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25.5.16

Traditionnel, pyramidal, "faux maîtres" et authentiques mini gourous

Ceux qui parcourent des articles anciens s'apercevront rapidement que les analyses ont évolué au fil du temps. Après avoir encensé la structure traditionnelle à laquelle j'ai appartenu pendant une quinzaine d'années (on était "formé" pour), à l'occasion de certains événements je me suis aperçu que dans la vie rien n'est tout blanc ou tout noir mais constitué de gris colorés.
Yin/yang n'est qu'un raccourci simpliste qui en de mauvaises mains sert d'alibi à tous les excès. Par exemple quand on entend "qui n'est pas avec moi est contre moi" ou bien "définir qui est ami implique de définir les ennemis", etc. ce genre de conneries...


Dans certaines organisations (sectaires) la confusion est parfois savamment entretenue et permet à ceux qui sont peu instruits, peu qualifiés, peu intelligents ou avides d'ego, de donner le change face aux non initiés.

Ici on aura à faire à quelqu'un d'érudit, de compétent dans son domaine, d'un technicien sortant du lot...
Mais il n'y a en fait que lui (le maître ayant créé sa propre école) qui puisse revendiquer de telles qualités.  

Que signifie "traditionnel" ?
Wikipedia indique : "La tradition désigne la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial. Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d'identité d'une communauté humaine"...
Ce terme peut donc s'appliquer à une structure, au contenu qu'elle véhicule, ses règles, une approche, une philosophie, une façon de vivre, un art martial, etc..

Les problèmes naissent quand on veut mêler les avantages d'une approche traditionnelle à ceux du monde moderne, agiter le tout et sortir du chapeau des diktats made in Ecole machin.
Et quand on met tout ça entre les mains de pseudo assistants avides d'autorité ou en manque de reconnaissance, des dérives de type sectaire émergent immédiatement.
Les comportement autoritaires  finissent par se substituer à l'Autorité (celle qui est reconnue et n'a pas lieu d'être remise en cause) et ceux qui sont encore capables de penser par eux-mêmes (il y en a) n'ont d'autre alternative que d'aller voir ailleurs.

En résulte un gâchis sans nom, où l'irrespect côtoie la trahison et la reconnaissance, l'amnésie.
Les nobles valeurs mises en avant dans la discipline s'évaporent du jour au lendemain et il ne faut pas gratter beaucoup pour que réapparaissent les vraies natures de ces prétendus "deshis" (assistants nommés à tort ou auto proclamés, personne ne le sait).

Chaque année on constate que de nombreux dojos quittent leur rattachement "à l'organisation" mais ce phénomène n'est décelable que de l'intérieur puisqu'aucune liste de dojos n'est publiée (sauf initiative locale).
Et pour cause : cela fait désordre de constater que tel et tel dojos ont quitté la structure, même si chaque année il s'en crée de nouveaux (turnover).
On peut se dire raisonnablement que les réalités succédant aux sirènes, nombreux sont les professeurs qui n'acceptent pas un fonctionnement sectaire et pour certains, de constater des titres et des grades distribués à la volée sans critères cohérents, excepté si l'on tient compte des notions "commerciales" (nombre d'adhérents, génération de dojos, organisation de stages rémunérant, etc.).

On est donc bien loin des considérations de parcours, de respect du maître et de la discipline, des connaissances de l'aïkido, du relationnel, du niveau technique bref, du profil réel du pratiquant.




 
 
 
 

4.11.15

Sémantique inappropriée ou jargon au service du marketing ?

Il est souvent répandu l'idée que le profil d'un professeur ou d'un pratiquant se définit en indiquant de qui il est l'élève.
C'est l'une des caractéristiques de l'approche dite "traditionnelle", mais ce n'est pas aussi simple qu'il y paraît.
Il est assez peu fréquent qu'un aïkidoka ait la chance de tomber pile poil sur le maître qui lui convient et qu'il puisse le conserver durant toute sa vie de pratique, ne serait-ce que pour une question d'âges.
Il serait donc davantage judicieux de parler d'Ecole Machin ou courant Bidule, ce qui n'ôterait en rien les œuvres des dits Me Machin ou Me Bidule, bien au contraire.

Certains maîtres insistent pour que les pratiquants se revendiquant de leur enseignement, mentionnent qu'ils sont leurs élèves, alors que souvent ils ne sont en fait qu'élèves de leurs élèves, voir élèves d'élèves d'élèves...
Il ne suffit pas de participer à des stages, même s'ils sont nombreux, pour pouvoir revendiquer qu'on est l'élève direct d'un maître Machin.
"La ruse" assez répandue aujourd'hui consiste  à utiliser des termes anciens utilisés dans les écoles traditionnelles d'arts martiaux (ryu).
C'est ainsi qu'on baptise les élèves assistant d'un maître, "deshi" et qu'on y ajoute la précision de "uchi" s'il se trouve dans le même dojo ou "soto" s'il se trouve à pétaouchnoc.

