19.1.17

Interdits et privilèges

Beaucoup de gens ont la vocation de l'encadrement et de la transmission de leur savoir.
Ils en font pour certains leur métier et cela constitue leur gagne pain, d'autres le font par plaisir et gratuitement, notamment au travers d'associations.
Je fais partie de cette dernière catégorie, n'ayant jamais cherché à monnayer mon goût pour la transmission, y compris dans le cadre professionnel où nombres d'employés que je ne connaissais même pas postulaient pour une formation par mes soins du fait de ma seule réputation par bouche à oreilles.
Il existe une 3e catégorie, ceux qui enseignent et transmettent dans des entités associatives tout en se faisant rémunérer leurs prestations, ce qui n'est pas interdit non plus.
Bien que n'étant pas considéré comme un sport (pas de compétition) l'état impose à l'aïkido les mêmes règles en ce qui concerne les diplômes autorisant la rémunération, à savoir l'obligation de détenir un diplôme dit "d'état".
Cette ineptie spécifique à la France donne aux détenteurs de ce papier délivré exclusivement au travers les fédérations, le privilège de pouvoir se faire rémunérer alors que tout autre pratiquant quelque soit son niveau de maîtrise, en a l'interdiction légale.
Cette situation ne profite pas seulement aux membres des fédérations.
Nombre d'enseignants ayant abandonné leur fédération pour rejoindre toute autre structure non fédérée, jouit du même privilège ad vitam aeternam.
Cette autre "anomalie" fait apparaître des situations très cocasses dans les structures qui ne sont pas reliées d'une manière ou d'une autre à une fédération.
Il est souvent mis en avant qu'une organisation d'aïkido n'a nul intérêt à se voir chapeauter par une fédération et qu'au contraire cela notamment lui confère toute liberté de mouvement et de distribution des grades, et que son fonctionnement n'a dès lors de comptes à rendre à personne, excepté à celui qui est présenté comme "le maître", celui qui se trouve en haut de la pyramide.
Il se trouve que ces maître des maîtres (les prof) peuvent être, en sus de leurs prérogatives liées à leur titre, détenteurs du fameux sésame autorisant la rétribution, ce qui est le cas dans 95 % des cas.
Or c'est bien connu moins il y a de convives, plus les parts d'un gâteau sont généreuses.
Comme il y a peu ou quasiment pas de pratiquants (et prof) ayant transité par une fédération avant d'atterrir dans une organisation non fédérée, il est facile de comprendre pourquoi certains tiennent absolument à ce que leur "école" ne soit jamais rattachée à une fédération reconnue par L’État.
Cette situation confère à quelques petits malins évoluant dans ces organisations le privilège de pouvoir être rémunérés alors que tous les autres ne pourront que se borner à faire "leur boulot d'enseignant" gratuitement (tout en œuvrant aussi pour "le patron" qui lui, est rémunéré).
Pire, étant donné qu'on martèle sans cesse à ces derniers qu'il leur est interdit de lorgner vers les fédérations sous peine de bannissement, ils ne pourront jamais faire reconnaître leur compétence de professeur malgré que la loi le leur permette aujourd'hui par équivalence de temps (les fédés sont seules habilitées à valider les diplômes d'état).
En instaurant des règles prétendument liées à une tradition (qui en réalité n'existent pas en ce domaine), les dirigeants d'organisations hors fédérations ne visent qu'à masquer un fonctionnement anti démocratique à la limite de la légalité et ne profitant financièrement qu'à quelques discrets privilégiés.
On observe ainsi que de nombreux enseignants exerçant depuis de nombreuses années et ayant pour certains (es) formé des centaines de pratiquants n'ont jamais perçu le moindre centime au titre de leurs compétences. Par contre ils ont participé à entretenir et développer le système qui profite essentiellement à celui (ou celle) qui se trouve en haut de la pyramide, ainsi qu'à quelques uns faisant partie du sérail si tant est qu'ils soient détenteurs d'un diplôme officiel.
 
 
 

17.12.16

A qui profitent réellement les diplômes d'état et pourquoi le système est également entretenu hors fédérations

Même si l'on sait les dirigeants des fédérations très puissants, pourquoi pour autant n'avoir pas œuvré pour faire évoluer la législation ?
Pourquoi s'entêter à fuir tout lien avec elles ?
Il est aisé de tenir le sujet loin de soi quand on profite soi-même de ce système discriminatoire.
Explications...
Que ce soit dans des clubs affiliés à une fédération ou dans certaines écoles non affiliées à une fédération, de rares professeurs possédant un diplôme d'état (obtenu antérieurement par le truchement d'une fédé) perçoivent des rémunérations du dojo où ils enseignent, ce qui est normal.
Par contre on a vu aussi des salaires versés par des dojos "rattachés" aux mêmes professeurs alors qu'ils n'y mettaient quasiment jamais les pieds, pompant ainsi la trésorerie alimentée "par les naïfs pratiquants" auxquels on faisait croire en tous les bienfaits d'une structure "pyramidale".
Pour qui ce système est-il avantageux ?
Du vivant de Ô Sensei puis de ses élèves, cela pouvait se concevoir sur le plan de la transmission (et uniquement pour ce motif).
Mais il n'y en a quasiment plus de vivants aujourd'hui et le système est toujours tenu à bout de bras par une minorité, alors que les contenus des cours sont de plus en plus éloignés de l'aïkido d'origine (y compris de ses valeurs philosophiques) au fur et à mesure que les petits gourous locaux se multiplient, diluant ainsi le message initial de façon homéopathique...quand ils en sont encore capables !
Acculés devant ces faits indéniables on tente pitoyablement de nous argumenter "qu'il convient d'adapter l'aïkido traditionnel au monde moderne".
C'est absurde, c'est dire tout et son contraire dans la même phrase mais ça traduit bien ce qui se passe sur le terrain : "je vous ordonne de faire blanc mais moi je me réserve le droit de faire noir".
On veut vraiment nous prendre pour des burnes et pourquoi pas puisque la plupart des pratiquants-adhérents ne veulent rien savoir de coulisses susceptibles de ternir leur pratique.

Le fait de posséder un diplôme d'état autorisant une rémunération n'a aucune importance...aux dires de ceux qui le possèdent ! 
Pour les autres, on leur martèle qu'être professeur (même bénévole) est extraordinairement enrichissant, que cela fait progresser (ce qui est la seule chose de vraie), qu'il sera autonome et autres sornettes.
Il convient aussi de souligner cette subtilité : moins il y a de professeurs diplômés d'état (même au sein d'une structure non fédérée) et plus grosses seront les parts du gâteau des possibles rémunérations.


     


Des pseudo maîtres qui se font tout seul

Certains renient les grands maîtres (d'aïkido) qui leur ont tout appris en faisant croire à qui veulent les entendre qu'ils tiennent leur savoir de personne, comme s'ils avaient reçu de miraculeuses révélations.
En France c'est pourtant essentiellement Me Tamura qui a transmis (au travers la FFLAB puis la FFAB) l'aïkido tel qu'il a été conçu par Me Ueshiba Morihei (et non son fils).
En observant bien les films réalisés sur plus de 40 ans (et pour ceux qui l'auront si peu soit-il "côtoyé"), il est aisé de s'en rendre compte.
L'aïkido transmis par Me Tamura aux futurs professeurs qu'il a formés, a par la suite été plus ou moins bien interprété (voir déformé) tous n'ayant pas des capacités égales.
Bien que certains pratiquants choisissent leur professeur avec soin, l'apprentissage est souvent affaire de hasards et de rencontres plus que de choix.
Et parfois...



