qui se produit quand des incompétents s'approprient des pouvoirs ou quand des pouvoirs leur ont été délégués par excès de confiance ou pour des raisons de stratégie  marketing.
Pour ceux qui aiment comprendre la sémantique et ses subtiles implications, voici un lien sur ce vaste sujet que constituent l'autorité, l'autoritarisme, la tyrannie...

3.4.16

Les véritables maîtres n'ont pas besoin de ceinture en couleur ni de titres ronflants

Lorsque j'ai repris l'aïkido en 1981, mon professeur (FFLAB) avait un profil à l'opposé de celui que l'on rencontre le plus souvent aujourd'hui. Il ne m'a enseigné "que" pendant 1 an et n'était "que" 1er dan. Pourtant il est resté l'un des plus compétents que j'ai jamais croisé, de par sa modestie, ses analyses, sa philosophie liée à l'aïkido, sa culture orientale, son niveau technique.

S'il enseignait encore aujourd'hui il est vraisemblable qu'il aurait peu d'élèves car sa rigueur et sa fidélité à l'esprit du fondateur de l'aïkido seraient en décalage total avec ce que les pratiquants acceptent aujourd'hui de donner pour progresser réellement.
Il aimait à dire que même s'il ne lui restait qu'un seul élève fidèle à son enseignement il serait satisfait.

Dans les années 80, il n'était pas rare qu'il soit choisi comme aïte par les grands maîtres lors de leurs passages en France (par exemple Me Sugano).
On était bien loin de la course aux scores et aux rivalités, partout omniprésents dans les comportements et les discours, surtout dans certaines écoles revendiquant le label "traditionnel". 
Ce professeur (qui ne s'est jamais fait appelé "maître") avait pourtant un niveau sortant du lot et ça me fait bien marrer de voir les titres ronflant que beaucoup de petits profs s'attribuent ou se voient attribuer histoire de ne pas les voir se barrer ailleurs.

Dans le même esprit, j'ai fait la connaissance d'un authentique professeur qui lui aussi enseigne quasiment gratuitement (à Montluçon).
N'ayant rien fait pour se faire connaître "par des moyens modernes", il a enseigné pendant plusieurs années à une petite poignée d'élèves, malgré qu'il ait à sa disposition plus de 200 m2 de tatamis.
Bien que nos approches soient différentes, nos échanges ont été enrichissants.
De filière Hikitsuchi/Blaise et diplômé Aïkikaï, il a néanmoins su se détacher de l'emprise de sa fédération afin de pratiquer sans contrainte et être libre de conduire ses propres recherches.
Peu d'aïkidokas ont les couilles pour le faire et cela mérite d'être salué.

A aucun moment ni l'un ni l'autre n'avons eu l'idée de comparer.
Bien au contraire nous avons travaillé à améliorer nos points communs et à tirer meilleur profit de nos connaissances respectives.
On est donc bien loin des attitudes sectaires et des tentatives de formatages que l'on rencontre aussi bien dans les structures dites "traditionnelles" que dans les fédérations.
 

4.11.15

Sémantique inappropriée ou jargon au service du marketing ?

Il est souvent répandu l'idée que le profil d'un professeur ou d'un pratiquant se définit en indiquant de qui il est l'élève.
C'est l'une des caractéristiques de l'approche dite "traditionnelle", mais ce n'est pas aussi simple qu'il y paraît.
Il est assez peu fréquent qu'un aïkidoka ait la chance de tomber pile poil sur le maître qui lui convient et qu'il puisse le conserver durant toute sa vie de pratique, ne serait-ce que pour une question d'âges.
Il serait donc davantage judicieux de parler d'Ecole Machin ou courant Bidule, ce qui n'ôterait en rien les œuvres des dits Me Machin ou Me Bidule, bien au contraire.

Certains maîtres insistent pour que les pratiquants se revendiquant de leur enseignement, mentionnent qu'ils sont leurs élèves, alors que souvent ils ne sont en fait qu'élèves de leurs élèves, voir élèves d'élèves d'élèves...
Il ne suffit pas de participer à des stages, même s'ils sont nombreux, pour pouvoir revendiquer qu'on est l'élève direct d'un maître Machin.
"La ruse" assez répandue aujourd'hui consiste  à utiliser des termes anciens utilisés dans les écoles traditionnelles d'arts martiaux (ryu).
C'est ainsi qu'on baptise les élèves assistant d'un maître, "deshi" et qu'on y ajoute la précision de "uchi" s'il se trouve dans le même dojo ou "soto" s'il se trouve à pétaouchnoc.

