29.7.13

Il ne suffit pas d'imiter ou de plagier...il faut aussi assumer ses choix

Nos sites internet sont parfois pour partie copiés, imités ou plagiés. Le but de nos pages n'est pourtant que de renseigner les aïkidokas débutants sur les bases de notre pratique, en  mettant l'accent sur ce qui caractérise notre dojo et notre enseignement.

Il pourrait être gratifiant de se voir copié, si le but des tricheurs n'était autre que de faire croire que leur approche de l'aïkido était la même que la notre.

Nous pratiquons l'aïkido traditionnel, celui créé par Ueshiba Morihei et non celui de ses descendants.

Notre dojo, autonome, est relié à une structure au fonctionnement traditionnel (EPA-ISTA) et non à une fédération imposant des normes "locales". A notre connaissance, il est le seul dans notre région à pouvoir revendiquer ce type de fonctionnement, qui peut ou non convenir au pratiquant lambda.

Il ne suffit pas de tenir un discours prétendument similaire au notre, il faut assumer ses choix : et cela est impossible à un club affilié à une fédération sportive dépendant du Ministère du même nom puisque rappelons-le, l'aïkido est le contraire d'un sport.

 

13.6.13

Osez l'Aïkido Traditionnel de Me UESHIBA Morihei !

Dès le 1er septembre 2013, TAAMTAM Dojo disposera d'une salle supplémentaire d'hébergement rue de l'Eglise à Prémilhat (Allier)
 
 
Venez essayer et pratiquez l'un des arts martiaux les plus originaux !
 
 

26.5.13

L'attribution des créneaux par les communes

Dans certaines communes, les créneaux sont débattus lors de réunions publiques avec les associations. C'est plutôt démocratique et chaque association a le droit de s'exprimer au travers de véritables dialogues, chaque participant ayant la possibilité d'argumenter.

Dans d'autres, l'attribution des créneaux est opaque et se fait à huis clos (tiens, comme pour l'attribution des HLM...).
Il se chuchote même que les décisions sont parfois prises en quelques minutes et sans tenir compte des nouvelles demandes.

Rappel
Egalité de traitement

La liberté dont dispose la commune sollicitée doit se conformer au principe de l’égalité de traitement entre les usagers. On doit être vigilant à ne pas être victime de discrimination vis-à-vis d’autres associations requérantes. La différence de traitement peut en effet être considérée comme excès de pouvoir si le refus n’est dûment motivé par des raisons légales. Il doit y avoir égalité de traitement de situations semblables, mais il n’y a pas d’obstacle à ce que des situations différentes soient traitées de façon différentes. Il s’agit alors de voir dans quelle mesure il est porté atteinte au principe d’égalité devant les services publics.
Si vous estimez être victime d’une inégalité de traitement vous pouvez saisir le juge administratif.
Attention toutefois aux conséquences car il y a fort à parier que, même si vous gagnez, vous risquez d’avoir ensuite du mal à travailler avec la mairie et bonjour l'ambiance. Mieux vaut parfois une bonne et franche discussion qu’un mauvais contentieux.

 
Contester un refus de mise à disposition de salle

Pour contester un refus d’attribution de locaux, vous devez saisir le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir (REP) dans les 2 mois de la notification du refus. Il s’agit d’un recours en annulation d’un acte administratif unilatéral faisant grief.
Le recours ne pourra être présenté que si votre association est déclarée.
Celle-ci pourra invoquer à l’appui de son recours, des moyens tels que l’incompétence, le vice de forme ou de procédure (si la demande n’a pas été soumise au vote de l’assemblée délibérante par exemple) ainsi que le détournement de pouvoir, la violation de la règle de droit et des motifs relatifs à l’acte lui-même (erreur de droit ou erreur manifeste d’appréciation).



source : revue « Associations mode d’emploi » 

Moi c'est Gérard...

La prudence s'impose dans l'utilisation du terme "sensei".
Tout enseignant, y compris d'arts martiaux, peut être appelé sensei. Mais plusieurs sens et/ou interprétations peuvent lui être attribués selon le pays, le profil de la personne désignée ainsi que la  perception qu'en a l'utilisateur.
Je l'ai peu entendu prononcé en 32 ans de pratique de l'aïkido, du moins dans les milieux que j'ai régulièrement fréquentés.
Hormis par mon 1er professeur qui était imprégné d'une étiquette rigoureuse, l'utilisation de ce terme est devenu si peu courante, qu'elle peut être mal perçue par des pratiquants non avertis.
Sur ce sujet, j'ai reproduit un très bon article (après autorisation de M. Pérona son auteur) :
Certains professeurs jouant sur les multiples interprétations possible, se font exclusivement appeler "sensei". Sans doute que ça doit faire b....r ces mini-gourous ?
Pourtant on connaît tous des shihan qui acceptent modestement qu'on les appelle par leur prénom, ce qui ne nuit nullement à l'étiquette.
Cela devrait inciter encore plus à rester humble !
 
 
 

20.5.13

La folie des grandeurs...avec les sous des adhérents

L'observation montre que ceux qui sont amenés à gérer des budgets constitués de fonds ne leur appartenant pas, sont parfois portés à engager des dépenses outrancières. C'est le cas d'élus mais aussi celui de certains dirigeants d'associations qui, tout comme les politiques, abusent de leurs pouvoirs sous prétexte qu'il leur ont été attribués démocratiquement.
Elire ne signifie pourtant pas délivrer un blanc-seing.
Les raisons de ces envolées de dépenses non judicieuses peuvent être multiples et de différents niveaux mais elles prennent toutes racines dans les plaisirs du pouvoir : favoritisme, besoin de se mettre en valeur en se faisant attribuer des mérites, désir "de marquer l'histoire", etc.
Cela peut être dû aussi à de l'incompétence, surtout pour ceux qui sont peu habitués à manipuler des fonds importants ou de façon inhabituelle, les zéros n'ayant plus pour eux la même signification que pour leur budget personnel...
On a l'habitude de dire "un sou c'est un sou" mais dans leurs mains c'est totalement faux.
La vision change selon que c'est notre argent ou celui des autres ou d'une communauté ; les chiffres restent des chiffres mais peu en sont conscients.  
 