Dojo "autonome", un terme dissimulant en fait une Autorité insidieuse

Définition du terme "autonome" selon le Larousse :
"- se dit d'un territoire qui s'administre librement, se gouverne par ses propres lois.
- se dit d'un organisme qui gère lui-même les affaires qui lui sont propres.
- se dit de quelqu'un qui a une certaine indépendance, qui est capable d'agir sans avoir recours à autrui : individu autonome.
- dont l'évolution est réglée par des facteurs qui lui sont propres".
Même s'il est prétendu que c'est parce qu'il est "traditionnel" qu'il peut être autonome, il s'avère à l'expérience que le terme "autonome" est inapproprié et ne peut s'appliquer à un dojo d'aïkido appartenant à une structure et encore moins à celui qui en est le professeur.
Il est parfois avancé qu'être "autonome" n'autorise pas à faire n'importe quoi.
Cette expression floue permet en fait d'exercer des contrôles sous diverses formes et annihile la notion même de l'autonomie.
Le terme "autonomie" n'est pas seulement un séduisant argument de marketing s'adressant aux pratiquants soucieux de mise en valeur de l'individu, il permet aussi de mieux dissimuler l'Autorité ("le maître" et ses lieutenants, les sous-lieutenants, etc.) présente en permanence dans un système pyramidal





5.12.16

Aïkido traditionnel et sectarisme

Le parcours d'un pratiquant ne se limite pas au visible. Les rencontres, les recherches personnelles hors dojo, les échanges fortuits, les stages qui font se côtoyer des aïkidokas de tous horizons et d'expériences diverses, sont sources d'enrichissements parce que nous sommes tous différents et que c'est justement ce qui nous différencie les uns les autres qui nous apporte un plus. Les écoles qui fabriquent des clones en interdisant tout ce qui précède appauvrissent leurs élèves en les privant de liberté.
C'est ainsi que procèdent aussi les sectes en prétendant que leurs adeptes sont libres de leurs choix, argument éculé bien connu des psychologues.
Accueillir les bras ouverts des pratiquants d'autres approches ou fédérations (lors de stages) tout en s'opposant à l'inverse est d'une totale incohérence et révélateur d'un autoritarisme qui n'est pas acceptable.


Aïkido et réussite

Il est fréquent de constater que la vie sociale et professionnelle suivent la même courbe ascendante de progression que l'aïkidoka dans son étude.
Partant de là il est raisonnable d'attribuer à l'aïkido un effet moteur et un outil aidant à se réaliser.
Ou bien n'est-ce pas l'inverse : vouloir avancer dans la vie (suivre son chemin) et être séduit par la voie de l'aïkido ?
N'est-ce pas aussi pour cela que l'aïkido, art martial ouvert à tous, ne peut finalement convenir à to
ut le monde ?
Tout le monde n'est pas en capacité de choisir son destin, certains attendent qu'on choisisse pour eux et s'en contentent très bien.
C'est quasiment impossible en aïkido : on progresse obligatoirement ou on le quitte.
Chacun possède son propre rythme de progression, mais je n'ai jamais vu un pratiquant de longue date stagner dans sa maîtrise, même s'il est peu assidu ou peu investi.
C'est aussi cela qui fait de l'aïkido une discipline à part.


Course aux médailes et aux titres

Se fixer un objectif de grade ou de titre est le plus sur moyen de ne pas progresser en aïkido.
Pourtant certaines écoles ou fédérations (ou clubs) distribuent ce genre de satisfécits à tour de bras afin de conserver des effectifs, se vautrer dans les chiffres ou se vanter du nombre de gradés dans leurs rangs. Tous ces motifs n'ont évidemment rien à voir avec des niveaux réels.
La seule méthode pour évoluer et d'aller toujours vers une meilleure maîtrise
est tout simplement de faire de son mieux à tout instant, comme on doit le faire en toute chose hors dojo.
La recette est simple et c'est la seule que personne ne pourra jamais critiquer.
Parce qu'on n'est pas des clones, tout le monde n'a pas les mêmes capacités.
Mais nous sommes tous égaux devant l'effort de bien faire.
Le summum de la bêtise se dévoile parfois quand on ne revoit plus un pratiquant alors qu'il vient d'être autorisé à porter le hakama ou après l'obtention d'un grade dan. Le véritable profil apparaît alors et les raisons mises en avant sont des plus diverses, sauf la vraie : l'ego et la recherche "des distinctions" auxquels notre société l'a habitué depuis son plus jeune âge.





Ouvrir un dojo sans en avoir l'étoffe, y a pas qu'en politique qu'on se la pète...

Quelque soit l'organisation, un N° 2 ou un N° 3 peuvent être excellents à leur poste sans pour autant avoir jamais un profile de N° 1.
C'est pourtant ce que l'on voit fréquemment.
Soit parce qu'ils sont poussés par leur groupe, soit qu'ils sont nommés arbitrairement ou pour des raisons qui ne sont pas liées à leur compétence.
Un bon exécutant n'est pas forcément apte à diriger et encore moins leader parce qu'on l'aura décrété !
Dans mon métier j'ai très souvent vu des sous d
irecteurs qui étaient excellents dans leur poste de second (même s'ils remplaçaient correctement le N° 1 ponctuellement) et foiraient complètement dès qu'ils étaient promus N° 1.
De plus les profiles peuvent changer subitement quand on accède à certains pouvoirs conférés au N° 1.
On constate cela aussi en politique.
Et en aïkido dans des écoles dites "traditionnelles", contrairement à ce que certains veulent faire croire, tous les N° 2 ou 3 ne sont pas forcément compétents au point de pouvoir créer leur propre dojo.
Les assistants du professeur (deshi) ne feront pas forcément de bons "maîtres de dojo".
En poussant à outrance à l'autonomie (ce qui est souvent illusoire), certains dojos transmettent un aïkido dénaturé, superficiel et éloigné de ce qu'a initialement enseigné le maître.
Que dire alors de l'abîme séparant de l'aïkido de Ueshiba Morihei !
Comme dans tout art, il faut du temps pour acquérir les connaissances.
Et même en étant doué, on n'a pas forcément en soi la faculté de transmettre, j'ai connu de nombreux professeurs qui ne savaient pas enseigner. Les élèves stagnaient et parfois lassés, ils finissaient par changer de dojo ou s'orientaient vers d'autres arts martiaux ou d'autres activités. Et ces derniers reviennent rarement vers l'aïkido.



Humanisme et enfumages

Il y a des tronches d'aïkidokas qui ont tendance à faire vomir.
Ils s'affichent en pseudo humanistes mais en coulisse ils passent leur temps à déglinguer des confrères qui ne leur ont rien demandé, tout en se mettant sur un piédestal pour se faire mousser.
Je ne le répèterai jamais assez : ça ne sert à rien d'étudier l'aïkido si c'est pour agir de façon opposée à ses concepts dès qu'on a quitté le périmètre du dojo.
Toujours l'être et le paraître...et il y en a un paquet !