Et c'est là qu'on rigole en constatant qu'il y a depuis quelques années inflation de soto deshi, comme si le dojo mère avait un jour compté des centaines ou des milliers d'élèves, qui auraient été missionnés afin de porter la bonne parole à travers la France et...le monde entier.
Nul doute que ceux qui utilisent ce concept s'inspirent de ce qu'a fait le fondateur de l'aïkido en envoyant ses meilleurs élèves au travers le monde après la guerre de 40.
Mais pour qu'un professeur de dojo prétende être un élève de Machin ou l'un de ses soto deshi, ne faudrait-il pas qu'il ait été ou soit encore un élève régulier, assidu et pendant des années, ce qui est rarement le cas.
Pour pallier à cette terminologie impropre, la solution pour certains maîtres est de qualifier de cours, les stages animés par monts et par vaux. Puisque les élèves n'étudient pas tous physiquement dans le dojo du maître, on va imaginer que le maître dispense des cours dans un dojo itinérant, allant de ville en ville, voir de pays en pays.  
Un dojo étant par définition "un lieu où l'on étudie la voie", rien ne s'oppose à ce concept.
Par contre est-il exact que les professeurs qui n'ont reçu l'enseignement du maître qu'au travers ce type de cours (itinérants et ponctuels) soient qualifiés de soto deshi ?
N'est-ce pas grotesque et nullement le reflet de la réalité ?Cela flaire le marketing et trompe les futurs pratiquants.

Ne serait-il pas plus honnête qu'un professeur mentionne son parcours, ses recherches, les maîtres auprès desquels il a étudié, le ou les professeurs ainsi que les obédiences/écoles/courants ?
Dans le temps on utilisait le système menkyo et l'on inscrivait tout cela sur des supports qui prenaient parfois la forme de rouleaux plus ou moins longs.

Le terme "soto deshi" est aujourd'hui mêlé à toutes les sauces et ne peut qu'engendrer de mauvaises interprétations, voir des embrouilles avec le maître cité ou ses authentiques deshi, si peu nombreux soient-ils.

Fort heureusement, le pratiquant lambda se moque éperdument de toutes ces subtilités.
Mais quand l'heure arrive de créer son propre dojo et qu'on appartient à une structure "traditionnelle" (système pyramidal et non fédéral) on est contraint de fonctionner selon ses règles cela va de soi.
Dans une telle organisation, quand des usances sont  réactualisées sous le prétexte "qu'il faut s'adapter au monde moderne", on nage dans l'incohérence, le terme "tradition" est discrédité et devient un élément de marketing parmi d'autres.

Quant à ceux qui affirment qu'un dojo est "autonome" cela concerne uniquement la forme juridique et la comptabilité. Pour la partie aïkido, c'est mensonger, totalement faux et le professeur est entièrement dépendant. Il n'est même pas libre de son image ni de citer ses références, même si celles-ci sont constituées de 40 ans d'expériences et de rencontres.

C'est tout de même un comble quand on se situe dans le pays des Droits de l'homme non ?!   
 
 
    

3.11.15

Un professeur d'aïkido n'est pas un enseignant comme les autres

Quelle que soit la discipline que l'on choisit de pratiquer, les premières séances sont déterminantes sur l'avenir de la pratique. La proximité est  l'un des paramètres qui guide le choix mais aussi et surtout le relationnel. Si le courant ne passe pas correctement avec le professeur, la relation et l'engagement dans la discipline pourront rapidement être remis en cause.
Le 2e élément important est l'intégration dans le groupe existant.
S'il n'y a pas osmose dans le groupe et un lien ténu avec le professeur, de rapides dysfonctionnements apparaîtront et aucune harmonie ne sera possible.
C'est aussi pourquoi un professeur d'aïkido n'est pas forcément interchangeable avec un quelconque autre professeur.
Un enseignant d'aïkido étant comparable à un artiste, il possède ses spécificités. Les pratiquants qui composent son dojo acceptent son enseignement et les  liens réciproques (connexions) se renforcent au fil du temps.
A l'inverse, si un pratiquant ne trouve pas sa voie avec tel maître, la qualité s'étiolera, aucun progrès ne sera plus possible et la décision de partir ou être poussé vers la sortie deviendra inéluctable.