 
 

5.5.13

S'inscrire dans un dojo dès maintenant ou attendre ?

L'inscription à des cours d'aïkido traditionnel ne s'improvise pas. Avant tout il convient de bien choisir celui (ou celle) qui aura la compétence de vous guider correctement sur la voie (do) et cela déterminera le type de pratique pour les mois ou les années à venir, peut-être même pour la vie entière.
L'aïkido n'étant pas un sport, il ne s'agit pas d'aller dans le club du coin mais de trouver le dojo où enseigne le maître que vous aurez choisi ou bien un dojo où enseigne un élève de ce maître si celui-ci est trop éloigné.  
En France, les pratiquants sont formatés pour s'inscrire en septembre ou octobre car ils suivent bêtement les rythmes liés aux inscriptions scolaires, alors que rien n'interdit une inscription "en cours d'année" civile, d'autant que l'aïkido traditionnel n'est assujetti à aucun calendrier de compétitions ou de passage de grades.
Partant de ce constat et bien qu'il n'y ait aucun impératif de date, les pratiquants ou futurs pratiquants qui envisagent d'étudier sérieusement peuvent dès maintenant prévoir ce qu'ils feront dans quelques mois. Il est donc opportun de se renseigner sur les possibilités qu'offre votre région en matière d'aïkido traditionnel.
Pour la région Allier-Auvergne un dojo traditionnel s'est ouvert récemment à Montluçon et bientôt dans sa proche banlieue (à Prémilhat) à partir de septembre 2013.
Son professeur est élève de Alain Peyrache shihan et il pratique l'aïkido depuis plus de 30 ans (premières approches en 1967).
Ce dojo est membre de la structure européenne EPA, elle-même rattachée à ISTA International, et proposera 5h30 de cours par semaine.
Il est à souligner que l'enseignant est diplômé mais bénévole (association loi 1901), ce qui rend les cotisations très attractives.
"TAAMTAM Dojo Aïkido Traditionnel" sera donc hébergé à ces 2 adresses :
- gymnase Nerdre rue Ernest Montusés à Montluçon
- Salle de sports rue de l'Eglise à Prémilhat
Renseignements : zenitud@gmail.com - 06 21 20 38 25

    

19.4.13

Détournements de fonds, y a pas que certains politiques...

...ou l'art et la manière de collecter des fonds à son seul profit personnel, par le biais d'une association sportive.
C'est difficile à croire et pourtant de telles pratiques existent bel et bien. 
Les méthodes :
1 - les adhérents sont invités à régler leur cotisation en espèces ou bien à laisser en blanc le bénéficiaire de leur chèque. Le prof complète ensuite l'ordre (qui peut être un tiers complice) et le tour est joué si aucun contrôle n'est effectué par le fisc, les émetteurs des chèques ou les banquiers. 
2 - s'il s'agit de régler une participation à un stage, l'animateur se considère comme "un intervenant" et se désigne directement comme bénéficiaire dans les moyens de paiement.
Certains de ces "intervenants" assurent la promotion de leurs stages en mettant en avant des titres délivrés par leurs fédérations et en s'appuyant sur des circuits internes.
Néanmoins, ces stages restent du domaine "privé" puisque les fonds vont directement de la poche des participants à la poche de l'animateur sans jamais transiter par une comptabilité associative quelle qu'elle soit.
Et bien sûr, "le matériel utilisé" est aux frais des contribuables : tatamis, salle de sport, personnel communal, etc. 
Dans les 2 cas, les mouvements financiers échappent totalement à la comptabilité de l'association et les adhérents sont évidemment floués puisqu'ils n'exercent aucun contrôle sur la façon de gérer l'argent collecté. Dans de tels cas de figure, il est surprenant qu'aucun adhérent n'exige de pouvoir exercer le droit de regard prévu dans la loi 1901.

Cela ne peut se concevoir :
1 - que si le professeur instaure une autorité interdisant tout acte démocratique, ce comportement s'apparentant alors à celle d'un gourou à la tête d'une secte.
2 - que si le dirigeant (le professeur) a les membres du bureau dans sa poche (président, trésorier et secrétaire) qui sont alors complices de ces détournements de fonds. Vu les risques encourus, il est difficile d'imaginer qu'ils n'en tirent pas eux-mêmes un avantage quelconque.
3 - que si la structure (fédérale ou autre) hébergeant ces pratiquants indélicats "accepte un flou artistique comptable" et cela malgré que ces intervenants se présentent sous son étiquette (ça donne confiance mais trompe les stagiaires).
Le summum de la malhonnêteté est atteint si le professeur est également le président de l'association et qu'il la dirige à la manière d'une entreprise en vue d'en tirer un gain financier exclusivement personnel et non au profit de l'association. Etre salarié de l'association n'aurait pourtant rien d'illégal pourvu qu'il soit déclaré en tant que tel.
Quand cette "association" exerce son activité en étant hébergée gratuitement dans des locaux publiques (par exemple installations sportives appartenant à une commune) cela signifie exploiter un bien financé par les contribuables pour en tirer un profit personnel.
Il serait cocasse d'apprendre qu'une telle "association sportive" soit en plus bénéficiaire de subventions communales ou régionales ! 
Tous ces faits étant hautement répréhensibles, on peut se demander comment certains s'y prennent pour échapper à tout contrôle pouvant exposer à des poursuites, si ce n'est qu'ils jouissent de "protections" ?
Les malversations ne sont donc évidemment pas l'apanage de certains politiques.