Ecoles traditionnelles et sectarisme

Les organisations sectaires ont toutes des points communs : l'intolérance, elles tremblent devant toute velléité démocratique et coupent les têtes qui dépassent.
Certaines écoles d'aïkido se retranchent derrière le qualificatif de "traditionnel" mais prétendent "adapter les règles au monde moderne" quand ça les arrange.
Une telle incohérence discrédite totalement ceux qui tiennent de tels discours afin uniquement de protéger leurs prérogatives.



Interdits et privilèges

Appartenir à une fédé afin de pouvoir obtenir "un papier officiel" autorisant une rémunération tout en étudiant au sein d'une école traditionnelle peut paraître paradoxal. Pourtant cela existait bel et bien dans les années 80/90 et personne ne trouvait cela choquant, ni d'un côté ni de l'autre.
Les pratiquants d'aïkido (expérimentés) ne sont pas des demeurés incapables de distinguer les différentes formes de pédagogie, les différentes approches, les bases et les techniques re
stant les mêmes.
On peut choisir de suivre l'enseignement d'un homme (ou d'une femme) et non celle d'une entité abstraite où tout professeur est interchangeable.
On peut dire alors "que l'on suit l'enseignement de tel ou tel maître", ce qui est une bonne chose.
Mais lorsqu'au fil du temps le professeur n'est plus en fait que l'élève de l'élève de l'élève de celui-ci, cela n'a plus guère de signification.
Par contre il peut émerger "des conflits d'intérêts" de la fréquentation de plusieurs dojos.
Le plus révélateur est de lire quelque chose comme ça : "quand on travaille pour Renault on n'offre pas ses services à Peugeot".
Ce type de phrase met en cause les brevets, la propriété intellectuelle, le personnel (en tant que "ressource humaine") mais aussi un indéniable et inévitable aspect commercial.
Les interdits émergent et en découlent par la suite tous les ingrédients d'une organisation sectaire.


Quand un petit prof local se prend pour un maïtre

 
Il y a des (pseudo) aïkidokas qui prônent blanc et font noir en répétant bêtement ce qu'ils ont entendu ou lu.
Sans rire, certains sur leur site internet, se vantent d'avoir acquis en 5 ans ce que certains mettent 20 ans à acquérir alors qu'en fait ils en sont encore à la phase imitation (singeries) et resteront sans doute à vie des ignorants.
Un pratiquant sérieux ne mentionne pas l'acquit mais le chemin restant à parcourir afin de toujours mieux maîtriser sa discipline.
(Mê
me un artiste reconnu, en fin de vie, ne tiendrait jamais de tels propos).
Quand on est à ce point présomptueux et qu'on bénéficie néanmoins d'éloges gratifiantes de la part du "maître" qui l'a nourri, le titre de "shihan" que l'on accordait à ce dernier est inapproprié.
Si le nombre d'adhérents d'un club peut contribuer à se faire bien voir par les dirigeants d'une école ou fédération (comme dans tout commerce à succursales multiples), ce n'est pas forcément le reflet de la qualité du professeur.
Ce dernier peut être un bon manager, être doué en marketing, jouir d'un environnement favorable, de supports de publicité, d'un parrainage...et ne pas être pour autant capable d'enseigner correctement l'aïkido et ses valeurs.
Ceux qui ont une authentique expérience et qui sont en capacité de démasquer ces usurpateurs éhontés, dérangent et font souvent l'objet de véritables kabbales, comme au temps de l'occupation ou de l'inquisition.
 
 

25.5.16

Traditionnel, pyramidal, "faux maîtres" et authentiques mini gourous

Ceux qui parcourent des articles anciens s'apercevront rapidement que les analyses ont évolué au fil du temps. Après avoir encensé la structure traditionnelle à laquelle j'ai appartenu pendant une quinzaine d'années (on était "formé" pour), à l'occasion de certains événements je me suis aperçu que dans la vie rien n'est tout blanc ou tout noir mais constitué de gris colorés.
Yin/yang n'est qu'un raccourci simpliste qui en de mauvaises mains sert d'alibi à tous les excès. Par exemple quand on entend "qui n'est pas avec moi est contre moi" ou bien "définir qui est ami implique de définir les ennemis", etc. ce genre de conneries...


Dans certaines organisations (sectaires) la confusion est parfois savamment entretenue et permet à ceux qui sont peu instruits, peu qualifiés, peu intelligents ou avides d'ego, de donner le change face aux non initiés.

Ici on aura à faire à quelqu'un d'érudit, de compétent dans son domaine, d'un technicien sortant du lot...
Mais il n'y a en fait que lui (le maître ayant créé sa propre école) qui puisse revendiquer de telles qualités.  

Que signifie "traditionnel" ?
Wikipedia indique : "La tradition désigne la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial. Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d'identité d'une communauté humaine"...
Ce terme peut donc s'appliquer à une structure, au contenu qu'elle véhicule, ses règles, une approche, une philosophie, une façon de vivre, un art martial, etc..

Les problèmes naissent quand on veut mêler les avantages d'une approche traditionnelle à ceux du monde moderne, agiter le tout et sortir du chapeau des diktats made in Ecole machin.
Et quand on met tout ça entre les mains de pseudo assistants avides d'autorité ou en manque de reconnaissance, des dérives de type sectaire émergent immédiatement.
Les comportement autoritaires  finissent par se substituer à l'Autorité (celle qui est reconnue et n'a pas lieu d'être remise en cause) et ceux qui sont encore capables de penser par eux-mêmes (il y en a) n'ont d'autre alternative que d'aller voir ailleurs.

En résulte un gâchis sans nom, où l'irrespect côtoie la trahison et la reconnaissance, l'amnésie.
Les nobles valeurs mises en avant dans la discipline s'évaporent du jour au lendemain et il ne faut pas gratter beaucoup pour que réapparaissent les vraies natures de ces prétendus "deshis" (assistants nommés à tort ou auto proclamés, personne ne le sait).

Chaque année on constate que de nombreux dojos quittent leur rattachement "à l'organisation" mais ce phénomène n'est décelable que de l'intérieur puisqu'aucune liste de dojos n'est publiée (sauf initiative locale).
Et pour cause : cela fait désordre de constater que tel et tel dojos ont quitté la structure, même si chaque année il s'en crée de nouveaux (turnover).
On peut se dire raisonnablement que les réalités succédant aux sirènes, nombreux sont les professeurs qui n'acceptent pas un fonctionnement sectaire et pour certains, de constater des titres et des grades distribués à la volée sans critères cohérents, excepté si l'on tient compte des notions "commerciales" (nombre d'adhérents, génération de dojos, organisation de stages rémunérant, etc.).

On est donc bien loin des considérations de parcours, de respect du maître et de la discipline, des connaissances de l'aïkido, du relationnel, du niveau technique bref, du profil réel du pratiquant.