Lorsqu'un professeur est amené à quitter son dojo pour des raisons matérielles (mutation professionnelle, déménagement...) il est absurde de penser qu'il puisse être remplacé par n'importe quel autre professeur.
Le choix de son successeur doit impérativement inclure une certaine compatibilité avec les composants du dojo, ceux-ci ayant été formés à l'image du professeur.
Imposer un professeur sans tenir compte de l'avis du prof partant est une grave erreur qui expose à une possible débandade des effectifs ou bien à de rapides disharmonies.
Les exemples ne manquent pas, y compris lorsque le successeur affiche un grade plus élevé ou qu'il est présumé être d'un niveau de compétence bien supérieur, fut-il maître machin ou shihan truc.   
Enseigner l'aïkido n'est pas enseigner des mathématiques ou la langue française.
Ce n'est pas non plus donner des cours de natation, de foot ou de sport.
En France, l'erreur dans l'esprit de la plupart réside dans l'idée que se font les gens sur le diplôme d'état censé être le sésame pour transmettre un savoir.
Or ce fameux papier n'est nullement le garant d'un enseignement de qualité en ce qui concerne l'art de l'aïkido.
Le posséder n'est pas forcément un obstacle non plus, tout dépend du parcours et du maître référent.
Il faut savoir que les dérives existent aussi quand certains professeurs ont été mis en place uniquement pour gonfler le nombre des dojos de telle ou telle obédience.
Le niveau de bagage de certains professeurs fait pitié à voir dans certaines organisations dites "traditionnelles" et il faut bien admettre que cela plaide en faveur d'un diplôme d'état dans la tête de beaucoup de gens.
Le formatage intellectuel existe. Seuls les esprits libres sont capables de discerner avec sagesse.



 

2.11.15

Le sage de Lao Tseu

Vouloir pratiquer un art martial, que ce soit l'aïkido ou autre importe peu.
Ce qui compte c'est de trouver sa voie (do).
L'approche et la philosophie de l'aïkido sont spécifiques à cette discipline mais en vérité avec le recul de plusieurs dizaines d'années, seul importe la réalisation de soi.
 
De nos jours, un art martial n'a de sens que s'il s'accompagne d'un art de vivre incluant des aspects physiques et spirituels. Elever l'homme, cultiver des valeurs universelles et se dépouiller de tout ce qui est mauvais en soi (misogi), voilà ce qui peut enrichir et fournir des outils aidant à la relation et la gestion du quotidien.

Ceux qui s'entraînent pour dominer, imposer ou se mettre en avant, devraient pratiquer un sport de compétition et ne pas polluer l'esprit de l'aïkido.

Chaque fois qu'un pratiquant d'aïkido se fixe un objectif c'est qu'il n'a rien compris au tao, présent en filigrane et généralement exprimé par des mots impropres.

Suivre son chemin quoiqu'il arrive est incompatible avec le projet d'un grade, d'une distinction, d'un poste au sein d'un dojo ou d'une organisation (fédé ou école).

Quand on a compris cela, rien ne peut plus nous atteindre et l'on est réellement sur une voie valorisante.

La plupart des pratiquants avec lesquels j'ai eu le plaisir de travailler dans mon dojo ont su percevoir cet enseignement et ils n'ont jamais cessé de progresser, sans bruit ni éclats mais le plus surement qui soit.
 
 
 

12.10.15

Aïkido ou singeries ?

En suivant un concept traditionnel, certaines structures sont organisées autour d'un seul et unique "maître", parfois qualifié de "shihan" par ses élèves. Même si ce terme est rarement revendiqué par ces maîtres, il n'est pas non plus démenti.
Certains au fil du temps, prennent goût aux déférences et aux éloges et des dérapages peuvent émerger, notamment lorsque des sbires extérieurs au dojo (appelés parfois soto deshi) se comportent comme des porte flingues.
Des gus qui évoluent dans le plus ou moins proche cercle de celui qu'ils considèrent comme "leur gourou", parfois avides de reconnaissance, se lâchent dès qu'ils le peuvent afin de satisfaire leur ego.
En prétextant l'ignorance des pratiquants ils utilisent le mot "tradition", en font un fourre-tout et s'autorisent tous les débordements.
Ils sont souvent plus califes que le calife lui-même et ça doit bien faire marrer "le maître", qui les utilise justement pour cette aptitude à se soumettre et à soumettre.
La liberté c'est de pouvoir exercer des choix et choisir de ne pas en avoir est aussi une liberté certes, mais cela n'est pas une option cohérente pour l'exercice de l'aïkido, surtout si l'on veut en faire "un do" (un outil pour trouver son propre chemin).
Le conditionnement fait partie du jeu (= des règles) dans certaines organisations. Sans s'en rendre compte, les pratiquants au fil du temps finissent par adhérer au système et oublient ce qu'ils ont appris depuis leur naissance sur le fonctionnement "démocratique", avec tous les dangers que "cet oubli" sous-tend.
 