Réflexions
 
Dans notre monde dominé par l'argent, tous les moyens sont bons pour utiliser les failles de systèmes à bout de souffle. Les nobles idéaux disparaissent au profit d'avantages personnels que certains oseront justifier par le fait que notre société est elle-même de plus en plus amorale.
C'est chacun pour soi dans le sauve qui peut qui se dessine.
Le pourcentage de gens honnêtes diminue de jour en jour et le phénomène est d'autant amplifié que la peur du gendarme est inversement proportionnelle au rang social.
Les inégalités devant la justice sont de plus en plus flagrantes (du reste le simple acte de porter plainte n'est plus gratuit).
Ce ne sont pourtant pas ceux qui sont les plus fragiles financièrement qui sont le plus portés sur les tricheries. Bien au contraire, le fric étant source de toujours plus d'avidité et l'imagination étant sans fin pour les truands et les exploiteurs, il y a pour eux des enrichissements exponentiels.
Et comme beaucoup passent à travers les mailles du filet volontairement prévues larges, ça finit par donner des idées à ceux restés en marge.
Pour schématiser, certains commentateurs raccourcissent leurs analyses en opposant les gens du nord à ceux du sud. Tout le monde aura compris : il y a les gentils en haut et les méchants en bas.
"Tout le monde il en veut du ça qu'est bon", le phénomène "fric" est planétaire et aucun pays n'y échappe, excepté peut-être le Bouthan qui a eu le génie d'instaurer "le bonheur national brut" !?
C'est bien connu, il est dit qu'il n'est pas interdit d'être hors la loi mais qu'il est interdit de se faire prendre. Cela en dit long sur la moralité de ceux qui se retranchent derrière ce mode d'emploi : les gens seraient donc tous honnêtes...jusqu'à preuve du contraire ? En fait il y aurait donc les couillons qui se font prendre et les autres (pas moins malhonnêtes) ? La moralité n'est-elle plus réduite qu'à cela dans notre société ? 

Pour en revenir au concret...

L'univers de l'aïkido bien que n'étant pas assimilable à celui du sport de compétition (faut quand même pas déconner), a lui aussi ses brebis galeuses qui font feu de tout bois pour se faire "menue monnaie".
Le cas qui m'a été rapporté, si j'ai bien compris, rapporterait au bas mot 10 000 € /an à son auteur. Ce pactole peut paraître peu élevé, mais il est énorme par rapport au budget d'un modeste club de quartier puisqu'il éponge la totalité "des cotisations".
Il est normal de pouvoir se faire rémunérer pour un travail ou une prestation. Il en va tout autrement quand c'est d'une façon illégale, au détriment de naïfs pratiquants ignorant tout de l'usage fait de leurs cotisations et en manœuvrant de façon à éliminer les concurrents honnêtes, avec la complicité de gens détenteurs de pouvoirs.
C'est d'autant plus dérangeant que c'est à l'opposé de l'image de l'aïkido qui est sensé défendre des valeurs nobles.
 
On avait déjà vu le cas de professeurs qui percevaient un salaire de la part de dojos où ils ne mettaient quasiment jamais les pieds. Comme ils étaient seuls dans leur région à être titulaires du papier appelé "diplôme d'état", ils passaient à la caisse de plusieurs clubs alors que les véritables animateurs (ceux qui enseignaient) étaient bénévoles. Le système franco-français encourage ce genre de comportement et les petits malins en exploitent les failles puisqu'il n'y a aucun contrôle. C'est aux adhérents des associations de ne pas accepter. Mais comme souvent la comptabilité est aux mains de pratiquants anciens ayant été "promus" par les bénéficiaires du système, les pratiquants lambda ne sont au courant de rien. De plus, qui pourrait s'imaginer que l'aïkido - art martial si noble - puisse héberger des magouilleurs, d'autant que ceux-ci jouissent souvent d'une réputation régionale (titres, grades, relations en sphères influentes, etc.).
 
 

24.3.13

Oser pratiquer dans un dojo traditionnel et non dans un club de fédération sportive

"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion".
(Paul Valéry)

"Presque tous reçoivent leurs idées toutes faites et suivent toute leur vie l’opinion.
Ils parlent dans le style du temps, ils s’habillent selon la mode, non par aucun principe, mais pour faire comme les autres.
Imitateurs serviles qui disent oui ou non selon qu’on les a suggestionnés et croient après cela s’être déterminés eux-mêmes.
N’est-ce pas là de la folie ?
Folie incurable car les hommes ne se doutent pas qu’ils sont atteints de cette manie de l’imitation".
(Sagesse orientale)
 
 
Deux paraboles illustrant l'engouement général pour les clubs dépendant de fédérations.
Heureusement, il y a ceux qui sont indifférents à "l'opinion" et qui se fient à leurs propres analyses.
Ce qui vaut pour les pratiquants d'aïkido vaut aussi pour l'ensemble des êtres humains.
Le mimétisme est rassurant mais c'est au détriment de nos libertés de pensée, de nos liberté d'agir. 
Il peut même se révéler dangereux s'il est manipulé.
 