Et c'est là qu'on rigole en constatant qu'il y a depuis quelques années inflation de soto deshi, comme si le dojo mère avait un jour compté des centaines ou des milliers d'élèves, qui auraient été missionnés afin de porter la bonne parole à travers la France et...le monde entier.
Nul doute que ceux qui utilisent ce concept s'inspirent de ce qu'a fait le fondateur de l'aïkido en envoyant ses meilleurs élèves au travers le monde après la guerre de 40.
Mais pour qu'un professeur de dojo prétende être un élève de Machin ou l'un de ses soto deshi, ne faudrait-il pas qu'il ait été ou soit encore un élève régulier, assidu et pendant des années, ce qui est rarement le cas.
Pour pallier à cette terminologie impropre, la solution pour certains maîtres est de qualifier de cours, les stages animés par monts et par vaux. Puisque les élèves n'étudient pas tous physiquement dans le dojo du maître, on va imaginer que le maître dispense des cours dans un dojo itinérant, allant de ville en ville, voir de pays en pays.  
Un dojo étant par définition "un lieu où l'on étudie la voie", rien ne s'oppose à ce concept.
Par contre est-il exact que les professeurs qui n'ont reçu l'enseignement du maître qu'au travers ce type de cours (itinérants et ponctuels) soient qualifiés de soto deshi ?
N'est-ce pas grotesque et nullement le reflet de la réalité ?Cela flaire le marketing et trompe les futurs pratiquants.

Ne serait-il pas plus honnête qu'un professeur mentionne son parcours, ses recherches, les maîtres auprès desquels il a étudié, le ou les professeurs ainsi que les obédiences/écoles/courants ?
Dans le temps on utilisait le système menkyo et l'on inscrivait tout cela sur des supports qui prenaient parfois la forme de rouleaux plus ou moins longs.

Le terme "soto deshi" est aujourd'hui mêlé à toutes les sauces et ne peut qu'engendrer de mauvaises interprétations, voir des embrouilles avec le maître cité ou ses authentiques deshi, si peu nombreux soient-ils.

Fort heureusement, le pratiquant lambda se moque éperdument de toutes ces subtilités.
Mais quand l'heure arrive de créer son propre dojo et qu'on appartient à une structure "traditionnelle" (système pyramidal et non fédéral) on est contraint de fonctionner selon ses règles cela va de soi.
Dans une telle organisation, quand des usances sont  réactualisées sous le prétexte "qu'il faut s'adapter au monde moderne", on nage dans l'incohérence, le terme "tradition" est discrédité et devient un élément de marketing parmi d'autres.

Quant à ceux qui affirment qu'un dojo est "autonome" cela concerne uniquement la forme juridique et la comptabilité. Pour la partie aïkido, c'est mensonger, totalement faux et le professeur est entièrement dépendant. Il n'est même pas libre de son image ni de citer ses références, même si celles-ci sont constituées de 40 ans d'expériences et de rencontres.

C'est tout de même un comble quand on se situe dans le pays des Droits de l'homme non ?!   
 
 
    

12.10.15

Aïkido ou singeries ?

En suivant un concept traditionnel, certaines structures sont organisées autour d'un seul et unique "maître", parfois qualifié de "shihan" par ses élèves. Même si ce terme est rarement revendiqué par ces maîtres, il n'est pas non plus démenti.
Certains au fil du temps, prennent goût aux déférences et aux éloges et des dérapages peuvent émerger, notamment lorsque des sbires extérieurs au dojo (appelés parfois soto deshi) se comportent comme des porte flingues.
Des gus qui évoluent dans le plus ou moins proche cercle de celui qu'ils considèrent comme "leur gourou", parfois avides de reconnaissance, se lâchent dès qu'ils le peuvent afin de satisfaire leur ego.
En prétextant l'ignorance des pratiquants ils utilisent le mot "tradition", en font un fourre-tout et s'autorisent tous les débordements.
Ils sont souvent plus califes que le calife lui-même et ça doit bien faire marrer "le maître", qui les utilise justement pour cette aptitude à se soumettre et à soumettre.
La liberté c'est de pouvoir exercer des choix et choisir de ne pas en avoir est aussi une liberté certes, mais cela n'est pas une option cohérente pour l'exercice de l'aïkido, surtout si l'on veut en faire "un do" (un outil pour trouver son propre chemin).
Le conditionnement fait partie du jeu (= des règles) dans certaines organisations. Sans s'en rendre compte, les pratiquants au fil du temps finissent par adhérer au système et oublient ce qu'ils ont appris depuis leur naissance sur le fonctionnement "démocratique", avec tous les dangers que "cet oubli" sous-tend.
 