S'il y a des soumis, c'est qu'il y a aussi "des maîtres"

Maître d'aïkido (comme maître en peinture ou toute autre art ou discipline) ne signifie pas "gourou". Et pourtant beaucoup de pratiquants se comportent comme des disciples, répétant comme des singes les bonnes paroles de leur manitou sans avoir pour autant sa culture et ses connaissances.
Sans endosser la peau "d'un psychocrate", il est facile d'identifier les profiles qui se prêteront docilement au système.
Par extension se pose la question de savoir ce qui amène à pratiquer un art martial et particulièrement l'aïkido, discipline ayant pour base une philosophie particulière mais que peu de pratiquants incorporent dans leur étude.
Pour certains, ne pourrait-on parler tout simplement d'un genre de "syndrome de David et Goliath" quand ils viennent vers l'aïkido ? La démarche n'en demeure pas moins noble que pour celui qui considère l'aïkido comme un système philosophique et un art de vivre complets, hormis qu'il manque aux premiers l'élément tao, normalement omniprésent. 
Pour d'autres, il existe en sous jacence un besoin de vaincre, voir de dominer.
C'est ainsi qu'ils transforment leur pratique en sport et leurs relations à l'autre s'en ressentent immédiatement, biensur sur les tatamis mais aussi hors du périmètre du dojo.
Nombreux sont ceux à qui l'aïkido ne sert à rien, si ce n'est donner libre cours à leurs fantasmes tout en emmerdant les pratiquants authentiques qu'ils finissent par faire fuir loin d'eux, donc "de l'organisation".

 

21.9.15

Les fadaises de certaines écoles d'aïkido


Reconnaître recevoir ou avoir reçu un enseignement de qualité n'implique nullement devoir lécher les pieds de quiconque, fut il qualifié de shihan par ses laquais.
Quant aux gens  gravitant dans le proche cercle d'un maître, dommage pour l'ego de certains mais ils ne sont strictement rien en dehors du périmètre géographique du dojo.

L'emploi de termes japonais plus ou moins hermétiques pour la plupart ne change rien à la réalité ni au ressenti des pratiquants.
Affirmer qu'un dojo est en fait l'endroit où évolue un maître est stupide, à moins qu'il le trimballe dans une caravane ou tel un cirque.
La confusion est entretenue quand on prétend que les stages animés par monts et par vaux sont appelés "cours" et que sous cette appellation on en profite pour diffuser des slogans, taper sur les pratiquants d'autres obédiences (ou même leurs propres pratiquants s'ils ne sont pas totalement dans leur moule), dénigrer et faire du bourrage de crâne ainsi que pourrait le faire un gourou dans sa secte.
C'est là encore la manifestation d'un ego surdimensionné, sans doute exacerbé par une immense frustration passée.
 
Ces attitudes et comportements sont bien loin de l'harmonie que devrait susciter la pratique de l'aïkido et se situent aux antipodes de la philosophie de Ueshiba Morihei.
 
Même si l'on considère intellectuellement qu'un dojo signifie "l'endroit où l'on étudie la voie", cela n'est fait ici que pour donner un sens quasi divin au maître-gourou, en lui conférant un statut permanent quelque soit l'endroit où il se trouve.
Absurdité qui pourtant est couramment acceptée dans certaines écoles dites "traditionnelles".
C'est bien connu plus les couleuvres sont grosses, plus on peut les faire avaler aux gogos.
 
L'idée d'un professeur qui maîtrise particulièrement bien sa discipline (un maître) qui va de ville en ville en faisant croire qu'il anime de simples cours est séduisante car elle lui donne la sensation d'avoir un nombre très important d'élèves directs. Cela n'est évidemment qu'une vue (de son) d'esprit puisque les stages ne sauraient en aucun cas remplacer des cours véritables et assidus auprès d'un professeur.
Il est non moins idiot de penser qu'un pratiquant participant de temps en temps à un stage (appelé cours par certain maître) puisse retirer un bien gros bénéfice sur le pure plan de l'aïkido.
Côté animateur, il est évident que cela n'est pas le but.
 
Cela pourrait se comprendre si ces cours/stages s'adressaient aux seuls professeurs de dojo, ceux-ci étant les relais pédagogiques entre LE maître et l'ensemble des pratiquants.
Faut-il encore que ces cours/stages ne se cantonnent pas à quelques heures (généralement 2 fois 3 heures un we) mais s'étendent sur des périodes plus longues, par exemple d'une semaine.
Cela existe aussi mais demeure sélectif et ne se démarque pas sur le fonds des cours/stages "itinérants".
Malgré que les fédérations soient en permanence dénigrées, leurs stages sont définis comme des stages et leurs contenus se démarquent de banals cours.
Lorsqu'ils s'adressent à des professeurs ou futurs professeurs, les contenus sont adaptés et quelque soit le niveau de l'animateur (généralement très expérimenté), ça n'est jamais qualifié de cours car ce n'en sont pas et l'intérêt est tout autre.
Ce n'est pas pour autant qu'ils soient prétextes à propagande, lavage de cerveaux ou l'occasion d'affirmer qu'ils sont les seuls détenteurs d'un véritable aïkido.      