Etre l'élève d'un maître

Même s'il est la seule source d'étude et de progression, peut-on se référer à l'enseignement d'un maître et revendiquer son approche si l'on ne participe pas fréquemment et régulièrement à ses cours pour des raisons d'éloignement géographique ?
Participer aux stages dispensés par un maître en de multiples régions est une chance qui n'est pas offerte à tous les aïkidokas et ça n'est pas qu'une question de volonté ou de choix.
Les participations financières sont souvent modiques mais l'essentiel des dépenses engendrées par ces stages est constitué par les frais de voyage, d'hébergement et de restauration.
Les dojos disposant d'un budget suffisant peuvent en faire bénéficier leurs pratiquants désirant s'investir au travers de stages. Mais ce n'est pas le cas pour les petits dojos, souvent exsangues financièrement.
Les pratiquants qui s'en trouvent privés sont doublement pénalisés puisque leur investissement ne peut être que difficilement indentifiable et leur progression difficilement quantifiable.
Ceux qui sont amenés à évaluer ne peuvent-ils donc que se borner aux statistiques des effectifs comptabilisés dans tel dojo, du nombre des apparitions dans les stages ainsi que des retombées verbales glanées ça et là.
Que ce soit au niveau individuel, des professeurs ou des dojos, on constate que le fric est là aussi le nerf de la guerre.
 
 
 

A propos des grades

Pour un professeur, afficher son grade peut avoir plusieurs significations. Souvent c'est pour donner un certain crédit à la qualité de son enseignement et justifier le niveau de sa rémunération.
Mais cela peut être aussi pour attirer la clientèle quand les pratiquants ont le choix entre plusieurs "clubs". Car c'est bien connu, le consommateur lambda se dirige aveuglément vers le plus cher ou le plus "titré" en pensant que c'est une marque de qualité. Ce comportement, connu aussi des dirigeants de clubs, constitue un piège pour le pratiquant soucieux de trouver le professeur qui le fera le mieux progresser, quand le prix n'est pas pour lui un obstacle.
Si la résultante de ces 2 critères - grade du prof + tarifs - peut conduire à obtenir bon nombre d'adhésions, on est loin de ce que devrait rechercher l'étudiant pour un art martial traditionnel.
 
1 - un professeur qui affiche pompeusement son grade doit apparaître d'emblée suspect. Un bon professeur ne justifie pas de ses qualités par un papier ou une carte de visite, il doit les démontrer.
2 - son parcours et les références au maître qui lui aura délivré un titre sont des indications qui doivent guider le futur élève dans son choix.
3 - le savoir se transmettant de maître à élève et non à une masse d'individus, plus le nombre d'élèves est important, plus il devra distiller son enseignement.
4 - même si un nombre important d'élèves favorise mécaniquement l'émergence de pratiquants s'investissant, ça ne garantit pas la qualité de l'auditoire et encore moins sa progression.
5 - les grades "dan" sont majoritairement délivrés en France par des fédérations sportives et de ce fait répondent à des critères qui sont en opposition totale avec l'essence même de l'aïkido tel que l'a conçu son fondateur.
6 - biensûr il existe aussi des professeurs labellisés "diplômés d'état" qui cherchent un retour vers une approche traditionnelle mais le formatage occidental par lequel ils sont passés est un handicap souvent difficile à effacer.
7 - le pratiquant d'aïkido doit choisir "un maître" qui transmet son savoir dans un  dojo, lieu où l'on étudie la voie (do) et non un professeur (soit-il "d'état") exerçant dans un club sportif destiné à des  consommateurs.
 
Comme on le voit, la terminologie a aussi son importance car elle est le reflet du type de pratique que l'on recherche.


 

19.3.13

Mensonges

Plus un mensonge est gros, mieux il passe. Tous les politiques savent cela et on en a vu récemment quelques exemples retentissants, en Allemagne et aux Etats-Unis.

Plus la position sociale du menteur est élevée (ou sa position hiérarchique au sein d'un groupe), plus l'auditoire est apte à gober. Quand à cela s'ajoute un phénomène de masse (je crois parce que je pense que les autres y croient aussi), le mensonge se transforme exponentiellement en vérité absolue. Heureusement, même si la société est faite de 80  % de moutons, il reste 20 % de gens aux pensées libres qui se détachent des gogos.
 
Dans l'univers de l'aïkido c'est pareil.
Il y a les honnêtes professeurs (une majorité) et ceux qui revendiquent titres et parcours afin d'embellir leur image, se vendre plus cher, s'attirer de la clientèle ou tout simplement grossir leur ego.
Certains n'hésitent pas à se décerner des diplômes imaginaires, à en inventer avec des labels hermétiques ou à s'attribuer des titres inconnus et invérifiables.  
 
Il arrive parfois que ces usurpateurs soient démasqués, mais des années après qu'ils aient joui d'une certaine notoriété, pourtant basée sur une usurpation. Les postes dont ils ont pu s'emparer leur ayant souvent fourni aussi des pouvoirs, il n'est pas toujours facile de les déboulonner.
 
Une partie de ces menteurs peut également jouir de protections : entre usurpateurs on s'épaule et il y a échange de bons procédés. Quand les protecteurs se constituent en organisation ou noyautent une organisation déjà existante, ça s'apparente à des comportements maffieux.


