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5.12.16

Quand un petit prof local se prend pour un maïtre

 
Il y a des (pseudo) aïkidokas qui prônent blanc et font noir en répétant bêtement ce qu'ils ont entendu ou lu.
Sans rire, certains sur leur site internet, se vantent d'avoir acquis en 5 ans ce que certains mettent 20 ans à acquérir alors qu'en fait ils en sont encore à la phase imitation (singeries) et resteront sans doute à vie des ignorants.
Un pratiquant sérieux ne mentionne pas l'acquit mais le chemin restant à parcourir afin de toujours mieux maîtriser sa discipline.
(Mê
me un artiste reconnu, en fin de vie, ne tiendrait jamais de tels propos).
Quand on est à ce point présomptueux et qu'on bénéficie néanmoins d'éloges gratifiantes de la part du "maître" qui l'a nourri, le titre de "shihan" que l'on accordait à ce dernier est inapproprié.
Si le nombre d'adhérents d'un club peut contribuer à se faire bien voir par les dirigeants d'une école ou fédération (comme dans tout commerce à succursales multiples), ce n'est pas forcément le reflet de la qualité du professeur.
Ce dernier peut être un bon manager, être doué en marketing, jouir d'un environnement favorable, de supports de publicité, d'un parrainage...et ne pas être pour autant capable d'enseigner correctement l'aïkido et ses valeurs.
Ceux qui ont une authentique expérience et qui sont en capacité de démasquer ces usurpateurs éhontés, dérangent et font souvent l'objet de véritables kabbales, comme au temps de l'occupation ou de l'inquisition.
 
 

19.9.15

"L'aïkido un art de vivre, une philosophie"...mais pas pour tout le monde

ça fait bien marrer les dojos qui affichent sur leur site internet "l'aïkido un art de vivre, une philosophie" alors que ces aspects ne sont pas abordés dans leur enseignement et que - plus grave - certains professeurs se comportent exactement à l'inverse dès qu'ils ont quitté le périmètre des tatamis.
En tout état de cause ils ne peuvent transmettre ce qu'on ne leur a pas enseigné, ce qui est le cas la plupart du temps. A cela s'ajoute que bien peu de pratiquants sont aptes
à adopter et appliquer la philosophie humaniste de Me Ueshiba Morihei.
Quand on martèle que la société n'est pas faite de bisounours et qu'on se doit d'adopter une attitude de redresseur de tort ou "punitive" (voir potentiellement destructrice) on est bien loin des concepts de Ô sensei.
Les exemples ne manquent pas où les actes discréditent les discours mais tant qu'il y aura des incompétents d'un côté et de l'autre les gogos pour faire marcher le fonds de commerce, les clubs ont encore de bons jours devant eux...
Il ne suffit pas de répéter bêtement ce qu'on a lu ou entendu, faut il être à la hauteur de mettre en application.
Cela vaut pour les paroles comme pour les techniques. Je crois que c'est Me Tamura qui disait "volez moi la technique" et il ne disait pas de la copier. Cela signifie qu'il faut se la réapproprier, tout comme l'esprit de l'aïkido dont on doit s'imprégner.
On est bien loin de tout cela dans la plupart des dojos ou l'on observe souvent des singeries grotesques répétant les paroles entendues et mimant ce qui a été vu.
La course à la multiplication des clubs n'est pas un gage de qualité, de même que le nombre d'adhérents. Cela arrive parfois mais c'est très rare.



30.7.15

Charlatanisme et ego

Loin du discours du fondateur de l'aïkido et de sa philosophie finale, bien des enseignants (et parfois de prétendus maîtres) axent leurs démonstrations sur l'aspect destructeur ou un désir viscéral de vaincre.
Malgré leurs discours prétendument zen, leurs prestations dénotent un besoin d'affirmer leur ego, surtout lorsqu'ils se trouvent face à des élèves incrédules ou possédant naturellement une certaine densité (kokyu). Il n'est pas rare alors qu'ils blessent leur partenaire, histoire de montrer qui est le patron. Les exemples ne sont pas rares, y compris lors de stages dont il est interdit de prononcer le nom...
C'est encore plus choquant quand les dégâts se font sur une partenaire féminine, ce qui s'est vu aussi.
A l'inverse, de nombreux enseignants ne possédant qu'un niveau médiocre (malgré leurs titres ou prétendus "diplômes"), ne parviennent à convaincre de leur efficacité qu'en se retranchant derrière les théories qu'ils ne savent même pas mettre en pratique, voir en faisant tout le contraire. 
Généralement ces gens là désignent pour leurs démonstrations des assistants ou des élèves dont ils sont certains qu'ils rentreront dans leurs jeux soit par le fait hiérarchique, soit par crainte de ne pas décevoir, soit par soumission imbécile.
Ces microcosmes que constituent les dojos ne sont en fait que les reflets de nos sociétés où l'on trouve le meilleur et le pire.
Comme dans tout art fut il martial, à moins d'avoir à faire à des experts il est aisé de tromper ou d'usurper.
Dans l'univers de l'aïkido aussi il y a beaucoup de charlatans.  

2.5.15

Retourner aux sources en s'éloignant des bourrages de crânes sectaires

Prendre du recul par rapport à certains cercles débilitants de l'aïkido peut être salvateur. Sortir du milieu permet une objectivité et des analyses ramenant aux sources de ce qui nous a  autrefois séduit dans l'étude de l'aïkido. Se situer en dehors de toute influence sectaire équivaut à un bain de jouvence et ramène à une sobriété de laquelle des années de bourrage de crâne nous avaient éloignés.