 
 
 
 

24.5.16

Ecole traditionnelle d'aïkido et dérives sectaires. Autorité et autoritarisme...

Contrairement à ce qui est allégué par des gus qui se croient investis de responsabilités au sein d'organisations prétendument traditionnelles, les professeurs (de dojos) ne sont pas libres.
Ils le sont même encore moins que le sont les professeurs labellisés "diplômés d'état" (que l'on retrouve le plus souvent dans les structures chapotées par des fédérations).
Les attitudes fermées voir sectaires ne souffrent pas la critique puisque ceux qui se trouvent à la tête de telle structure "traditionnelle" se vantent haut et fort de ne pas être démocratiques.

Un maître d'art martial qui crée sa propre école ne saurait effectivement  être élu par ses élèves ou toute autre instance.
La hiérarchie (pyramidale) suit forcément les mêmes règles et bien qu'on soit peu habitué à cette approche, cela n'est pas choquant.

Par contre, quand l'autoritarisme se substitue à une autorité reconnue, cela est totalement inacceptable et c'est ce qui se produit quand des incompétents s'approprient des pouvoirs ou quand des pouvoirs leur ont été délégués par excès de confiance ou pour des raisons de stratégie  marketing.
Pour ceux qui aiment comprendre la sémantique et ses subtiles implications, voici un lien sur ce vaste sujet que constituent l'autorité, l'autoritarisme, la tyrannie...

3.4.16

Les véritables maîtres n'ont pas besoin de ceinture en couleur ni de titres ronflants

Lorsque j'ai repris l'aïkido en 1981, mon professeur (FFLAB) avait un profil à l'opposé de celui que l'on rencontre le plus souvent aujourd'hui. Il ne m'a enseigné "que" pendant 1 an et n'était "que" 1er dan. Pourtant il est resté l'un des plus compétents que j'ai jamais croisé, de par sa modestie, ses analyses, sa philosophie liée à l'aïkido, sa culture orientale, son niveau technique.

S'il enseignait encore aujourd'hui il est vraisemblable qu'il aurait peu d'élèves car sa rigueur et sa fidélité à l'esprit du fondateur de l'aïkido seraient en décalage total avec ce que les pratiquants acceptent aujourd'hui de donner pour progresser réellement.
Il aimait à dire que même s'il ne lui restait qu'un seul élève fidèle à son enseignement il serait satisfait.

Dans les années 80, il n'était pas rare qu'il soit choisi comme aïte par les grands maîtres lors de leurs passages en France (par exemple Me Sugano).
On était bien loin de la course aux scores et aux rivalités, partout omniprésents dans les comportements et les discours, surtout dans certaines écoles revendiquant le label "traditionnel". 
Ce professeur (qui ne s'est jamais fait appelé "maître") avait pourtant un niveau sortant du lot et ça me fait bien marrer de voir les titres ronflant que beaucoup de petits profs s'attribuent ou se voient attribuer histoire de ne pas les voir se barrer ailleurs.

Dans le même esprit, j'ai fait la connaissance d'un authentique professeur qui lui aussi enseigne quasiment gratuitement (à Montluçon).
N'ayant rien fait pour se faire connaître "par des moyens modernes", il a enseigné pendant plusieurs années à une petite poignée d'élèves, malgré qu'il ait à sa disposition plus de 200 m2 de tatamis.
Bien que nos approches soient différentes, nos échanges ont été enrichissants.
De filière Hikitsuchi/Blaise et diplômé Aïkikaï, il a néanmoins su se détacher de l'emprise de sa fédération afin de pratiquer sans contrainte et être libre de conduire ses propres recherches.
Peu d'aïkidokas ont les couilles pour le faire et cela mérite d'être salué.

A aucun moment ni l'un ni l'autre n'avons eu l'idée de comparer.
Bien au contraire nous avons travaillé à améliorer nos points communs et à tirer meilleur profit de nos connaissances respectives.
On est donc bien loin des attitudes sectaires et des tentatives de formatages que l'on rencontre aussi bien dans les structures dites "traditionnelles" que dans les fédérations.
 

2.4.16

Arrogance, ego, prosélytisme sont à l'opposé de la philosophie de l'aïkido. Et pourtant...

Contrairement à ce que certains mauvais deshis (de mon maître d'aïkido) me préconisaient de faire, pratiquer le prosélytisme à outrance est signe d'une arrogance totalement déplacée dans notre art martial.
A t on jamais entendu un authentique maître vanter sa discipline ou son propre travail ?
Celui qui possède une grande maîtrise se doit de ne montrer ni ses forces ni ses faiblesses...

Au lieu de se comparer à tel autre club, organisation ou structure, personnage, etc., il vaut bien mieux tracer sa route et laisser faire le bouche oreille.
Par contre, il n'est pas interdit de décrire ce qui nous différencie des autres approches et concepts, indiquer nos méthodes et expliquer nos choix.

Malheureusement avec le recul, on constate qu'il n'est pas rare que des gens peu scrupuleux s'emparent de nos descriptions, usurpent nos arguments sans les comprendre afin d'en faire des slogans de vente.

Le monde étant ainsi fait il est donc préférable de ne rien divulguer, sauf à ceux qui font l'effort de pénétrer dans notre dojo.

En aïkido, l'esprit de compétition n'est pas sensé exister puisqu'on doit faire abstraction de notre ego.
Se comparer aux autres en prétendant être les meilleurs trahit immédiatement un profil égocentrique qui n'a pas sa place dans notre discipline.
Ceux qui se comportent ainsi ne sont pas de véritables aïkidokas.
Ils profitent d'un apprentissage technique, trahissent l'esprit du fondateur de l'aïkido et ne sauront jamais maîtriser cet art.
Pourtant, en aïkido dit "traditionnel", nombre de petits professeurs de quartier se qualifiant de "maîtres" n'hésitent pas à dénigrer ce que d'autres font et prétendent détenir seuls la science.
Ils abusent les consommateurs-clients-pratiquants, mais après tout c'est tant pis pour eux puisqu'ils sont assez bêtes pour croire en les licornes.
Ces petits professeurs utilisent le terme pompeux de "maître" pour signifier qu'ils sont patrons de leur dojo (le mot club serait plus approprié pour la plupart), alors que le publique fait le parallèle avec "maîtrise de la discipline" ce qui est qu'exceptionnellement le cas.
C'est ce qui s'appelle jouer avec les mots afin d'abuser les gogos.
 
Cette duperie est d'ailleurs entretenue par le haut de la pyramide, flatter les egos étant un outil pour booster les troupes et développer le commerce.
Et comme disait M. Coué, à force de s'entendre dire et répéter qu'on est bon on finit par le croire soit même. Et oui "chers maîtres" !
Dans les approches dites "traditionnelles" on trouve donc de tout : de l'excellent, du bon, du passable mais aussi souvent, du pire.
 