 

18.3.13

Aïkidoka, ego et usurpateurs

Tout aïkidoka est censé faire abstraction de son ego mais ce n'est pas toujours le cas.
En voici une illustration, qui nous a été rapportée.
C'est l'histoire d'un mec...récemment 1er dan (qu'on nommera X) qui appartenait à un dojo tenu par un 4e dan, au demeurant labellisé "diplômé d'état" (qu'on nommera Y).
Y étant opportuniste et avide de fric, il parachuta son élève X dans un club périphérique afin d'en récolter un revenu supplémentaire malgré ses apparitions quasi inexistantes.
L'activité aïkido dans ce club était due ni à l'un ni à l'autre, mais était née sous l'impulsion d'un pratiquant Z, qui devint de fait "l'élève de X", chaperonné par Y.
Au bout de quelques mois X laissa son poste vacant pour s'établir dans une autre région, et c'est Z qui reprit le dojo en étant obligé de continuer à rétribuer Y bien que cette rémunération fut difficilement justifiable.
Libéré de ce joug la saison suivante, Z anima seul le dojo pendant les 10 années qui suivirent.
Il le développa tant et si bien qu'il devint le 1er de sa région en termes d'effectifs et le 3e en France à l'intérieur de sa fédération (hors grandes villes).
Constatant que le dojo de Z jouissait d'une bonne réputation, X fit des pieds et des mains pour s'en attribuer le mérite, alors que le dojo n'avait nullement été marqué de son empreinte lors de sa furtive présence de quelques mois...10 ans auparavant.
Afin de bénéficier de son aura, X ne ratait jamais une occasion de rappeler son passage au dojo de Z, lors de stages et de rencontres et même sur son site internet.
Evidemment "il omettait de préciser" que ce dojo ne lui était redevable en rien et que sa courte présence n'avait laissé de lui aucun souvenir impérissable... 

Il n'avait pourtant nullement besoin de telles manœuvres, ayant semble t-il tracé sa route honorablement (?).
On ne sort jamais grandi à vouloir faire de l'ombre en se dressant sur la pointe des pieds ou en récupérant les lauriers d'autrui.

"Qui se dresse sur ses pieds ne peut se tenir droit longtemps (Lao-Tseu) 

Ce comportement n'est pas rare. Il illustre la rapacité de certains qui font feu de tout bois pour alimenter leur ego ou se faire valoir auprès de leurs paires, leurs supérieurs voir même de leurs subalternes.
On en rencontre partout : dans les milieux professionnels mais aussi dans toutes les micro sociétés.
L'univers de l'aïkido n'en est pas épargné et c'est regrettable.
Pour certains cela signe un besoin de reconnaissance ou le désir irrépressible de flatter leur ego, pour d'autres un besoin de mise en valeur de leur carte de visite afin d'en tirer un profit mercantile.  

Dans une société qui juge beaucoup sur les apparences, d'habiles usurpateurs peuvent ainsi tirer indûment titres et reconnaissance car il y a peu d'experts aptes à les identifier.
L'anecdote ci-dessus n'est que l'une parmi tant d'autres. On pourrait se montrer indifférent à cette attitude de chefaillon, sauf que les usurpateurs agissent toujours de façon sournoise et c'est toujours au détriment des véritables bâtisseurs qui souvent, restent volontairement dans l'ombre.
 
Cela me fait penser à cette soi-disant étudiante qui m'avait contacté en vu de préparer une thèse sur la maladie "orpheline" dont j'avais été victime. Plusieurs mois après, j'ai découvert qu'elle avait publié un ouvrage sur le sujet, qui reprenait nombre des informations que je lui avais fournies gratuitement.

"Qui s’exhibe ne rayonnera pas.
Qui s’affirme ne s’imposera pas.
Qui se glorifie ne verra pas son mérite reconnu.
Qui s’exalte ne deviendra pas un chef" (Lao Tseu)

Ces paroles sont très belles, mais est-ce que ça se passe réllement ainsi ?
Et à force d'être entouré de telles laideurs, ne risque t-on pas d'en être contaminé ?
"Qui contemple l'eau trouble, perd de vue l'eau limpide"  (Thouang Tseu)



7.3.13

Des armes de qualité

Une bonne adresse pour les pratiquants exigeants :
 
 
Armes fabriquées en France par un artisan aïkidoka et à prix abordables !

Et bien plus encore....




 

5.3.13

Conflits entre fédérations et au sein de leurs troupes

De plus en plus de pratiquants sont las de constater les incohérences d'une approche franco française de l'aïkido. Ces incohérences sont liées à leur appartenance au système sportif, mais aussi aux mammouths qui s'accrochent à leurs pouvoirs depuis des décennies. Pourtant il existe bien des alternatives, que de nombreux professeurs lucides ont adoptées depuis longtemps.
Parmi les structures authentiquement traditionnelles figurent l'EPA et ISTA proposés par Alain Peyrache.
Cette approche traditionnelle diffère en tous points de ce qui est généralement enseigné dans les clubs reliés à une fédération.
L'un des dojos (situé à Montluçon) appliquant les concepts originels orientaux, a mis en ligne un résumé de ses particularités :  http://aikido.k.free.fr/particularites.html
Le précédent dojo de son professeur (Gérard Duquesne) se situait à Bezons (95) où perdure toujours l'aïkido traditionnel.




27.2.13

Etiquette, convivialité, familiarités

Un professeur d'aïkido peut-il familiariser avec ses élèves ?
Tout dépend de leur faculté à s'adapter hiérarchiquement aux circonstances ; mais disons tout de suite que ce n'est pas dans la culture occidentale.
Au Japon, on connait sa place et celle-ci peut varier selon le milieu et les circonstances.
A moins d'avoir à faire à un pratiquant qui a capté ces notions, il faut proscrire toute familiarité qui ne pourra engendrer que de la confusion et donc des disharmonies relationnelles.
Tout le monde n'a pas la faculté de distinguer la relation amicale de celle qui régit les rapports dans un dojo, lieu où il est primordial que chacun connaisse sa place exacte.
Convivialité n'impliquant pas familiarités, le professeur doit rester à sa place et les élèves à la leur.
C'est ce que l'on peut aussi définir plus largement par la notion de sampaï-kohaï, propre aux orientaux.
Avoir des relations amicales en dehors du dojo ne doit en rien modifier les rapports hiérarchiques liés à l'étiquette de l'aïkido.
Cela doit être bien compris.

