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2.4.16

Petits faux maîtres de quartier

Le ton arrogant employé pour annoncer les stages d'aïkido "traditionnel" est extrêmement contre productif. Il renforce la caractère sectaire qui avec le recul, est incontestable.
Le slogan, bien loin d'attirer, constitue un repoussoir pour les pratiquants épris de liberté y compris ceux qui sont inscrits dans des clubs reliés à des fédérations, souvent par le fait du hasard.
On peut croire au concept du yin et du yang sans pour autant devoir nier que rien dans l'environnement humain n'est jamais où tout noir ou tout blanc mais la plupart du temps constitué de gris colorés.
Celui qui croit détenir LA vérité en quelque domaine que ce soit se prend pour dieu et cesse immédiatement de progresser.
Il ne suffit pas de prôner être capable de se remettre en question, encore faut il savoir le faire soi-même. Cela implique un minimum d'humilité, qualité devenue particulièrement rare y compris et surtout de la part de prétendus "petits maîtres de quartier".  
Quand un discourt se situe aux antipodes des faits réels, le message se trouve totalement discrédité. Même si l'approche "traditionnelle" demeure la plus cohérente, les nombreuses dérives ont fini par empoisonner le travail et les recherches du pratiquant lambda, qui a mille fois mieux à faire que se prendre la tête avec les polémiques.

Ces dernières années, ce type de comportement (arrogant voir agressif à l'égard d'autres approches) s'est insinué chez beaucoup de pratiquants, souvent même à leur détriment.

C'est ce que l'on appelle la manipulation mentale.
Les meilleurs manipulateurs font en sorte que leurs auditoires ne pensent plus par eux-mêmes, sans que ces derniers s'en rendent compte le moins du monde.
Et quand bien même certains pratiquants sortant du lot sont conscients de cette emprise le système "hors fédé" les rendant dépendants, ceux-ci sont contraints de ne pas moufter s'ils veulent continuer de bénéficier d'un enseignement "traditionnel", et de qualité.
Il faut donc accepter en permanence le deal, jusqu'au point de rupture qui peut intervenir à tout moment.

31.8.15

Stages, privilèges et bourrages de crânes

Quand le hasard vous conduit vers un maître d'aïkido authentique, on ignore que le prix à payer pour bénéficier de son enseignement peut être extrêmement lourd même si de prime abord le fonctionnement qu'on vous impose corolairement est assez peu contraignant et même plutôt simpliste (un patron, des contremaîtres, des employés et ...des consommateurs).

Au fil du temps, si l'on se rapproche peu ou prou "du bon dieu", on s'aperçoit qu'on vous demande d'être de plus en plus servile envers le maître en vous faisant croire (tout comme dans les sectes) qu'en dehors de lui point d'enseignement sérieux et que votre sort sera définitivement celui d'un ignorant.

Pour savoir si vous êtes digne d'entrer dans le cercle des initiés ou postulants initiés il y a un signe qui ne trompe pas, les stages.
Au cours des stages, si vous n'êtes pas convié par le gourou-maître à l'un de ses incessants petits conciliabules sur les tatamis (et oui !) c'est que vous n'êtes pas dans ses petits papiers.
Ces petits conciliabules s'apparentent à des attitudes de comploteurs ; c'est très choquant pour les pratiquants qui n'y sont pas encore habitués, c'est contraire à l'étiquette et même à la simple bienséance.
Que peut on s'y dire qui ne soit digne d'intérêt pour l'ensemble des pratiquants ?
Est-ce qu'on y évoquerait des sujets sans rapport avec l'aïkido lui-même ou le cours qui se déroule ?
Les stagiaires (parmi lesquels se trouvent souvent de nombreux professeurs) se voient ainsi pris à part (Ô privilège) "afin de leur offrir un entretien privé" en incitant à croire que ces privilégiés sortent de la masse des pratiquants se trouvant sur le tatami.

Cela ne fonctionne qu'avec les gens malléables mais malheureusement il s'avère qu'un grand nombre le sont. Parmi eux, seuls sont choisis ceux qui présentent un intérêt à être téléguidés ou manipulés.   
Malin la méthode...
Les gens choisis pour les petits conciliabules se sentent privilégiés bien que ce soit en fait ceux qui sont les plus aptes à coller au système et ont le meilleur profile d'adeptes sectaires.
Ils reçoivent ainsi leurs consignes et se font souvent laver le cerveau sans même s'en apercevoir.

Et puis il y a aussi les consignes sectaires qui s'adressent à la masse des stagiaires.
Cela se passe à la façon de discours magistraux.
Le maître-gourou invite à poser des questions et ça lui permet de diffuser ses bonnes paroles, tel un messie.
L'enseignement (théorique) de l'aïkido étant authentique et très riche, ça sert de support au discours sectaire qui lui, n'est pas du tout sympathique.
Là encore, la méthode est perverse car il faut accepter l'ensemble comme si c'était vendu tel un pack : pour accéder à une transmission de qualité de l'aïkido, on doit avaler tout le reste sans broncher.

Cela explique les incessantes aller et venues au travers la structure. Certains arrivent avec enthousiasme (l'organisation est présentée de façon fort agréable), d'autres repartent déçus et parfois en courant...
C'est pour cela aussi qu'il est très mal vu de quitter et revenir ou de flirter ailleurs...