 
 
 

19.9.15

Quand de prétendus shihan à la grosse tête deviennent ingrats

Les professeurs ayant créé leur propre organisation ou "école" revendiquent pratiquement toujours la transmission d'un maître, de préférence japonais et le plus proche possible du fondateur de l'aïkido sur le plan de la filiation. Par exemple Tamura, Saïto, Hikitsuchi, Tohei, Nocquet, Tissier, Gosio Shioda, Noro, etc.
Mais il y a des exceptions.
Certains n'évoquent jamais leur filiation, comme s'ils détenaient miraculeusement leurs connaissances ou directement de feu Ô sense
i.
Une autre raison peut être tout simplement d'avoir pioché dans l'enseignement de multiples maîtres anciens élèves de Ueshiba afin de créer leur propre style constitué d'un melting pot d'approches et de techniques.
Certains flous sont parfois savamment entretenus, comme s'il était honteux d'admettre être redevable de plusieurs maîtres.
De nos jours compte tenu du foisonnement des livres, des vidéos, des documents présents sur internet et des revues facilement accessibles par tout le monde, il est facile de trouver la documentation recherchée pour adapter la discipline à nos préférences.
Certains de ces aïkidoka ayant créé leur propre courant (pratiquants au minimum de 3e génération après Ô sensei) peuvent pourtant se révéler "géniaux" et séduire de nombreux pratiquants.
L'aïkido comporte des techniques qui existaient avant Ueshiba. De nombreux autres maîtres les ont également utilisées dans leurs écoles (ryu) en les adaptant à leur morphologie, leurs recherches, leurs buts et selon leur génie créatif.
C'est pas nouveau, il est plus facile d'exploiter le terme "aïkido" que de créer un nouveau nom qui sera forcément moins porteur.
C'est pourquoi on observe de très nombreuses tendances ou courants, en France comme partout dans le monde.



16.9.15

L'effet boomerang ou : l'arroseur arrosé


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L'article ci-dessus a généré une suite d'échanges assez épiques sur cette page : http://www.aiki-forum.com/index.php?/topic/2757-canular-blague-nanar-du-net-ou-site-sans-filet/page-2

Pour une fois, un forum sert à quelque chose.
Faites vous plaisir, lisez le sujet jusqu'au bout car ça vaut son jus.  

Il y a quelques mois, le gus visé a participé à une chasse aux sorcières consistant à harceler par téléphone un professeur appartenant pourtant à la même organisation que lui.

Ce mini gourou (ou petit soldat ?) aimant qu'on parle de lui, voilà chose faite !
 
 
    

6.9.15

Un article de forum qui interpèle

http://www.aiki-forum.com/index.php?/topic/2757-canular-blague-nanar-du-net-ou-site-sans-filet/page-2?hl=peyrache

 N'étant pas un adepte des forums pour de multiples raisons, je n'y viens que très rarement et y interviens encore moins. Je suis donc tombé "par hasard" sur cet article et souhaiterais apporter des infos complémentaires.
Il y a 20 mois, le personnage mis en cause a eu le toupet de me contacter par téléphone (peut-être sur la suggestion de son gourou) afin de m'édicter ce que je devais faire sur le plan médiatique concernant mon dojo (site internet, vidéos, liens URL, etc.) et il a tenu des propos menaçants dans le cas où je ne m'exécuterais pas ! Dans la foulée, 2 autres personnages (dont 1 que je ne connaissais pas davantage mais évoluant "dans le même cercle géographique") ont enfoncé le clou en me tenant des propos similaires. De tels comportements s'apparentant à une cabale ne pouvaient manquer d'être téléguidés et m'ont incité à quitter l'organisation à laquelle j'avais appartenu depuis 1997. Je précise que j'avais eu dans les années 2000 le plus gros dojo de la région parisienne en terme de nombre de pratiquants et le 3e ou 4e sur le plan national...
L'ego surdimensionné du  personnage en question est encouragé par le système lui-même et s'apparente à celui de sectes : les personnalités "fragiles" ou "malléables" sont exploitées et servent de bras armé sans que pour autant le maître soit jamais mouillé.

Tant qu'on est à l'intérieur du système et qu'on trace sa route sans être importuné, on tolère ses incohérences  pourvu qu'on bénéficie d'un enseignement de très bonne qualité. Mais quand les grains de sables s'accumulent, l'analyse se fait toute autre et beaucoup de choses deviennent intolérables.
Le terme "traditionnel" a beau jeu de faire avaler pas mal de pilules, y compris une totale soumission envers le maître et le système (pyramidal), la lobotomisation au niveau de la réflexion, la liberté préconisée mais qui en fait n'existe pas, pas plus que l'autonomie des dojos.

N'est-ce pas Gainsbourg qui disait : "La liberté dépend de la longueur de la corde" ?