Stages spécifiques

On a vu se développer ces dernières années des stages organisés à l'attention des femmes, d'autres à l'attention des séniors. Est-ce judicieux ?
Chacun doit pratiquer en respectant ses propres limites physiques et il n'y a pas d'aïkido spécifiquement féminin ou spécifiquement sénior. En outre en aïkido traditionnel, notre méthode pédagogique inclut le mélange des différents niveaux d'apprentissage. Partant de là, préconiser un aïkido s'adressant seulement à certaines catégories d'âge ou de sexe ne peut être que réducteur et ça ne présente aucun intérêt, surtout présenté sous forme de stage.

20.1.13

Vous avez dit harmonie ?

Conscients des nombreuses dérives générées par le système fédéral spécifiquement français, de plus en plus de pratiquants sincères aspirent à un retour aux sources et se dirigent vers une pratique traditionnelle.
Les mammouths en place dans les fédérations étatiques constatent que leurs prérogatives s'étiolent au fil du temps et ils font feu de tout bois pour tenter de prolonger leurs systèmes moribonds. A la lecture des nombreuses lettres ouvertes et documents qui fleurissent sur le net il est difficile de penser que l'aïkido est bien la voie de l'harmonie.
Cette belle image est forcément ternie quand on constate les tirs croisés auxquels se livrent de prétendus "aïkidokas hauts gradés" formatés à l'occidental.

Il est bien vrai que l'aïkido ne change pas la vraie nature des individus et qu'au contraire il la renforce, les qualités comme les défauts. C'est aussi vrai pour l'ego qui devrait être mis de côté, mais que la soif de pouvoirs souvent liée au profil de dirigeant, exacerbe.
Et ce phénomène est renforcé quand en plus, des intérêts financiers sont en jeu.
On ne peut prôner les valeurs de l'aïkido et se comporter à l'opposé dès qu'on est hors dojo. Il n'est pourtant pas rare de le constater.
Ces attitudes néfastes à notre discipline ont pu s'exprimer d'autant plus facilement que le système opté en France il y a 60 ans (!) est inadapté et à l'opposé de l'essence même de l'aïkido.
Une très bonne analyse a été faite par Alain Peyrache il y a maintenant plus de 20 ans.
(lire notamment son ouvrage : "Fédérations et Tradition" Le Guide du Pratiquant)

Aujourd'hui, beaucoup parviennent à des constatations partiellement similaires, dont voici une exemple parmi d'autres :


Il y en a eu d'autres avant lui, qui ont eux aussi tracé leur propre route.
Mais il faut bien se dire qu'on ne peut vouloir une pratique traditionnelle et conserver peu ou prou un fonctionnement assujetti aux règles du sport au travers des fédérations.   
On ne peut pas non plus mélanger une approche orientale avec des critères occidentaux pour en faire quelque chose de forcément dénaturé.
En clair certains voudraient toujours bénéficier des prétendus avantages d'une fédération tout en s'en détachant parce que génératrice de nombreuses déviances.
Le beurre, l'argent du beurre, la crémière, etc...
Cela ne peut fonctionner ainsi et il faut faire des choix.





14.1.13

Suivre l'enseignement d'un maître, les aléas...

Quand on s'est choisi un maître on ne va pas voir ailleurs, c'est devenu pour moi une évidence.
Sauf qu'on ne vit plus comme il y un siècle ni même il y a 50 ans.
Son dojo peut se trouver éloigné et peu de pratiquants sont en mesure de suivre un maître dans ses itinérances.

Ceux qui ont fait de l'aïkido leur source de revenus ont davantage de liberté car ils peuvent confier ponctuellement leurs dojos à leurs deshi. Ils sont en conséquence davantage libres de leur plannings et emplois du temps.
En France cette possibilité concerne finalement très peu de gens puisque notre législation stupide et inadaptée à notre discipline, implique pour cela une soumission fédérale.
Et à moins d'exercer une profession libérale ou d'avoir la possibilité de se dégager de toute contrainte quotidienne (professionnelle et autres) la plupart des élèves ne pourront au mieux, que recevoir de leur maître des cours espacés dans le temps.
Bien qu'elle dépende aussi de chaque individu, leur progression en sera donc forcément plus lente.
Cette situation est très frustrante.
Elle est renforcée lorsque le pratiquant n'a aucune autre alternative pour faire évoluer ses recherches et sa pratique, que de lorgner vers "d'autres artistes" pour lui plus accessibles mais ne représentant pas son idéal.
Comme cela n'est pas acceptable vu sous l'angle traditionnel beaucoup de pratiquants, las d'avoir la sensation de faire du sur place, sont contraints de s'orienter vers d'autres disciplines afin d'évoluer, même si c'est sur un chemin différent.
On a tous des exemples de ce type autour de soi et ça déchire quand on est un passionné d'aïkido.
Faut-il pour autant être taxé de félon, de traître à la discipline, d'infidèle au maître !?
Sans doute pas car chaque individu, chaque pratiquant, possède un parcours qui le construit et c'est ce qui en fait un être unique.
Le pratiquant sincère peut se voir détruit par de tels qualificatifs, surtout s'ils sont proférés par quelqu'un qu'il estimait auparavant, notamment pour ses qualités d'analyse.
Biensur en théorie on peut créer son propre dojo, sa propre école, son propre courant et devenir ainsi totalement indépendant.
Cette possibilité suppose avoir atteint un niveau qui le permette et des moyens qu'un pratiquant lambda est à 1000 lieues de détenir.
C'est également suicidaire au niveau de son évolution puisque ça mettra fin à sa position d'élève.