S'il y a des soumis, c'est qu'il y a aussi "des maîtres"

Maître d'aïkido (comme maître en peinture ou toute autre art ou discipline) ne signifie pas "gourou". Et pourtant beaucoup de pratiquants se comportent comme des disciples, répétant comme des singes les bonnes paroles de leur manitou sans avoir pour autant sa culture et ses connaissances.
Sans endosser la peau "d'un psychocrate", il est facile d'identifier les profiles qui se prêteront docilement au système.
Par extension se pose la question de savoir ce qui amène à pratiquer un art martial et particulièrement l'aïkido, discipline ayant pour base une philosophie particulière mais que peu de pratiquants incorporent dans leur étude.
Pour certains, ne pourrait-on parler tout simplement d'un genre de "syndrome de David et Goliath" quand ils viennent vers l'aïkido ? La démarche n'en demeure pas moins noble que pour celui qui considère l'aïkido comme un système philosophique et un art de vivre complets, hormis qu'il manque aux premiers l'élément tao, normalement omniprésent. 
Pour d'autres, il existe en sous jacence un besoin de vaincre, voir de dominer.
C'est ainsi qu'ils transforment leur pratique en sport et leurs relations à l'autre s'en ressentent immédiatement, biensur sur les tatamis mais aussi hors du périmètre du dojo.
Nombreux sont ceux à qui l'aïkido ne sert à rien, si ce n'est donner libre cours à leurs fantasmes tout en emmerdant les pratiquants authentiques qu'ils finissent par faire fuir loin d'eux, donc "de l'organisation".

 

21.9.15

Les fadaises de certaines écoles d'aïkido


Reconnaître recevoir ou avoir reçu un enseignement de qualité n'implique nullement devoir lécher les pieds de quiconque, fut il qualifié de shihan par ses laquais.
Quant aux gens  gravitant dans le proche cercle d'un maître, dommage pour l'ego de certains mais ils ne sont strictement rien en dehors du périmètre géographique du dojo.

L'emploi de termes japonais plus ou moins hermétiques pour la plupart ne change rien à la réalité ni au ressenti des pratiquants.
Affirmer qu'un dojo est en fait l'endroit où évolue un maître est stupide, à moins qu'il le trimballe dans une caravane ou tel un cirque.
La confusion est entretenue quand on prétend que les stages animés par monts et par vaux sont appelés "cours" et que sous cette appellation on en profite pour diffuser des slogans, taper sur les pratiquants d'autres obédiences (ou même leurs propres pratiquants s'ils ne sont pas totalement dans leur moule), dénigrer et faire du bourrage de crâne ainsi que pourrait le faire un gourou dans sa secte.
C'est là encore la manifestation d'un ego surdimensionné, sans doute exacerbé par une immense frustration passée.
 
Ces attitudes et comportements sont bien loin de l'harmonie que devrait susciter la pratique de l'aïkido et se situent aux antipodes de la philosophie de Ueshiba Morihei.
 
Même si l'on considère intellectuellement qu'un dojo signifie "l'endroit où l'on étudie la voie", cela n'est fait ici que pour donner un sens quasi divin au maître-gourou, en lui conférant un statut permanent quelque soit l'endroit où il se trouve.
Absurdité qui pourtant est couramment acceptée dans certaines écoles dites "traditionnelles".
C'est bien connu plus les couleuvres sont grosses, plus on peut les faire avaler aux gogos.
 
L'idée d'un professeur qui maîtrise particulièrement bien sa discipline (un maître) qui va de ville en ville en faisant croire qu'il anime de simples cours est séduisante car elle lui donne la sensation d'avoir un nombre très important d'élèves directs. Cela n'est évidemment qu'une vue (de son) d'esprit puisque les stages ne sauraient en aucun cas remplacer des cours véritables et assidus auprès d'un professeur.
Il est non moins idiot de penser qu'un pratiquant participant de temps en temps à un stage (appelé cours par certain maître) puisse retirer un bien gros bénéfice sur le pure plan de l'aïkido.
Côté animateur, il est évident que cela n'est pas le but.
 
