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5.12.16

Course aux médailes et aux titres

Se fixer un objectif de grade ou de titre est le plus sur moyen de ne pas progresser en aïkido.
Pourtant certaines écoles ou fédérations (ou clubs) distribuent ce genre de satisfécits à tour de bras afin de conserver des effectifs, se vautrer dans les chiffres ou se vanter du nombre de gradés dans leurs rangs. Tous ces motifs n'ont évidemment rien à voir avec des niveaux réels.
La seule méthode pour évoluer et d'aller toujours vers une meilleure maîtrise
est tout simplement de faire de son mieux à tout instant, comme on doit le faire en toute chose hors dojo.
La recette est simple et c'est la seule que personne ne pourra jamais critiquer.
Parce qu'on n'est pas des clones, tout le monde n'a pas les mêmes capacités.
Mais nous sommes tous égaux devant l'effort de bien faire.
Le summum de la bêtise se dévoile parfois quand on ne revoit plus un pratiquant alors qu'il vient d'être autorisé à porter le hakama ou après l'obtention d'un grade dan. Le véritable profil apparaît alors et les raisons mises en avant sont des plus diverses, sauf la vraie : l'ego et la recherche "des distinctions" auxquels notre société l'a habitué depuis son plus jeune âge.





Ouvrir un dojo sans en avoir l'étoffe, y a pas qu'en politique qu'on se la pète...

Quelque soit l'organisation, un N° 2 ou un N° 3 peuvent être excellents à leur poste sans pour autant avoir jamais un profile de N° 1.
C'est pourtant ce que l'on voit fréquemment.
Soit parce qu'ils sont poussés par leur groupe, soit qu'ils sont nommés arbitrairement ou pour des raisons qui ne sont pas liées à leur compétence.
Un bon exécutant n'est pas forcément apte à diriger et encore moins leader parce qu'on l'aura décrété !
Dans mon métier j'ai très souvent vu des sous d
irecteurs qui étaient excellents dans leur poste de second (même s'ils remplaçaient correctement le N° 1 ponctuellement) et foiraient complètement dès qu'ils étaient promus N° 1.
De plus les profiles peuvent changer subitement quand on accède à certains pouvoirs conférés au N° 1.
On constate cela aussi en politique.
Et en aïkido dans des écoles dites "traditionnelles", contrairement à ce que certains veulent faire croire, tous les N° 2 ou 3 ne sont pas forcément compétents au point de pouvoir créer leur propre dojo.
Les assistants du professeur (deshi) ne feront pas forcément de bons "maîtres de dojo".
En poussant à outrance à l'autonomie (ce qui est souvent illusoire), certains dojos transmettent un aïkido dénaturé, superficiel et éloigné de ce qu'a initialement enseigné le maître.
Que dire alors de l'abîme séparant de l'aïkido de Ueshiba Morihei !
Comme dans tout art, il faut du temps pour acquérir les connaissances.
Et même en étant doué, on n'a pas forcément en soi la faculté de transmettre, j'ai connu de nombreux professeurs qui ne savaient pas enseigner. Les élèves stagnaient et parfois lassés, ils finissaient par changer de dojo ou s'orientaient vers d'autres arts martiaux ou d'autres activités. Et ces derniers reviennent rarement vers l'aïkido.



Quand un petit prof local se prend pour un maïtre

 
Il y a des (pseudo) aïkidokas qui prônent blanc et font noir en répétant bêtement ce qu'ils ont entendu ou lu.
Sans rire, certains sur leur site internet, se vantent d'avoir acquis en 5 ans ce que certains mettent 20 ans à acquérir alors qu'en fait ils en sont encore à la phase imitation (singeries) et resteront sans doute à vie des ignorants.
Un pratiquant sérieux ne mentionne pas l'acquit mais le chemin restant à parcourir afin de toujours mieux maîtriser sa discipline.
(Mê
me un artiste reconnu, en fin de vie, ne tiendrait jamais de tels propos).
Quand on est à ce point présomptueux et qu'on bénéficie néanmoins d'éloges gratifiantes de la part du "maître" qui l'a nourri, le titre de "shihan" que l'on accordait à ce dernier est inapproprié.
Si le nombre d'adhérents d'un club peut contribuer à se faire bien voir par les dirigeants d'une école ou fédération (comme dans tout commerce à succursales multiples), ce n'est pas forcément le reflet de la qualité du professeur.
Ce dernier peut être un bon manager, être doué en marketing, jouir d'un environnement favorable, de supports de publicité, d'un parrainage...et ne pas être pour autant capable d'enseigner correctement l'aïkido et ses valeurs.
Ceux qui ont une authentique expérience et qui sont en capacité de démasquer ces usurpateurs éhontés, dérangent et font souvent l'objet de véritables kabbales, comme au temps de l'occupation ou de l'inquisition.
 
 

31.8.15

Ecole traditionnel ou structure au fonctionnement sectaire ?

Dans certaines écoles "traditionnelles" d'aïkido, des pratiquants sont prêts à vendre leur âme pour plaire à leur maître, acquérir son estime et obtenir des grades. Avec leur gueule de faux témoin, ils n'hésitent pas à dénoncer les têtes qui dépassent et faire de la lèche, tout en jouant les frères chaleureux sur les tatamis ou lors des stages.

Bien dressés et quasi lobotomisés par les discours de "leurs gourous", ils sont mandatés (ou parfois manipulés à leur insu), pour faire appliquer les règles mises en place sous couvert de traditions qui n'ont en fait pour seul but que de protéger le maître-gourou et ses prérogatives, ainsi que la structure pyramidale mise en place sur le modèle des sectes.
Ces pions (parfois qualifiés d'uchi deshi) ont pour principale "qualité" de pouvoir entièrement se soumettre au maître-gourou. Peu importe le niveau de maîtrise de l'aïkido pourvu qu'il soit apte à protéger le maître-gourou, le fonctionnement du club-dojo et qu'il soit capable de vanter le système pyramidal, celui-ci facilitant la prolifération des clubs - décrits non sans humour comme "dojos autonomes" - et de leurs petits soldats.
Dans ce type de structures (évidemment construites en marge des fédérations) les grades et les ceintures noires sont distribuées à tout va non pas en fonction de l'engagement, du parcours ou de la maîtrise de la discipline mais en reconnaissance "de l'œuvre" accomplie pour le maître-gourou et sa secte, appelée pudiquement "école".
Il est évident que ce système de grades étant particulièrement subjectif (aucun jury), les anomalies criantes sont pléthores, voulues, et encouragent les coups tordus.
Les exemples sont nombreux et poussent parfois au rire pour un observateur extérieur averti.