Je tiens à préciser que cette réflexion émane de nombreuses situations qui m'ont été rapportées ou dont j'ai eu connaissance directe. Je n'en porte pas ici de jugement.
 
 
 
 
 
 
 
 

13.1.13

Le dojo traditionnel d'aïkido de Montluçon





Réflexions pêle-mêle

Certaines attitudes m'ont toujours surpris voir indigné.
Le parcours d'un aïkidoka est fait d'essais et de hasards.
Quand on débute l'aïkido, on a souvent des motivations éloignées de ce que l'on découvre au fil du temps.
Si l'on a la chance de s'apercevoir que seul un maître peut vous conduire sur la voie recherchée, est-il nécessaire pour autant de renier les professeurs qui l'ont précédé ?
Ces professeurs ont sans doute fait du mieux qu'ils pouvaient pour vous transmettre la parcelle de savoir qu'ils détenaient, même si pour certains c'était limité.
Beaucoup de pratiquants que je connais ont tiré un trait sur leurs anciens professeurs en même temps qu'ils prenaient racine dans un nouveau dojo.
C'est pour moi une marque d'irrespect envers l'ensemble des professeurs, y compris sans doute du dernier dont le tour viendra de disparaître de leurs mémoires.
N'est-ce pas se vendre au plus offrant (même s'il ne s'agit que de savoir), comme on le ferait avec un patron.

A entendre certains professeurs, qui ne serait pas avec eux serait forcément contre eux.
Aussi peu de tolérance n'est-il pas détestable ?
Qui peut prétendre détenir LA vérité en matière d'aïkido !?
Avoir la capacité de se remettre en cause en permanence n'est-il pas l'une des qualités requises pour progresser ?
Avant de se jeter corps et âme dans les pas d'un maître, n'est-on pas contraint de multiplier les expériences ?
L'une des qualités d'un bon budoka est d'avoir un bon jugement mais à partir de quel niveau d'expérience cette faculté émerge t-elle ? A moins de prétendre qu'elle doive être innée, chacun étant différent la perception sera plus ou moins rapide voir n'arrivera jamais.

C'est la diversité des êtres humains qui en fait ses richesses.
Ne pas admettre cela c'est se montrer sectaire, être imbu de sa personne et se rapprocher d'une attitude de gourou.

Le pratiquant débutant (et comment définir ce terme) doit-il être banni d'un dojo s'il a osé aller découvrir ailleurs une approche différente ?
Cela n'implique d'ailleurs pas nécessairement qu'il projette de quitter son professeur ni qu'il n'ait pas  confiance en son enseignement.
Personne ne peut prétendre détenir l'ensemble des connaissances, d'autant plus que l'aïkido est un art ! C'est comme l'informatique, "tout le monde" en connaît une parcelle plus ou moins importante mais qui pourrait penser tout maîtriser ?

En étant élève on n'a pas que des droits, on a aussi et surtout des devoirs.
Parmi ces derniers figurent la fidélité à son professeur, à son enseignement, à son dojo.
Cette règle est forcément perverse puisqu'elle prive de toute recherche en dehors du cadre du dojo.
Même si c'est respecter "la tradition", elle est en opposition avec les notions de liberté.
Accepter librement de se priver de liberté pourrait être aussi une liberté, sauf qu'il n'y a pas vraiment d'alternative à cette règle.

9.1.13

Une attitude courageuse

Depuis la disparition de Me Tamura, des pratiquants de la fédération FFAB prennent conscience des incompatibiltés du système fédératif franco français et l'aïkido.
En voici un exemple de plus :
 
http://www.leotamaki.com/article-pourquoi-je-quitte-la-ffab-federation-fran-aise-d-aikido-et-de-budo-113926250.html

Ce système, spécifique à la France, n'a jamais favorisé l'émergence d'un style quelconque, contrairement aux autres pays.
Seuls les pratiquants qui se sont libérés du joug fédératif ont pu développer leur propre aïkido en suivant le concept traditionnel "un maître un dojo", comme dans la structure proposée par l'EPA ISTA de Alain Peyrache.


Quant au système des grades des fédérations, il va totalement à l'encontre du bon sens, même si d'autres systèmes prétendument traditionnels ne sont pas toujours parfaits.
Les fédérations génèrent des clones, rarement des maîtres dont l'enseignement est recherché par les pratiquants.



 

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5.1.13

Comment donner un sens martial à notre pratique

Notre travail de base est l'étude d'un art martial traditionnel.
Notre discipline est issue d'un budo c'est à dire d'un art de guerre.
Même si le fondateur de l'aïkido a voulu faire évoluer son art vers un message humaniste, nous ne devons jamais l'oublier.
Dans nombre de dojos français la pratique est devenue complaisante, chorégraphique et insipide, au point de s'éloigner totalement de toute authenticité martiale.
Les attaques sont dénuées de toute sincérité et les réponses techniques sont à leurs hauteurs, discréditant l'aïkido aux yeux mêmes des pratiquants.
Dans ces dojos, malheureusement nombreux, on est bien loin de l'aïkido originel.
Dans notre dojo traditionnel on s'efforce de maîtriser la technique correctement en prenant soin de la rendre potentiellement efficace à tout moment, c'est-à-dire que notre partenaire soit pratiquant d'aïkido ou pas.