Cela pourrait se comprendre si ces cours/stages s'adressaient aux seuls professeurs de dojo, ceux-ci étant les relais pédagogiques entre LE maître et l'ensemble des pratiquants.
Faut-il encore que ces cours/stages ne se cantonnent pas à quelques heures (généralement 2 fois 3 heures un we) mais s'étendent sur des périodes plus longues, par exemple d'une semaine.
Cela existe aussi mais demeure sélectif et ne se démarque pas sur le fonds des cours/stages "itinérants".
Malgré que les fédérations soient en permanence dénigrées, leurs stages sont définis comme des stages et leurs contenus se démarquent de banals cours.
Lorsqu'ils s'adressent à des professeurs ou futurs professeurs, les contenus sont adaptés et quelque soit le niveau de l'animateur (généralement très expérimenté), ça n'est jamais qualifié de cours car ce n'en sont pas et l'intérêt est tout autre.
Ce n'est pas pour autant qu'ils soient prétextes à propagande, lavage de cerveaux ou l'occasion d'affirmer qu'ils sont les seuls détenteurs d'un véritable aïkido.      

 
 
 

19.9.15

Quand de prétendus shihan à la grosse tête deviennent ingrats

Les professeurs ayant créé leur propre organisation ou "école" revendiquent pratiquement toujours la transmission d'un maître, de préférence japonais et le plus proche possible du fondateur de l'aïkido sur le plan de la filiation. Par exemple Tamura, Saïto, Hikitsuchi, Tohei, Nocquet, Tissier, Gosio Shioda, Noro, etc.
Mais il y a des exceptions.
Certains n'évoquent jamais leur filiation, comme s'ils détenaient miraculeusement leurs connaissances ou directement de feu Ô sense
i.
Une autre raison peut être tout simplement d'avoir pioché dans l'enseignement de multiples maîtres anciens élèves de Ueshiba afin de créer leur propre style constitué d'un melting pot d'approches et de techniques.
Certains flous sont parfois savamment entretenus, comme s'il était honteux d'admettre être redevable de plusieurs maîtres.
De nos jours compte tenu du foisonnement des livres, des vidéos, des documents présents sur internet et des revues facilement accessibles par tout le monde, il est facile de trouver la documentation recherchée pour adapter la discipline à nos préférences.
Certains de ces aïkidoka ayant créé leur propre courant (pratiquants au minimum de 3e génération après Ô sensei) peuvent pourtant se révéler "géniaux" et séduire de nombreux pratiquants.
L'aïkido comporte des techniques qui existaient avant Ueshiba. De nombreux autres maîtres les ont également utilisées dans leurs écoles (ryu) en les adaptant à leur morphologie, leurs recherches, leurs buts et selon leur génie créatif.
C'est pas nouveau, il est plus facile d'exploiter le terme "aïkido" que de créer un nouveau nom qui sera forcément moins porteur.
C'est pourquoi on observe de très nombreuses tendances ou courants, en France comme partout dans le monde.



"L'aïkido un art de vivre, une philosophie"...mais pas pour tout le monde

ça fait bien marrer les dojos qui affichent sur leur site internet "l'aïkido un art de vivre, une philosophie" alors que ces aspects ne sont pas abordés dans leur enseignement et que - plus grave - certains professeurs se comportent exactement à l'inverse dès qu'ils ont quitté le périmètre des tatamis.
En tout état de cause ils ne peuvent transmettre ce qu'on ne leur a pas enseigné, ce qui est le cas la plupart du temps. A cela s'ajoute que bien peu de pratiquants sont aptes
à adopter et appliquer la philosophie humaniste de Me Ueshiba Morihei.
Quand on martèle que la société n'est pas faite de bisounours et qu'on se doit d'adopter une attitude de redresseur de tort ou "punitive" (voir potentiellement destructrice) on est bien loin des concepts de Ô sensei.
Les exemples ne manquent pas où les actes discréditent les discours mais tant qu'il y aura des incompétents d'un côté et de l'autre les gogos pour faire marcher le fonds de commerce, les clubs ont encore de bons jours devant eux...
Il ne suffit pas de répéter bêtement ce qu'on a lu ou entendu, faut il être à la hauteur de mettre en application.
Cela vaut pour les paroles comme pour les techniques. Je crois que c'est Me Tamura qui disait "volez moi la technique" et il ne disait pas de la copier. Cela signifie qu'il faut se la réapproprier, tout comme l'esprit de l'aïkido dont on doit s'imprégner.
On est bien loin de tout cela dans la plupart des dojos ou l'on observe souvent des singeries grotesques répétant les paroles entendues et mimant ce qui a été vu.
La course à la multiplication des clubs n'est pas un gage de qualité, de même que le nombre d'adhérents. Cela arrive parfois mais c'est très rare.