 
 

Petits faux maîtres de quartier

Le ton arrogant employé pour annoncer les stages d'aïkido "traditionnel" est extrêmement contre productif. Il renforce la caractère sectaire qui avec le recul, est incontestable.
Le slogan, bien loin d'attirer, constitue un repoussoir pour les pratiquants épris de liberté y compris ceux qui sont inscrits dans des clubs reliés à des fédérations, souvent par le fait du hasard.
On peut croire au concept du yin et du yang sans pour autant devoir nier que rien dans l'environnement humain n'est jamais où tout noir ou tout blanc mais la plupart du temps constitué de gris colorés.
Celui qui croit détenir LA vérité en quelque domaine que ce soit se prend pour dieu et cesse immédiatement de progresser.
Il ne suffit pas de prôner être capable de se remettre en question, encore faut il savoir le faire soi-même. Cela implique un minimum d'humilité, qualité devenue particulièrement rare y compris et surtout de la part de prétendus "petits maîtres de quartier".  
Quand un discourt se situe aux antipodes des faits réels, le message se trouve totalement discrédité. Même si l'approche "traditionnelle" demeure la plus cohérente, les nombreuses dérives ont fini par empoisonner le travail et les recherches du pratiquant lambda, qui a mille fois mieux à faire que se prendre la tête avec les polémiques.

Ces dernières années, ce type de comportement (arrogant voir agressif à l'égard d'autres approches) s'est insinué chez beaucoup de pratiquants, souvent même à leur détriment.

C'est ce que l'on appelle la manipulation mentale.
Les meilleurs manipulateurs font en sorte que leurs auditoires ne pensent plus par eux-mêmes, sans que ces derniers s'en rendent compte le moins du monde.
Et quand bien même certains pratiquants sortant du lot sont conscients de cette emprise le système "hors fédé" les rendant dépendants, ceux-ci sont contraints de ne pas moufter s'ils veulent continuer de bénéficier d'un enseignement "traditionnel", et de qualité.
Il faut donc accepter en permanence le deal, jusqu'au point de rupture qui peut intervenir à tout moment.

10.1.16

La mariée était soi disant trop belle...

Il y a maintenant 2 ans, les trouducs de la structure à laquelle mon dojo appartenait reprochaient à mes sites internet d'être trop visibles et trop complets, bref tellement bien conçus qu'ils faisaient de l'ombre aux sites miteux consacrés à leur grand-maître-gourou ou son organisation. Aujourd'hui ces prétendus webmaster - de bas niveau - sont toujours aussi incompétents et n'ont toujours pas évolué : leurs sites sont toujours aussi confus, rédigés dans un français approximatif et utilisent un langage prétentieux voir outrancier (c'est dans leurs gênes), se prenant pour "les nouveaux maîtres du monde"...de l'aïkido.
Cela ne les empêche pas de piquer et d'exploiter ce qu'ils ont vu ailleurs, n'étant en cela guère plus vertueux que les organisations concurrentes qu'ils passent pourtant leur temps à critiquer, que ce soit au travers leurs écrits, dans les médias ou à l'occasion des "stages" qui sont aussi pour eux des moments de propagande (tout comme le font certaines sectes).

Il y a un gouffre entre la qualité de l'enseignement du maître (le patron de l'école) et celle des petits soldats qui dénaturent son image en permanence.

Le problème n'est pas unique, il est le même avec tous "les grands noms de l'aïkido", celui de l'après Tamura étant le plus connu.
 
Je pensais autrefois que le terme "piquer" était incongru entre membres d'une même organisation, pensant qu'il s'agissait seulement d'exploiter certains outils en commun, par économie ou pour rechercher une certaine synergie.

Avec le recul je me suis rendu compte que c'était toujours à sens unique et que les piqueurs n'étaient en fait que des exploiteurs en mal d'imagination mais qui cherchent en permanence des lauriers afin de se faire bien voir de leur gourou.
 

 

4.11.15

Sémantique inappropriée ou jargon au service du marketing ?

Il est souvent répandu l'idée que le profil d'un professeur ou d'un pratiquant se définit en indiquant de qui il est l'élève.
C'est l'une des caractéristiques de l'approche dite "traditionnelle", mais ce n'est pas aussi simple qu'il y paraît.
Il est assez peu fréquent qu'un aïkidoka ait la chance de tomber pile poil sur le maître qui lui convient et qu'il puisse le conserver durant toute sa vie de pratique, ne serait-ce que pour une question d'âges.
Il serait donc davantage judicieux de parler d'Ecole Machin ou courant Bidule, ce qui n'ôterait en rien les œuvres des dits Me Machin ou Me Bidule, bien au contraire.

Certains maîtres insistent pour que les pratiquants se revendiquant de leur enseignement, mentionnent qu'ils sont leurs élèves, alors que souvent ils ne sont en fait qu'élèves de leurs élèves, voir élèves d'élèves d'élèves...
Il ne suffit pas de participer à des stages, même s'ils sont nombreux, pour pouvoir revendiquer qu'on est l'élève direct d'un maître Machin.
"La ruse" assez répandue aujourd'hui consiste  à utiliser des termes anciens utilisés dans les écoles traditionnelles d'arts martiaux (ryu).
C'est ainsi qu'on baptise les élèves assistant d'un maître, "deshi" et qu'on y ajoute la précision de "uchi" s'il se trouve dans le même dojo ou "soto" s'il se trouve à pétaouchnoc.

Et c'est là qu'on rigole en constatant qu'il y a depuis quelques années inflation de soto deshi, comme si le dojo mère avait un jour compté des centaines ou des milliers d'élèves, qui auraient été missionnés afin de porter la bonne parole à travers la France et...le monde entier.
Nul doute que ceux qui utilisent ce concept s'inspirent de ce qu'a fait le fondateur de l'aïkido en envoyant ses meilleurs élèves au travers le monde après la guerre de 40.
Mais pour qu'un professeur de dojo prétende être un élève de Machin ou l'un de ses soto deshi, ne faudrait-il pas qu'il ait été ou soit encore un élève régulier, assidu et pendant des années, ce qui est rarement le cas.
Pour pallier à cette terminologie impropre, la solution pour certains maîtres est de qualifier de cours, les stages animés par monts et par vaux. Puisque les élèves n'étudient pas tous physiquement dans le dojo du maître, on va imaginer que le maître dispense des cours dans un dojo itinérant, allant de ville en ville, voir de pays en pays.  
Un dojo étant par définition "un lieu où l'on étudie la voie", rien ne s'oppose à ce concept.
Par contre est-il exact que les professeurs qui n'ont reçu l'enseignement du maître qu'au travers ce type de cours (itinérants et ponctuels) soient qualifiés de soto deshi ?
N'est-ce pas grotesque et nullement le reflet de la réalité ?Cela flaire le marketing et trompe les futurs pratiquants.

Ne serait-il pas plus honnête qu'un professeur mentionne son parcours, ses recherches, les maîtres auprès desquels il a étudié, le ou les professeurs ainsi que les obédiences/écoles/courants ?
Dans le temps on utilisait le système menkyo et l'on inscrivait tout cela sur des supports qui prenaient parfois la forme de rouleaux plus ou moins longs.

Le terme "soto deshi" est aujourd'hui mêlé à toutes les sauces et ne peut qu'engendrer de mauvaises interprétations, voir des embrouilles avec le maître cité ou ses authentiques deshi, si peu nombreux soient-ils.