Une approche pédagogique réaliste liée à nos références "orientales" :
- l'utilisation de l'énergie du partenaire-adversaire (base de la discipline) doit génèrer d'emblée une pratique en dynamique (kinonagare).
- elle confère une certaine authenticité martiale aux situations, rend la pratique plus attrayante et cela dès le début de l'apprentissage.
- l'accent est mis sur la gestion des situations (distance, vitesse d'exécution, positions relatives...) car ce sont elles qui imposeront la technique adéquate. Apprendre une technique est à la portée de tout le monde, savoir l'utiliser dans des circonstances opportunes est une autre histoire. Le fondateur de la discipline disait qu'on peut apprendre l'aïkido en un jour...ou toute une vie.
- Chaque cours est axé sur l'un des principes de base constituant les fondements de l'aïkido. Ces principes sont démontrés en exécutant les techniques les plus appropriées au thème choisi. Elles sont donc adaptées au contexte, à l'inverse de ce que l'on peut constater dans la plupart des clubs.

3.1.13

Tout fout le camp...

Traditions, bienséance et savoir-vivre tendent à disparaître partout dans le monde.
Ce sont pourtant des éléments importants pour bien vivre en société et relier les hommes par des usages communs lègués par les générations qui nous ont précédés.
Les aïkidokas n'échappent pas à l'évolution des moeurs, même si celles-ci ne vont pas dans un sens susceptible d'élever l'homme.
C'est une raison supplémentaire de veiller au respect de l'étiquette attachée à notre pratique.
Cette étiquette représente les règles à l'intérieur d'un dojo mais elle implique aussi des prolongements sur le comportement à l'extérieur (rei gi saho et jo no taïdo).
_______

Le responsable d'un groupe, s'adressant à celui-ci, peut adresser ses vœux de nouvel an d'une façon groupée en utilisant un mailing ou un carnet d'adresses (on peut aussi qualifier cela "d'envoi en nombre").
De même, le membre d'un groupe peut également utiliser ce moyen pratique pour s'adresser à ses coreligionnaires, en rédigeant un message "standard", généraliste et passe-partout. Dans ce cas on remarquera que le "vous" est privilégié plutôt que le "tu".

Par contre il est particulièrement impoli et totalement déplacé de procéder de la sorte en voulant faire croire qu'il existe une motivation amicale voir affective, envers chacun des destinataires.
La maladresse et surtout le manque de savoir vivre n'ayant pas de limites, il est fréquent que le "tu" soit utilisé malgré que vous ayez sous le nez la liste de l'ensemble des destinataires, l'expéditeur n'ayant même pas pris soin de les masquer...
 
Cette façon de faire prouve plusieurs choses :
- que la personne qui utilise un tel procédé est hypocrite,
- qu'elle juge ne pas devoir passer du temps pour rédiger un message personnalisé,
- que seuls en réalité quelques élus (dont les vrais amis) méritent un message qui aura été rédigé à leur seule intention,
- qu'il vaut mieux s'abstenir de tels pseudo voeux qui tiennent plus du rituel forcé que de la sincérité.

Ce type de comportement (qui tend à se généraliser) aura au moins le mérite de pouvoir cataloguer l'expéditeur parmi ceux pour lesquels vous comptez le moins.
A vous d'adapter votre attitude en conséquence...
Car l'amitié c'est pas comme l'amour, elle ne peut exister que si elle est partagée.

Le summum du mauvais goût : c'est celui qui vous présente ses voeux en les larguant sur votre boite vocale. Et que penser lorsqu'en fait ce message ne vous était pas destiné ou que l'indélicat vous salue sous un prénom qui n'est pas le votre !

Biensur, ceux qui utilisent un réseau social ne sont pas concernés par cette réflexion puisque ça n'a pas vocation de respecter la confidentialité d'un message personnalisé.

NB. Le présent site est évidemment totalement apolitique. Mais le hasard a fait que nous tombions sur cette page dont le 1er article intitulé "Mes anti-voeux", recoupe quelque peu notre réflexion.  
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/12/31/mes-anti-voeux/#article1

 

20.12.12

On ne peut redresser un arbre tordu...

Pour  décevant que cela soit, on est bien obligé de constater que l'aïkido ne transforme pas les gens ; il amplifie les qualités...comme les défauts. C'est ce qui fait qu'un con restera pour toujours un con, même après 30 ou 40 ans de pratique ! Car pour s'améliorer, encore faut-il qu'il existe un socle, si ténu soit-il. Hors un pourri, par nature, gangrène même ses propres qualités.
Les tatamis ne sont pas un lieu d'échange amical.
Néanmoins l'étiquette impose une attitude qui ne soit pas non plus ostentatoirement inamicale.
Conclusions :
"N'attends que ruades de l'amitié d'un âne."
(Proverbe indien)
"Ne te fie pas à l'amitié d'un bouffon."
(Proverbe russe)

2.12.12

D'une approche de l'aïkido à l'autre...

Plus les grands de l'aïkido prennent de la bouteille, plus leurs propos se rejoignent. C'est avec un certain étonnement qu'on peut écouter ici ceux de Christian Tissier qui pour partie, exprime les mêmes concepts que ceux avancés depuis longtemps par des pratiquants revendiquant une approche traditionnelle. Il est plutôt réconfortant de constater qu'au fil du temps, le discours a progressé vers les racines de l'aïkido, c'est à dire celui de UESHIBA Morihei, plusieurs passages de cette vidéo en témoignant.

Yamaguchi a été et reste sans doute le maître "référent" de M. Tissier, ce qui est compréhensible. Cela a peut-être eu pour "conséquence" de ne pas tenir compte suffisamment des concepts d'origine. Cette influence ajoutée à un contexte pour lequel il a opté, a conduit à ce qu'est aujourd'hui 2f3a. Rien n'est fait de noir ou de blanc mais bien, c'est sur, de yin et de yang...