Sensei, professeur, maître

Avec l'autorisation de son auteur, j'avais reproduit sur mon site cet excellent article.
http://www.mathieuperona.fr/?p=58
Beaucoup de pratiquants devraient lire et relire...
N'en défrise certains pratiquants sectaires, il y a aussi des gens de qualité ailleurs que dans les écoles dites "traditionnelles", terme qui d'ailleurs ne signifie plus grand chose tant il y en a floraison ces dernières années.
Il est important de connaître la signification des termes utilisés, surtout quand
certaines subtilités sont exploitées afin d'entretenir la confusion. C'est le cas par exemple quand on emploie le terme "maître", souvent utilisé pour désigner le prof d'un dojo (son patron). Or maître d'un dojo ne signifie pas que l'enseignant maîtrise parfaitement sa discipline puisqu'il continue généralement de se former (dans des stages ou ailleurs quand il n'en a pas l'interdiction).
C'est la même chose pour le terme "shihan", que certains pratiquants utilisent pour désigner leur maître d'art martial. Shihan signifiant "modèle", cela peut entraîner là aussi d'importantes confusions, que les bénéficiaires du qualificatif se gardent bien de clarifier.
C'est ainsi qu'à force de se voir qualifié de "shihan", certains non seulement ne démentent pas (pourquoi pas s'ils sont très bons dans leur discipline et peuvent effectivement servir de modèle) mais finissent par user de cette image en dehors du champ même de la discipline.
Or les shihan sont aussi des hommes (faillibles) et pas des dieux.
J'ai eu l'occasion plusieurs fois de prouver par A + B des erreurs d'analyse (hors domaine aïkido) sans que pour autant le shihan en question n'en convienne "entre 4 yeux".
Cela démontre que cette personne se jugeait "au dessus de tous" et incapable d'admettre qu'il puisse se tromper. Il est prôné que corriger ses erreurs permet de progresser sauf...pour certains qui se croient au-dessus du lot. Pire, on peut s'entendre dire qu'il y a bien erreur d'analyse...et qu'il faudra dorénavant davantage de pédagogie, en somme sa seule erreur !
Cela rappelle bien certains politiques qui rencontrant des français qui ne sont pas d'accord, affirment sans rire qu'ils devront mieux expliquer (...pour faire avaler les pilules).
Matraquages de cerveau, contraintes genre 49.3, lobotomisation, etc. on retrouve les mêmes ingrédients chez les profils à l'ego surdimensionné, y compris et surtout chez ceux qui prônent le plus fort qu'on doit mettre de côté son ego en aïkido.

16.9.15

L'effet boomerang ou : l'arroseur arrosé


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L'article ci-dessus a généré une suite d'échanges assez épiques sur cette page : http://www.aiki-forum.com/index.php?/topic/2757-canular-blague-nanar-du-net-ou-site-sans-filet/page-2

Pour une fois, un forum sert à quelque chose.
Faites vous plaisir, lisez le sujet jusqu'au bout car ça vaut son jus.  

Il y a quelques mois, le gus visé a participé à une chasse aux sorcières consistant à harceler par téléphone un professeur appartenant pourtant à la même organisation que lui.

Ce mini gourou (ou petit soldat ?) aimant qu'on parle de lui, voilà chose faite !
 
 
    

9.9.15

Le maître et ses petits clones


Quand un maître (vu comme shihan = modèle) travaille à la fabrication de clones, c'est qu'il a la grosse tête et rêve d'immortalité (rien que ça).

Inutile de prôner de mettre de côté son ego quand on fait soi-même exactement le contraire.

Il faut fuir les prétendus maîtres qui s'offusquent de ne pas voir leurs élèves se transformer en clones. Ce n'est pas trahir son professeur que de tenir compte de sa propre morphologie et de sa propre façon de penser. Chaque individu possède son parcours personnel constitué de rencontres, de croisements, de chemins, de lectures, etc.

N'est-ce pas Ueshiba Morihei lui-même qui disait "n'essayez pas de reproduire mon shiho nage, vous n'y parviendriez pas" (ou quelque chose comme ça).

Que ce soit son mode de pensée ou sa technique, qui pourrait s'imaginer reproduire exactement la même chose ?

Les époques ne sont plus les mêmes, ni son milieu culturel (qui n'est pas celui d'un occidental), ni son parcours tumultueux que ce soit en ce qui concerne les guerres ou ses recherches ésotériques et religieuses. C'est la même chose au sujet de sa morphologie, petite, trapue, etc.