Fort heureusement, le pratiquant lambda se moque éperdument de toutes ces subtilités.
Mais quand l'heure arrive de créer son propre dojo et qu'on appartient à une structure "traditionnelle" (système pyramidal et non fédéral) on est contraint de fonctionner selon ses règles cela va de soi.
Dans une telle organisation, quand des usances sont  réactualisées sous le prétexte "qu'il faut s'adapter au monde moderne", on nage dans l'incohérence, le terme "tradition" est discrédité et devient un élément de marketing parmi d'autres.

Quant à ceux qui affirment qu'un dojo est "autonome" cela concerne uniquement la forme juridique et la comptabilité. Pour la partie aïkido, c'est mensonger, totalement faux et le professeur est entièrement dépendant. Il n'est même pas libre de son image ni de citer ses références, même si celles-ci sont constituées de 40 ans d'expériences et de rencontres.

C'est tout de même un comble quand on se situe dans le pays des Droits de l'homme non ?!   
 
 
    

3.11.15

Un professeur d'aïkido n'est pas un enseignant comme les autres

Quelle que soit la discipline que l'on choisit de pratiquer, les premières séances sont déterminantes sur l'avenir de la pratique. La proximité est  l'un des paramètres qui guide le choix mais aussi et surtout le relationnel. Si le courant ne passe pas correctement avec le professeur, la relation et l'engagement dans la discipline pourront rapidement être remis en cause.
Le 2e élément important est l'intégration dans le groupe existant.
S'il n'y a pas osmose dans le groupe et un lien ténu avec le professeur, de rapides dysfonctionnements apparaîtront et aucune harmonie ne sera possible.
C'est aussi pourquoi un professeur d'aïkido n'est pas forcément interchangeable avec un quelconque autre professeur.
Un enseignant d'aïkido étant comparable à un artiste, il possède ses spécificités. Les pratiquants qui composent son dojo acceptent son enseignement et les  liens réciproques (connexions) se renforcent au fil du temps.
A l'inverse, si un pratiquant ne trouve pas sa voie avec tel maître, la qualité s'étiolera, aucun progrès ne sera plus possible et la décision de partir ou être poussé vers la sortie deviendra inéluctable.

Lorsqu'un professeur est amené à quitter son dojo pour des raisons matérielles (mutation professionnelle, déménagement...) il est absurde de penser qu'il puisse être remplacé par n'importe quel autre professeur.
Le choix de son successeur doit impérativement inclure une certaine compatibilité avec les composants du dojo, ceux-ci ayant été formés à l'image du professeur.
Imposer un professeur sans tenir compte de l'avis du prof partant est une grave erreur qui expose à une possible débandade des effectifs ou bien à de rapides disharmonies.
Les exemples ne manquent pas, y compris lorsque le successeur affiche un grade plus élevé ou qu'il est présumé être d'un niveau de compétence bien supérieur, fut-il maître machin ou shihan truc.   
Enseigner l'aïkido n'est pas enseigner des mathématiques ou la langue française.
Ce n'est pas non plus donner des cours de natation, de foot ou de sport.
En France, l'erreur dans l'esprit de la plupart réside dans l'idée que se font les gens sur le diplôme d'état censé être le sésame pour transmettre un savoir.
Or ce fameux papier n'est nullement le garant d'un enseignement de qualité en ce qui concerne l'art de l'aïkido.
Le posséder n'est pas forcément un obstacle non plus, tout dépend du parcours et du maître référent.
Il faut savoir que les dérives existent aussi quand certains professeurs ont été mis en place uniquement pour gonfler le nombre des dojos de telle ou telle obédience.
Le niveau de bagage de certains professeurs fait pitié à voir dans certaines organisations dites "traditionnelles" et il faut bien admettre que cela plaide en faveur d'un diplôme d'état dans la tête de beaucoup de gens.
Le formatage intellectuel existe. Seuls les esprits libres sont capables de discerner avec sagesse.



 

2.11.15

Le sage de Lao Tseu

Vouloir pratiquer un art martial, que ce soit l'aïkido ou autre importe peu.
Ce qui compte c'est de trouver sa voie (do).
L'approche et la philosophie de l'aïkido sont spécifiques à cette discipline mais en vérité avec le recul de plusieurs dizaines d'années, seul importe la réalisation de soi.
 
De nos jours, un art martial n'a de sens que s'il s'accompagne d'un art de vivre incluant des aspects physiques et spirituels. Elever l'homme, cultiver des valeurs universelles et se dépouiller de tout ce qui est mauvais en soi (misogi), voilà ce qui peut enrichir et fournir des outils aidant à la relation et la gestion du quotidien.

Ceux qui s'entraînent pour dominer, imposer ou se mettre en avant, devraient pratiquer un sport de compétition et ne pas polluer l'esprit de l'aïkido.

Chaque fois qu'un pratiquant d'aïkido se fixe un objectif c'est qu'il n'a rien compris au tao, présent en filigrane et généralement exprimé par des mots impropres.

Suivre son chemin quoiqu'il arrive est incompatible avec le projet d'un grade, d'une distinction, d'un poste au sein d'un dojo ou d'une organisation (fédé ou école).

Quand on a compris cela, rien ne peut plus nous atteindre et l'on est réellement sur une voie valorisante.

La plupart des pratiquants avec lesquels j'ai eu le plaisir de travailler dans mon dojo ont su percevoir cet enseignement et ils n'ont jamais cessé de progresser, sans bruit ni éclats mais le plus surement qui soit.
 
 
 

12.10.15

Aïkido ou singeries ?

En suivant un concept traditionnel, certaines structures sont organisées autour d'un seul et unique "maître", parfois qualifié de "shihan" par ses élèves. Même si ce terme est rarement revendiqué par ces maîtres, il n'est pas non plus démenti.
Certains au fil du temps, prennent goût aux déférences et aux éloges et des dérapages peuvent émerger, notamment lorsque des sbires extérieurs au dojo (appelés parfois soto deshi) se comportent comme des porte flingues.
Des gus qui évoluent dans le plus ou moins proche cercle de celui qu'ils considèrent comme "leur gourou", parfois avides de reconnaissance, se lâchent dès qu'ils le peuvent afin de satisfaire leur ego.
En prétextant l'ignorance des pratiquants ils utilisent le mot "tradition", en font un fourre-tout et s'autorisent tous les débordements.
Ils sont souvent plus califes que le calife lui-même et ça doit bien faire marrer "le maître", qui les utilise justement pour cette aptitude à se soumettre et à soumettre.
La liberté c'est de pouvoir exercer des choix et choisir de ne pas en avoir est aussi une liberté certes, mais cela n'est pas une option cohérente pour l'exercice de l'aïkido, surtout si l'on veut en faire "un do" (un outil pour trouver son propre chemin).
Le conditionnement fait partie du jeu (= des règles) dans certaines organisations. Sans s'en rendre compte, les pratiquants au fil du temps finissent par adhérer au système et oublient ce qu'ils ont appris depuis leur naissance sur le fonctionnement "démocratique", avec tous les dangers que "cet oubli" sous-tend.
 
