Mais aujourd'hui l'important est de plaire, de séduire, ou d'offrir une image qui est dans l'air du temps.
Peu importe si vous
perdez votre âme ou si vous vous montrez sous un angle qui ne vous représente
pas, l'essentiel est d'être accepté par le troupeau.
Malheureusement cette analyse s'applique aussi à bon nombre d'aïkidokas.
A vouloir à tout prix développer le nombre de pratiquants, leurs niveaux se sont considérablement affaiblis au fil des années.
Ce point de vue vaut aussi pour les professeurs dont la capacité d'enseigner est accordée majoritairement sur des critères qui n'ont rien à voir avec l'aïkido tel qu'il a été conçu.
Malheureusement cette analyse s'applique aussi à bon nombre d'aïkidokas.
Il y a quelques années
encore l'une des originalités de la discipline était justement la volonté
d'être authentique, quitte à utiliser des concepts considérés "en
décalage" par rapport aux sociétés.
Quand on déplore cette
vilaine évolution au sein même de notre école et qu'on nous balance qu'il faut
évoluer avec son temps et "savoir s'adapter au monde moderne", à quoi
sert de pratiquer un art martial traditionnel si l'on y incorpore des attitudes
que notre conscience dénonce ?
L'aïkido n'est pas qu'un
ensemble de techniques, il est aussi et surtout une manière de penser et
d'appréhender les relations. Cet aspect philosophique est de moins en moins développé
dans l'étude et cela appauvrit considérablement son intérêt.
La majorité des
professeurs ne transmet plus cet aspect fondamental de la discipline parce
qu'ils en sont totalement incapables. Il suffit de relire les paroles de Ueshiba Morihei pour se rendre compte à quel point les pratiquants d'aujourd'hui
trahissent l'esprit de notre art martial par leurs comportements ou par l'absence
de culture.
Les pseudo maîtres
d'aïkido qui orientent l'étude sur le seul aspect "techniques de combat"
contribuent largement à cet appauvrissement.
Si l'on veut faire de
l'aïkido une méthode efficace et non violente de gestion des conflits
(physiques ou mentaux) ainsi qu'un mode de vie, on ne peut faire abstraction de
l'approche philosophique.
Prétendre le contraire
réduit la discipline à un sport de combat et autant opter dès lors pour
d'autres disciplines moins "intellectuelles".
En analysant de la sorte
on s'aperçoit que l'aïkido n'est pas fait pour tout le monde.
Comme pour tout art,
certains seront doués pour son étude et d'autres pas. A vouloir à tout prix développer le nombre de pratiquants, leurs niveaux se sont considérablement affaiblis au fil des années.
Ce point de vue vaut aussi pour les professeurs dont la capacité d'enseigner est accordée majoritairement sur des critères qui n'ont rien à voir avec l'aïkido tel qu'il a été conçu.
Selon l'école ou la
fédération, les critères sont souvent fallacieux et tous visent en arrière plan
à la multiplication des dojos, au nombre de pratiquants et rarement à la
qualité et l'authenticité.