Chaque pratiquant doit donc adapter à son profil ce qu'on lui enseigne, en veillant bien entendu à rester fidèle le plus possible aux modèles. 

Par contre, ceux qui tentent des copié/collé que ce soit en paroles ou en techniques n'ont aucune personnalité, se rapprochent d'un comportement d'adeptes ou de disciples (comme dans les sectes) et surtout font tout sauf de l'aïkido puisque justement notre discipline est l'art de s'adapter aux situations et non l'inverse.

Dans certains dojos, les professeurs psalmodient à longueur de cours ce qu'ils ont entendu de la bouche de leur maître lors de stages, dans ses bouquins ou sur internet, sans toujours en avoir compris le sens. Leurs prestations sont imprégnées de la même stupidité sur le plan technique et ils sont souvent incapables d'adapter ce qu'ils ont vu, à leur propre morphologie ou leur environnement.

Ces spectacles sont pitoyables, abusent de nombreux pratiquants en recherche authentique et ôtent à la discipline et au pseudo professeur toute crédibilité.

Malheureusement, nombreux sont les dojos dits "traditionnels" où le professeur manipulé tente de se cloner sur le modèle de son "maître-gourou" sans avoir rien compris de l'essence de l'aïkido.

 

6.9.15

Les surdoués de l'aïkido ont encore frappé !

http://www.aiki-forum.com/index.php?/topic/2757-canular-blague-nanar-du-net-ou-site-sans-filet/page-2?hl=peyrache



C'est pas parce qu'on comptabilise un bon nombre d'adhérents (c'est semble t-il son cas), qu'on transmet un aïkido de qualité : on peut tout simplement être un bon vendeur !

Décidément le personnage cité dans cet article de forum suscite de nombreuses réactions négatives.
Mais n'est-ce pas ce qu'il souhaite, puisque son désir premier est que l'on parle de lui, ainsi qu'il  l'avait fait savoir il y a quelques années (au sujet "du taïkido").

Cela rappelle certains acteurs politiques qui font tout pour qu'on parle d'eux, même au prix de déclarations grotesques ou stupides.
Heureusement le ridicule ne tue pas...

Par contre ce type d'énergumène qui finalement détruit l'image et la réputation de son maître est absolument détestable. 


 

Un article de forum qui interpèle

http://www.aiki-forum.com/index.php?/topic/2757-canular-blague-nanar-du-net-ou-site-sans-filet/page-2?hl=peyrache

 N'étant pas un adepte des forums pour de multiples raisons, je n'y viens que très rarement et y interviens encore moins. Je suis donc tombé "par hasard" sur cet article et souhaiterais apporter des infos complémentaires.
Il y a 20 mois, le personnage mis en cause a eu le toupet de me contacter par téléphone (peut-être sur la suggestion de son gourou) afin de m'édicter ce que je devais faire sur le plan médiatique concernant mon dojo (site internet, vidéos, liens URL, etc.) et il a tenu des propos menaçants dans le cas où je ne m'exécuterais pas ! Dans la foulée, 2 autres personnages (dont 1 que je ne connaissais pas davantage mais évoluant "dans le même cercle géographique") ont enfoncé le clou en me tenant des propos similaires. De tels comportements s'apparentant à une cabale ne pouvaient manquer d'être téléguidés et m'ont incité à quitter l'organisation à laquelle j'avais appartenu depuis 1997. Je précise que j'avais eu dans les années 2000 le plus gros dojo de la région parisienne en terme de nombre de pratiquants et le 3e ou 4e sur le plan national...
L'ego surdimensionné du  personnage en question est encouragé par le système lui-même et s'apparente à celui de sectes : les personnalités "fragiles" ou "malléables" sont exploitées et servent de bras armé sans que pour autant le maître soit jamais mouillé.

Tant qu'on est à l'intérieur du système et qu'on trace sa route sans être importuné, on tolère ses incohérences  pourvu qu'on bénéficie d'un enseignement de très bonne qualité. Mais quand les grains de sables s'accumulent, l'analyse se fait toute autre et beaucoup de choses deviennent intolérables.
Le terme "traditionnel" a beau jeu de faire avaler pas mal de pilules, y compris une totale soumission envers le maître et le système (pyramidal), la lobotomisation au niveau de la réflexion, la liberté préconisée mais qui en fait n'existe pas, pas plus que l'autonomie des dojos.

N'est-ce pas Gainsbourg qui disait : "La liberté dépend de la longueur de la corde" ?