S'il y a des soumis, c'est qu'il y a aussi "des maîtres"

Maître d'aïkido (comme maître en peinture ou toute autre art ou discipline) ne signifie pas "gourou". Et pourtant beaucoup de pratiquants se comportent comme des disciples, répétant comme des singes les bonnes paroles de leur manitou sans avoir pour autant sa culture et ses connaissances.
Sans endosser la peau "d'un psychocrate", il est facile d'identifier les profiles qui se prêteront docilement au système.
Par extension se pose la question de savoir ce qui amène à pratiquer un art martial et particulièrement l'aïkido, discipline ayant pour base une philosophie particulière mais que peu de pratiquants incorporent dans leur étude.
Pour certains, ne pourrait-on parler tout simplement d'un genre de "syndrome de David et Goliath" quand ils viennent vers l'aïkido ? La démarche n'en demeure pas moins noble que pour celui qui considère l'aïkido comme un système philosophique et un art de vivre complets, hormis qu'il manque aux premiers l'élément tao, normalement omniprésent. 
Pour d'autres, il existe en sous jacence un besoin de vaincre, voir de dominer.
C'est ainsi qu'ils transforment leur pratique en sport et leurs relations à l'autre s'en ressentent immédiatement, biensur sur les tatamis mais aussi hors du périmètre du dojo.
Nombreux sont ceux à qui l'aïkido ne sert à rien, si ce n'est donner libre cours à leurs fantasmes tout en emmerdant les pratiquants authentiques qu'ils finissent par faire fuir loin d'eux, donc "de l'organisation".

 

21.9.15

Les fadaises de certaines écoles d'aïkido


Reconnaître recevoir ou avoir reçu un enseignement de qualité n'implique nullement devoir lécher les pieds de quiconque, fut il qualifié de shihan par ses laquais.
Quant aux gens  gravitant dans le proche cercle d'un maître, dommage pour l'ego de certains mais ils ne sont strictement rien en dehors du périmètre géographique du dojo.

L'emploi de termes japonais plus ou moins hermétiques pour la plupart ne change rien à la réalité ni au ressenti des pratiquants.
Affirmer qu'un dojo est en fait l'endroit où évolue un maître est stupide, à moins qu'il le trimballe dans une caravane ou tel un cirque.
La confusion est entretenue quand on prétend que les stages animés par monts et par vaux sont appelés "cours" et que sous cette appellation on en profite pour diffuser des slogans, taper sur les pratiquants d'autres obédiences (ou même leurs propres pratiquants s'ils ne sont pas totalement dans leur moule), dénigrer et faire du bourrage de crâne ainsi que pourrait le faire un gourou dans sa secte.
C'est là encore la manifestation d'un ego surdimensionné, sans doute exacerbé par une immense frustration passée.
 
Ces attitudes et comportements sont bien loin de l'harmonie que devrait susciter la pratique de l'aïkido et se situent aux antipodes de la philosophie de Ueshiba Morihei.
 
Même si l'on considère intellectuellement qu'un dojo signifie "l'endroit où l'on étudie la voie", cela n'est fait ici que pour donner un sens quasi divin au maître-gourou, en lui conférant un statut permanent quelque soit l'endroit où il se trouve.
Absurdité qui pourtant est couramment acceptée dans certaines écoles dites "traditionnelles".
C'est bien connu plus les couleuvres sont grosses, plus on peut les faire avaler aux gogos.
 
L'idée d'un professeur qui maîtrise particulièrement bien sa discipline (un maître) qui va de ville en ville en faisant croire qu'il anime de simples cours est séduisante car elle lui donne la sensation d'avoir un nombre très important d'élèves directs. Cela n'est évidemment qu'une vue (de son) d'esprit puisque les stages ne sauraient en aucun cas remplacer des cours véritables et assidus auprès d'un professeur.
Il est non moins idiot de penser qu'un pratiquant participant de temps en temps à un stage (appelé cours par certain maître) puisse retirer un bien gros bénéfice sur le pure plan de l'aïkido.
Côté animateur, il est évident que cela n'est pas le but.
 
Cela pourrait se comprendre si ces cours/stages s'adressaient aux seuls professeurs de dojo, ceux-ci étant les relais pédagogiques entre LE maître et l'ensemble des pratiquants.
Faut-il encore que ces cours/stages ne se cantonnent pas à quelques heures (généralement 2 fois 3 heures un we) mais s'étendent sur des périodes plus longues, par exemple d'une semaine.
Cela existe aussi mais demeure sélectif et ne se démarque pas sur le fonds des cours/stages "itinérants".
Malgré que les fédérations soient en permanence dénigrées, leurs stages sont définis comme des stages et leurs contenus se démarquent de banals cours.
Lorsqu'ils s'adressent à des professeurs ou futurs professeurs, les contenus sont adaptés et quelque soit le niveau de l'animateur (généralement très expérimenté), ça n'est jamais qualifié de cours car ce n'en sont pas et l'intérêt est tout autre.
Ce n'est pas pour autant qu'ils soient prétextes à propagande, lavage de cerveaux ou l'occasion d'affirmer qu'ils sont les seuls détenteurs d'un véritable aïkido.      

 
 
 

19.9.15

Quand de prétendus shihan à la grosse tête deviennent ingrats

Les professeurs ayant créé leur propre organisation ou "école" revendiquent pratiquement toujours la transmission d'un maître, de préférence japonais et le plus proche possible du fondateur de l'aïkido sur le plan de la filiation. Par exemple Tamura, Saïto, Hikitsuchi, Tohei, Nocquet, Tissier, Gosio Shioda, Noro, etc.
Mais il y a des exceptions.
Certains n'évoquent jamais leur filiation, comme s'ils détenaient miraculeusement leurs connaissances ou directement de feu Ô sense
i.
Une autre raison peut être tout simplement d'avoir pioché dans l'enseignement de multiples maîtres anciens élèves de Ueshiba afin de créer leur propre style constitué d'un melting pot d'approches et de techniques.
Certains flous sont parfois savamment entretenus, comme s'il était honteux d'admettre être redevable de plusieurs maîtres.
De nos jours compte tenu du foisonnement des livres, des vidéos, des documents présents sur internet et des revues facilement accessibles par tout le monde, il est facile de trouver la documentation recherchée pour adapter la discipline à nos préférences.
Certains de ces aïkidoka ayant créé leur propre courant (pratiquants au minimum de 3e génération après Ô sensei) peuvent pourtant se révéler "géniaux" et séduire de nombreux pratiquants.
L'aïkido comporte des techniques qui existaient avant Ueshiba. De nombreux autres maîtres les ont également utilisées dans leurs écoles (ryu) en les adaptant à leur morphologie, leurs recherches, leurs buts et selon leur génie créatif.
C'est pas nouveau, il est plus facile d'exploiter le terme "aïkido" que de créer un nouveau nom qui sera forcément moins porteur.
C'est pourquoi on observe de très nombreuses tendances ou courants, en France comme partout dans le monde.