Ce que l'on constate est assez inquiétant car on se croirait revenu à l'époque de l'inquisition ou des dénonciations pendant la guerre, "de bonnes âmes" aujourd'hui comme hier, étant toujours prêtes à couper les têtes qui dépassent.

Même sur ce forum on reconnaît très vite les petits soldats qui se font plus califes que le calife lui-même et j'ai bien failli tomber dans ce piège moi-même il y a encore peu d'années.
Les raisons sont nombreuses et découlent parfois d'une certaine manipulation mentale. Le pratiquant étant mis en permanence en position d'ignorant, on peut lui faire gober tout et n'importe quoi. Et le pas peut être vite franchi de transformer un pratiquant-étudiant en deshi-adepte.
Pour preuve les slogans créés par le maître, qui sont repris sur de nombreux sites de dojos de l'école, quand ce n'est pas pitoyablement copié/collé ou réécrit maladroitement dans un langage à peine lisible.

Le shihan (le modèle) génère un mécanisme de mimétisme chez les esprits les plus fragiles.
Les élèves du maître-gourou répètent à foison les règles édictées et certains deviennent incapables de penser par eux-mêmes tant l'interdiction induite les a imprégnés.

Un exemple de dérive :  "le maître du dojo" (= le patron dans le système traditionnel de AP) est souvent confondu avec "le Maître" tout court = celui qui maîtrise sa discipline.
Cela arrange bien les professeurs qui n'ont derrière eux que quelques années de pratiques, comme c'est le cas pour le personnage objet de la rubrique.

Même s'il est doué (on n'en sait rien), il saute aux yeux que la description outrancière de son profil prête vraiment à rire et discrédite non seulement le gus mais aussi son école et le maître qui se trouve en haut.

Quand on pense que l'ego est sensé être mis de côté quand on est un authentique aïkidoka !
En outre c'est pas parce qu'on comptabilise un bon nombre d'adhérents (c'est semble t-il son cas), qu'on transmet un aïkido de qualité : on peut tout simplement être un bon vendeur !  



31.8.15

Stages, privilèges et bourrages de crânes

Quand le hasard vous conduit vers un maître d'aïkido authentique, on ignore que le prix à payer pour bénéficier de son enseignement peut être extrêmement lourd même si de prime abord le fonctionnement qu'on vous impose corolairement est assez peu contraignant et même plutôt simpliste (un patron, des contremaîtres, des employés et ...des consommateurs).

Au fil du temps, si l'on se rapproche peu ou prou "du bon dieu", on s'aperçoit qu'on vous demande d'être de plus en plus servile envers le maître en vous faisant croire (tout comme dans les sectes) qu'en dehors de lui point d'enseignement sérieux et que votre sort sera définitivement celui d'un ignorant.

Pour savoir si vous êtes digne d'entrer dans le cercle des initiés ou postulants initiés il y a un signe qui ne trompe pas, les stages.
Au cours des stages, si vous n'êtes pas convié par le gourou-maître à l'un de ses incessants petits conciliabules sur les tatamis (et oui !) c'est que vous n'êtes pas dans ses petits papiers.
Ces petits conciliabules s'apparentent à des attitudes de comploteurs ; c'est très choquant pour les pratiquants qui n'y sont pas encore habitués, c'est contraire à l'étiquette et même à la simple bienséance.
Que peut on s'y dire qui ne soit digne d'intérêt pour l'ensemble des pratiquants ?
Est-ce qu'on y évoquerait des sujets sans rapport avec l'aïkido lui-même ou le cours qui se déroule ?
Les stagiaires (parmi lesquels se trouvent souvent de nombreux professeurs) se voient ainsi pris à part (Ô privilège) "afin de leur offrir un entretien privé" en incitant à croire que ces privilégiés sortent de la masse des pratiquants se trouvant sur le tatami.

Cela ne fonctionne qu'avec les gens malléables mais malheureusement il s'avère qu'un grand nombre le sont. Parmi eux, seuls sont choisis ceux qui présentent un intérêt à être téléguidés ou manipulés.   
Malin la méthode...
Les gens choisis pour les petits conciliabules se sentent privilégiés bien que ce soit en fait ceux qui sont les plus aptes à coller au système et ont le meilleur profile d'adeptes sectaires.
Ils reçoivent ainsi leurs consignes et se font souvent laver le cerveau sans même s'en apercevoir.

Et puis il y a aussi les consignes sectaires qui s'adressent à la masse des stagiaires.
Cela se passe à la façon de discours magistraux.
Le maître-gourou invite à poser des questions et ça lui permet de diffuser ses bonnes paroles, tel un messie.
L'enseignement (théorique) de l'aïkido étant authentique et très riche, ça sert de support au discours sectaire qui lui, n'est pas du tout sympathique.
Là encore, la méthode est perverse car il faut accepter l'ensemble comme si c'était vendu tel un pack : pour accéder à une transmission de qualité de l'aïkido, on doit avaler tout le reste sans broncher.