Ce que l'on constate est assez inquiétant car on se croirait revenu à l'époque de l'inquisition ou des dénonciations pendant la guerre, "de bonnes âmes" aujourd'hui comme hier, étant toujours prêtes à couper les têtes qui dépassent.

Même sur ce forum on reconnaît très vite les petits soldats qui se font plus califes que le calife lui-même et j'ai bien failli tomber dans ce piège moi-même il y a encore peu d'années.
Les raisons sont nombreuses et découlent parfois d'une certaine manipulation mentale. Le pratiquant étant mis en permanence en position d'ignorant, on peut lui faire gober tout et n'importe quoi. Et le pas peut être vite franchi de transformer un pratiquant-étudiant en deshi-adepte.
Pour preuve les slogans créés par le maître, qui sont repris sur de nombreux sites de dojos de l'école, quand ce n'est pas pitoyablement copié/collé ou réécrit maladroitement dans un langage à peine lisible.

Le shihan (le modèle) génère un mécanisme de mimétisme chez les esprits les plus fragiles.
Les élèves du maître-gourou répètent à foison les règles édictées et certains deviennent incapables de penser par eux-mêmes tant l'interdiction induite les a imprégnés.

Un exemple de dérive :  "le maître du dojo" (= le patron dans le système traditionnel de AP) est souvent confondu avec "le Maître" tout court = celui qui maîtrise sa discipline.
Cela arrange bien les professeurs qui n'ont derrière eux que quelques années de pratiques, comme c'est le cas pour le personnage objet de la rubrique.

Même s'il est doué (on n'en sait rien), il saute aux yeux que la description outrancière de son profil prête vraiment à rire et discrédite non seulement le gus mais aussi son école et le maître qui se trouve en haut.

Quand on pense que l'ego est sensé être mis de côté quand on est un authentique aïkidoka !
En outre c'est pas parce qu'on comptabilise un bon nombre d'adhérents (c'est semble t-il son cas), qu'on transmet un aïkido de qualité : on peut tout simplement être un bon vendeur !  



31.8.15

Stages, privilèges et bourrages de crânes

Quand le hasard vous conduit vers un maître d'aïkido authentique, on ignore que le prix à payer pour bénéficier de son enseignement peut être extrêmement lourd même si de prime abord le fonctionnement qu'on vous impose corolairement est assez peu contraignant et même plutôt simpliste (un patron, des contremaîtres, des employés et ...des consommateurs).

Au fil du temps, si l'on se rapproche peu ou prou "du bon dieu", on s'aperçoit qu'on vous demande d'être de plus en plus servile envers le maître en vous faisant croire (tout comme dans les sectes) qu'en dehors de lui point d'enseignement sérieux et que votre sort sera définitivement celui d'un ignorant.

Pour savoir si vous êtes digne d'entrer dans le cercle des initiés ou postulants initiés il y a un signe qui ne trompe pas, les stages.
Au cours des stages, si vous n'êtes pas convié par le gourou-maître à l'un de ses incessants petits conciliabules sur les tatamis (et oui !) c'est que vous n'êtes pas dans ses petits papiers.
Ces petits conciliabules s'apparentent à des attitudes de comploteurs ; c'est très choquant pour les pratiquants qui n'y sont pas encore habitués, c'est contraire à l'étiquette et même à la simple bienséance.
Que peut on s'y dire qui ne soit digne d'intérêt pour l'ensemble des pratiquants ?
Est-ce qu'on y évoquerait des sujets sans rapport avec l'aïkido lui-même ou le cours qui se déroule ?
Les stagiaires (parmi lesquels se trouvent souvent de nombreux professeurs) se voient ainsi pris à part (Ô privilège) "afin de leur offrir un entretien privé" en incitant à croire que ces privilégiés sortent de la masse des pratiquants se trouvant sur le tatami.

Cela ne fonctionne qu'avec les gens malléables mais malheureusement il s'avère qu'un grand nombre le sont. Parmi eux, seuls sont choisis ceux qui présentent un intérêt à être téléguidés ou manipulés.   
Malin la méthode...
Les gens choisis pour les petits conciliabules se sentent privilégiés bien que ce soit en fait ceux qui sont les plus aptes à coller au système et ont le meilleur profile d'adeptes sectaires.
Ils reçoivent ainsi leurs consignes et se font souvent laver le cerveau sans même s'en apercevoir.