"L'aïkido un art de vivre, une philosophie"...mais pas pour tout le monde

ça fait bien marrer les dojos qui affichent sur leur site internet "l'aïkido un art de vivre, une philosophie" alors que ces aspects ne sont pas abordés dans leur enseignement et que - plus grave - certains professeurs se comportent exactement à l'inverse dès qu'ils ont quitté le périmètre des tatamis.
En tout état de cause ils ne peuvent transmettre ce qu'on ne leur a pas enseigné, ce qui est le cas la plupart du temps. A cela s'ajoute que bien peu de pratiquants sont aptes
à adopter et appliquer la philosophie humaniste de Me Ueshiba Morihei.
Quand on martèle que la société n'est pas faite de bisounours et qu'on se doit d'adopter une attitude de redresseur de tort ou "punitive" (voir potentiellement destructrice) on est bien loin des concepts de Ô sensei.
Les exemples ne manquent pas où les actes discréditent les discours mais tant qu'il y aura des incompétents d'un côté et de l'autre les gogos pour faire marcher le fonds de commerce, les clubs ont encore de bons jours devant eux...
Il ne suffit pas de répéter bêtement ce qu'on a lu ou entendu, faut il être à la hauteur de mettre en application.
Cela vaut pour les paroles comme pour les techniques. Je crois que c'est Me Tamura qui disait "volez moi la technique" et il ne disait pas de la copier. Cela signifie qu'il faut se la réapproprier, tout comme l'esprit de l'aïkido dont on doit s'imprégner.
On est bien loin de tout cela dans la plupart des dojos ou l'on observe souvent des singeries grotesques répétant les paroles entendues et mimant ce qui a été vu.
La course à la multiplication des clubs n'est pas un gage de qualité, de même que le nombre d'adhérents. Cela arrive parfois mais c'est très rare.



Sensei, professeur, maître

Avec l'autorisation de son auteur, j'avais reproduit sur mon site cet excellent article.
http://www.mathieuperona.fr/?p=58
Beaucoup de pratiquants devraient lire et relire...
N'en défrise certains pratiquants sectaires, il y a aussi des gens de qualité ailleurs que dans les écoles dites "traditionnelles", terme qui d'ailleurs ne signifie plus grand chose tant il y en a floraison ces dernières années.
Il est important de connaître la signification des termes utilisés, surtout quand
certaines subtilités sont exploitées afin d'entretenir la confusion. C'est le cas par exemple quand on emploie le terme "maître", souvent utilisé pour désigner le prof d'un dojo (son patron). Or maître d'un dojo ne signifie pas que l'enseignant maîtrise parfaitement sa discipline puisqu'il continue généralement de se former (dans des stages ou ailleurs quand il n'en a pas l'interdiction).
C'est la même chose pour le terme "shihan", que certains pratiquants utilisent pour désigner leur maître d'art martial. Shihan signifiant "modèle", cela peut entraîner là aussi d'importantes confusions, que les bénéficiaires du qualificatif se gardent bien de clarifier.
C'est ainsi qu'à force de se voir qualifié de "shihan", certains non seulement ne démentent pas (pourquoi pas s'ils sont très bons dans leur discipline et peuvent effectivement servir de modèle) mais finissent par user de cette image en dehors du champ même de la discipline.
Or les shihan sont aussi des hommes (faillibles) et pas des dieux.
J'ai eu l'occasion plusieurs fois de prouver par A + B des erreurs d'analyse (hors domaine aïkido) sans que pour autant le shihan en question n'en convienne "entre 4 yeux".
Cela démontre que cette personne se jugeait "au dessus de tous" et incapable d'admettre qu'il puisse se tromper. Il est prôné que corriger ses erreurs permet de progresser sauf...pour certains qui se croient au-dessus du lot. Pire, on peut s'entendre dire qu'il y a bien erreur d'analyse...et qu'il faudra dorénavant davantage de pédagogie, en somme sa seule erreur !
Cela rappelle bien certains politiques qui rencontrant des français qui ne sont pas d'accord, affirment sans rire qu'ils devront mieux expliquer (...pour faire avaler les pilules).
Matraquages de cerveau, contraintes genre 49.3, lobotomisation, etc. on retrouve les mêmes ingrédients chez les profils à l'ego surdimensionné, y compris et surtout chez ceux qui prônent le plus fort qu'on doit mettre de côté son ego en aïkido.

16.9.15

L'effet boomerang ou : l'arroseur arrosé


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L'article ci-dessus a généré une suite d'échanges assez épiques sur cette page : http://www.aiki-forum.com/index.php?/topic/2757-canular-blague-nanar-du-net-ou-site-sans-filet/page-2

Pour une fois, un forum sert à quelque chose.
Faites vous plaisir, lisez le sujet jusqu'au bout car ça vaut son jus.  

Il y a quelques mois, le gus visé a participé à une chasse aux sorcières consistant à harceler par téléphone un professeur appartenant pourtant à la même organisation que lui.

Ce mini gourou (ou petit soldat ?) aimant qu'on parle de lui, voilà chose faite !
 
 
    

9.9.15

Le maître et ses petits clones


Quand un maître (vu comme shihan = modèle) travaille à la fabrication de clones, c'est qu'il a la grosse tête et rêve d'immortalité (rien que ça).

Inutile de prôner de mettre de côté son ego quand on fait soi-même exactement le contraire.

Il faut fuir les prétendus maîtres qui s'offusquent de ne pas voir leurs élèves se transformer en clones. Ce n'est pas trahir son professeur que de tenir compte de sa propre morphologie et de sa propre façon de penser. Chaque individu possède son parcours personnel constitué de rencontres, de croisements, de chemins, de lectures, etc.

N'est-ce pas Ueshiba Morihei lui-même qui disait "n'essayez pas de reproduire mon shiho nage, vous n'y parviendriez pas" (ou quelque chose comme ça).

Que ce soit son mode de pensée ou sa technique, qui pourrait s'imaginer reproduire exactement la même chose ?

Les époques ne sont plus les mêmes, ni son milieu culturel (qui n'est pas celui d'un occidental), ni son parcours tumultueux que ce soit en ce qui concerne les guerres ou ses recherches ésotériques et religieuses. C'est la même chose au sujet de sa morphologie, petite, trapue, etc.

Chaque pratiquant doit donc adapter à son profil ce qu'on lui enseigne, en veillant bien entendu à rester fidèle le plus possible aux modèles. 

Par contre, ceux qui tentent des copié/collé que ce soit en paroles ou en techniques n'ont aucune personnalité, se rapprochent d'un comportement d'adeptes ou de disciples (comme dans les sectes) et surtout font tout sauf de l'aïkido puisque justement notre discipline est l'art de s'adapter aux situations et non l'inverse.

Dans certains dojos, les professeurs psalmodient à longueur de cours ce qu'ils ont entendu de la bouche de leur maître lors de stages, dans ses bouquins ou sur internet, sans toujours en avoir compris le sens. Leurs prestations sont imprégnées de la même stupidité sur le plan technique et ils sont souvent incapables d'adapter ce qu'ils ont vu, à leur propre morphologie ou leur environnement.

Ces spectacles sont pitoyables, abusent de nombreux pratiquants en recherche authentique et ôtent à la discipline et au pseudo professeur toute crédibilité.

Malheureusement, nombreux sont les dojos dits "traditionnels" où le professeur manipulé tente de se cloner sur le modèle de son "maître-gourou" sans avoir rien compris de l'essence de l'aïkido.