Cela explique les incessantes aller et venues au travers la structure. Certains arrivent avec enthousiasme (l'organisation est présentée de façon fort agréable), d'autres repartent déçus et parfois en courant...
C'est pour cela aussi qu'il est très mal vu de quitter et revenir ou de flirter ailleurs...

La démocratie a toujours été la grande crainte des systèmes autoritaires, et certaines écoles se qualifiants de "traditionnelles" ne doivent en fait leur survie que parce qu'elles ne sont pas démocratiques. Elles n'admettent aucune critique susceptible de remettre en cause les prérogatives liées aux hiérarchies, la plus grande masse étant considérée comme les pions du système (pions péjorativement qualifiés de "consommateurs").

Comme dans tout système "pyramidal", la personne se trouvant à la pointe de la pyramide bénéficie de tous les privilèges et avantages et cela de façon exponentielle.
Wikipedia donne de bonnes explications et de bons exemples exploitant le système pyramidal :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Vente_pyramidale
Evidemment, toutes les lignes ne s'appliquent pas aux écoles traditionnelles mais on peut néanmoins manquer de faire certains rapprochement.
 
 

24.8.15

Radio corbeau lors de stages

Pour certaines écoles dites "traditionnelles" les stages sont l'occasion de donner libre cours à la délation, la médisance et la mise au banc d'aïkidokas qui à leurs yeux ne sont pas strictement dans leur moule.
L'aspect humaniste de l'aïkido tel qu'il a été voulu par son fondateur est totalement anéanti et ces moments de stage sont en fait l'occasion de diffuser leurs propres idées, à la manière d'une secte et en excluant toute ouverture vers autrui ou obédiences.
Si le maître qui anime sur le plan technique détient un savoir incontestable et reconnu, il en va tout autrement de son discours qu'il martèle lors de longues poses. Celles-ci ressemblent davantage à des conférences magistrales au cours desquelles la plupart du temps les pratiquants, les yeux écarquillés et les oreilles grandes ouvertes, boivent la bonne parole du grand gourou.
Vu de l'extérieur le spectacle est pitoyable, mais les participants se comportant "en illuminés" totalement subjugués, les préceptes n'ont aucune difficulté à pénétrer les cerveaux, d'autant que les pratiquants sont là aussi pour ça !
Les humains étant constitués de 95 % de moutons, les professeurs aux tendances gourous le savent parfaitement et n'hésitent pas à manipuler leurs troupes pour tailler des costards et diffuser des cabales, comme au temps du moyen âge ou sous l'occupation.
 
 
 

21.8.15

Maîtres ou simples prof, les cacas nerveux doivent ils être permis ?

Plusieurs des professeurs qui m'ont transmis une partie de leur savoir ont témoigné d'une personnalité "sortant du lot".
Néanmoins aujourd'hui encore, je leur suis reconnaissant de leur enseignement.
Par contre, je ne sais pas pourquoi nombre d'entre eux présentaient manifestement des troubles caractériels, passant de signes apparemment "affectifs" à des moments de mauvaises humeurs inexplicables.

Ces comportements de démesures (dans les 2 sens) étaient désopilants et en parfaite contradiction avec l'harmonie sensée émaner de la pratique de l'aïkido.

Même de prétendus maîtres qui m'inspiraient respect et reconnaissance (et parfois même de l'affection)  ont manifesté de tels symptômes. Face à moi ils étaient courtois et équilibrés (en fait ils étaient "normaux") alors qu'ils pouvaient parfois se montrer extrêmement vindicatifs, agressifs, grossiers et provocateurs lorsqu'ils m'adressaient des messages électroniques. Par téléphone c'était une attitude intermédiaire, non complaisante mais plutôt diplomate et prudente (hypocrite ?).

Comment des professeurs (qualifiés de maîtres pour certains) peuvent ils être crédibles auprès de leurs élèves-pratiquants en se révélant aussi instables et versatiles sur le plan relationnel ?
Ce n'est qu'au fil du temps qu'on peut se rendre compte de telles incohérences.

Ces constatations sont déstabilisantes car elles remettent en question l'authenticité d'une discipline dans laquelle on s'est identifié pour sa justesse et sa philosophie pendant des décennies.  

L'aïkido n'est pourtant pas à remettre en cause.