Et puis il y a aussi les consignes sectaires qui s'adressent à la masse des stagiaires.
Cela se passe à la façon de discours magistraux.
Le maître-gourou invite à poser des questions et ça lui permet de diffuser ses bonnes paroles, tel un messie.
L'enseignement (théorique) de l'aïkido étant authentique et très riche, ça sert de support au discours sectaire qui lui, n'est pas du tout sympathique.
Là encore, la méthode est perverse car il faut accepter l'ensemble comme si c'était vendu tel un pack : pour accéder à une transmission de qualité de l'aïkido, on doit avaler tout le reste sans broncher.

Cela explique les incessantes aller et venues au travers la structure. Certains arrivent avec enthousiasme (l'organisation est présentée de façon fort agréable), d'autres repartent déçus et parfois en courant...
C'est pour cela aussi qu'il est très mal vu de quitter et revenir ou de flirter ailleurs...

La démocratie a toujours été la grande crainte des systèmes autoritaires, et certaines écoles se qualifiants de "traditionnelles" ne doivent en fait leur survie que parce qu'elles ne sont pas démocratiques. Elles n'admettent aucune critique susceptible de remettre en cause les prérogatives liées aux hiérarchies, la plus grande masse étant considérée comme les pions du système (pions péjorativement qualifiés de "consommateurs").

Comme dans tout système "pyramidal", la personne se trouvant à la pointe de la pyramide bénéficie de tous les privilèges et avantages et cela de façon exponentielle.
Wikipedia donne de bonnes explications et de bons exemples exploitant le système pyramidal :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Vente_pyramidale
Evidemment, toutes les lignes ne s'appliquent pas aux écoles traditionnelles mais on peut néanmoins manquer de faire certains rapprochement.
 
 

29.8.15

Philosophie ou art de combat, tous les pratiquants ne sont pas aptes

Certains "maîtres d'aïkido" ayant créé leur propre structure (généralement hors fédérations) tiennent des discours philosophiques s'apparentant à ceux tenus par des gourous ou des chefs religieux. Ils prétendent parfois reproduire les pensées du fondateur Me Ueshiba Morihei, tout en oubliant ou en niant que ce dernier avait appartenu à différentes sectes et qu'il avait eu un parcours qui lui était propre.

A l'autre bout du paysage, certains autres "maîtres" font totale abstraction du message humaniste sensé être contenu dans l'aïkido. Soit parce qu'ils n'y sont pas sensibles, soit parce que seul l'aspect martial et technique les intéresse. D'ailleurs ce n'est pas toujours un choix mais simplement une incapacité d'appréhender l'ensemble des composantes de cet art difficile et complexe qu'est l'aïkido.

Compte-tenu de la multitude d'approches existantes, chaque pratiquant devrait pouvoir choisir quel aspect il entend plus ou moins étudier et développer.

C'est ce qui se passe généralement dans les dojos mais ce n'est pas le cas dans certaines écoles où soit l'on vous martèle que la technique n'est pas importante, soit qu'il est tout fait pour vous discriminer si vous souhaitez une pratique "non violente" qualifiée de "bisounours" par des ignorants, des incompétents ou des intolérants sectaires.

A moins d'être une brute épaisse (il y en a) il est intéressant pour tout professeur de savoir où l'on se situe quant au type d'approche.

 

24.8.15

Radio corbeau lors de stages

Pour certaines écoles dites "traditionnelles" les stages sont l'occasion de donner libre cours à la délation, la médisance et la mise au banc d'aïkidokas qui à leurs yeux ne sont pas strictement dans leur moule.
L'aspect humaniste de l'aïkido tel qu'il a été voulu par son fondateur est totalement anéanti et ces moments de stage sont en fait l'occasion de diffuser leurs propres idées, à la manière d'une secte et en excluant toute ouverture vers autrui ou obédiences.
Si le maître qui anime sur le plan technique détient un savoir incontestable et reconnu, il en va tout autrement de son discours qu'il martèle lors de longues poses. Celles-ci ressemblent davantage à des conférences magistrales au cours desquelles la plupart du temps les pratiquants, les yeux écarquillés et les oreilles grandes ouvertes, boivent la bonne parole du grand gourou.
Vu de l'extérieur le spectacle est pitoyable, mais les participants se comportant "en illuminés" totalement subjugués, les préceptes n'ont aucune difficulté à pénétrer les cerveaux, d'autant que les pratiquants sont là aussi pour ça !
Les humains étant constitués de 95 % de moutons, les professeurs aux tendances gourous le savent parfaitement et n'hésitent pas à manipuler leurs troupes pour tailler des costards et diffuser des cabales, comme au temps du moyen âge ou sous l'occupation.