La démocratie a toujours été la grande crainte des systèmes autoritaires, et certaines écoles se qualifiants de "traditionnelles" ne doivent en fait leur survie que parce qu'elles ne sont pas démocratiques. Elles n'admettent aucune critique susceptible de remettre en cause les prérogatives liées aux hiérarchies, la plus grande masse étant considérée comme les pions du système (pions péjorativement qualifiés de "consommateurs").

Comme dans tout système "pyramidal", la personne se trouvant à la pointe de la pyramide bénéficie de tous les privilèges et avantages et cela de façon exponentielle.
Wikipedia donne de bonnes explications et de bons exemples exploitant le système pyramidal :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Vente_pyramidale
Evidemment, toutes les lignes ne s'appliquent pas aux écoles traditionnelles mais on peut néanmoins manquer de faire certains rapprochement.
 
 

Ecole traditionnel ou structure au fonctionnement sectaire ?

Dans certaines écoles "traditionnelles" d'aïkido, des pratiquants sont prêts à vendre leur âme pour plaire à leur maître, acquérir son estime et obtenir des grades. Avec leur gueule de faux témoin, ils n'hésitent pas à dénoncer les têtes qui dépassent et faire de la lèche, tout en jouant les frères chaleureux sur les tatamis ou lors des stages.

Bien dressés et quasi lobotomisés par les discours de "leurs gourous", ils sont mandatés (ou parfois manipulés à leur insu), pour faire appliquer les règles mises en place sous couvert de traditions qui n'ont en fait pour seul but que de protéger le maître-gourou et ses prérogatives, ainsi que la structure pyramidale mise en place sur le modèle des sectes.
Ces pions (parfois qualifiés d'uchi deshi) ont pour principale "qualité" de pouvoir entièrement se soumettre au maître-gourou. Peu importe le niveau de maîtrise de l'aïkido pourvu qu'il soit apte à protéger le maître-gourou, le fonctionnement du club-dojo et qu'il soit capable de vanter le système pyramidal, celui-ci facilitant la prolifération des clubs - décrits non sans humour comme "dojos autonomes" - et de leurs petits soldats.
Dans ce type de structures (évidemment construites en marge des fédérations) les grades et les ceintures noires sont distribuées à tout va non pas en fonction de l'engagement, du parcours ou de la maîtrise de la discipline mais en reconnaissance "de l'œuvre" accomplie pour le maître-gourou et sa secte, appelée pudiquement "école".
Il est évident que ce système de grades étant particulièrement subjectif (aucun jury), les anomalies criantes sont pléthores, voulues, et encouragent les coups tordus.
Les exemples sont nombreux et poussent parfois au rire pour un observateur extérieur averti.
 
  

29.8.15

Philosophie ou art de combat, tous les pratiquants ne sont pas aptes

Certains "maîtres d'aïkido" ayant créé leur propre structure (généralement hors fédérations) tiennent des discours philosophiques s'apparentant à ceux tenus par des gourous ou des chefs religieux. Ils prétendent parfois reproduire les pensées du fondateur Me Ueshiba Morihei, tout en oubliant ou en niant que ce dernier avait appartenu à différentes sectes et qu'il avait eu un parcours qui lui était propre.

A l'autre bout du paysage, certains autres "maîtres" font totale abstraction du message humaniste sensé être contenu dans l'aïkido. Soit parce qu'ils n'y sont pas sensibles, soit parce que seul l'aspect martial et technique les intéresse. D'ailleurs ce n'est pas toujours un choix mais simplement une incapacité d'appréhender l'ensemble des composantes de cet art difficile et complexe qu'est l'aïkido.

Compte-tenu de la multitude d'approches existantes, chaque pratiquant devrait pouvoir choisir quel aspect il entend plus ou moins étudier et développer.

C'est ce qui se passe généralement dans les dojos mais ce n'est pas le cas dans certaines écoles où soit l'on vous martèle que la technique n'est pas importante, soit qu'il est tout fait pour vous discriminer si vous souhaitez une pratique "non violente" qualifiée de "bisounours" par des ignorants, des incompétents ou des intolérants sectaires.

A moins d'être une brute épaisse (il y en a) il est intéressant pour tout professeur de savoir où l'on se situe quant au type d'approche.

 

24.8.15

Radio corbeau lors de stages

Pour certaines écoles dites "traditionnelles" les stages sont l'occasion de donner libre cours à la délation, la médisance et la mise au banc d'aïkidokas qui à leurs yeux ne sont pas strictement dans leur moule.
L'aspect humaniste de l'aïkido tel qu'il a été voulu par son fondateur est totalement anéanti et ces moments de stage sont en fait l'occasion de diffuser leurs propres idées, à la manière d'une secte et en excluant toute ouverture vers autrui ou obédiences.
Si le maître qui anime sur le plan technique détient un savoir incontestable et reconnu, il en va tout autrement de son discours qu'il martèle lors de longues poses. Celles-ci ressemblent davantage à des conférences magistrales au cours desquelles la plupart du temps les pratiquants, les yeux écarquillés et les oreilles grandes ouvertes, boivent la bonne parole du grand gourou.
Vu de l'extérieur le spectacle est pitoyable, mais les participants se comportant "en illuminés" totalement subjugués, les préceptes n'ont aucune difficulté à pénétrer les cerveaux, d'autant que les pratiquants sont là aussi pour ça !
Les humains étant constitués de 95 % de moutons, les professeurs aux tendances gourous le savent parfaitement et n'hésitent pas à manipuler leurs troupes pour tailler des costards et diffuser des cabales, comme au temps du moyen âge ou sous l'occupation.