Peut-on se dire que l'aïkido est un art, que celui-ci est donc exercé par des artistes et que, quelque soit l'art en question les personnalités fortes ne sont pas forcément des modèles de vertu ?
Se retranchant derrière l'adage oriental que "tout change, tout se transforme et qu'il n'y a qu'une chose qui ne change pas c'est l'inconstance"...certains vous disent blanc un jour et puis selon le sens du vent vous disent noir quelques mois ou quelques années plus tard.
Et quand il s'agit d'un sujet en rapport avec l'art martial traditionnel qu'est l'aïkido, on vous sort "qu'il faut s'adapter au monde moderne". En d'autres termes on décide pour toi, c'est bon pour toi, on juge pour toi, bref circulez y a rien à voir ou tu es banni. 
Difficile d'entendre quelque chose de plus incohérent et c'est lamentable de la part de prétendus deshis de maîtres reconnus.      
 
 
 

30.11.14

Les analyses tronquées d'un maître d'aïkido

Mon maître me disait que la société était constituée de 80 % de moutons et je partageais ce point de vue. Ce qu'il omettait de dire c'est qu'une école traditionnelle qui fonctionne de façon sectaire comporte 100 % de moutons.

Ceux qui ne se considèrent pas comme tels sont obligés de faire profile bas afin de tirer profit et ne pas être éjectés mais ne peuvent être que frustrés de ne pouvoir s'exprimer ou se comporter librement, y compris hors du cadre de leur dojo ou de la structure.
 
La liberté ne se résume pas à accepter ou refuser d'appartenir à une école car la vie n'est pas faite de noir et de blanc mais d'une infinie quantité de gris colorés.
 
Cela est d'autant plus vrai lorsqu'une école au fil du temps, ne fonctionne plus qu'autour d'un seul homme convaincu de détenir la parole divine en tous domaines.
 
 
 

17.11.14

Doit-on accepter qu'une école traditionnelle veuille censurer nos images

Sites web - Acte I 

Dès qu'internet a été accessible à un grand nombre et que les outils proposés se sont vulgarisés notre dojo a utilisé ce moyen moderne pour communiquer, nous faire connaître et mettre en avant ce qui nous caractérisait.
La création de nos premiers sites web avait trois buts : faire connaître localement notre dojo, décrire notre discipline et renseigner sur les spécificités de notre approche.
A notre connaissance, à l'époque aucun site web ne regroupait de façon claire et exhaustive ces 3 caractéristiques.
Par contre il existait déjà sur le net ou dans la littérature, de nombreuses pages où, tout comme aujourd'hui, on pouvait lire tout et son contraire. On trouvait également des textes qui étaient souvent maladroitement reformulés, qui transpiraient le plagiat ou mal rédigés.
Afin d'éviter ces écueils,  nous avions opté pour une sélection d'auteurs étant reconnus comme fiables (des experts), qu'ils soient de bons analystes, de bons rédacteurs ou des maîtres de la discipline, ces 3 qualités pouvant d'ailleurs se trouver parfois réunies.
Nos pages indiquaient systématiquement les sources et nous pensons qu'elles ont pu contribuer à faire connaître les pensées ou le talent de leurs auteurs d'origine, peut-être même auront-elles - modestement - participé à la diffusion de leurs ouvrages.
Le nombre important de nos visiteurs témoignait d'un certain intérêt pour le contenu de nos pages et les très nombreux liens URL insérés dans nos sites permettaient fréquemment d'être dirigés vers les sites des auteurs et vers ceux de leurs dojos quand ils en avaient. Personne n'était donc semble t-il frustré.

Parallèlement, nous mettions de temps en temps en ligne des petits clips vidéos destinés aux membres de notre dojo mais qui n'ayant aucun caractère confidentiel, pouvaient être vus par tout le monde. L'intérêt recherché était local, "convivial", et n'avait aucune prétention technique ou autre. 

Sites web - Acte II 

L'outil internet se développant et de plus en plus de gens l'utilisant, nous avons dans un 2e temps diffusé des vidéos et des images dont le but était de faire connaître l'existence de notre dojo, les spécificités de notre approche ou les manifestations auxquelles nous participions, les stages, etc.
L'idée à l'époque (il y a une douzaine d'année) était plutôt novatrice et le responsable "webmaster" de l'école à laquelle nous appartenions avait un avis bienveillant sur notre travail, quand il ne s'en inspirait pas lui-même.    
A cette même époque, afin de multiplier les liens URL et ainsi générer une montée dans les moteurs de recherche, "on" nous a vivement encouragé à créer des blogs et des sites à tout va, le seul but étant "de gagner de nouvelles parts sur le marché de l'aïkido".
En petits soldats dociles et afin de ne pas passer pour de vilains petits canards, bien que celles-ci ne présentaient aucun intérêt pour notre dojo, à notre grand regret aujourd'hui, nous avons stupidement fait pulluler nos pages.

Sites web - Acte III
Après les vautours, les loups... 

Tout passe, tout lasse, tout casse...
Quand on a le plus important dojo de la région parisienne (et le 4e sur la plan national) les faux culs vous passent la main dans le dos, "on" vous témoigne du respect (même s'il n'est que fein) afin de s'assurer de votre attachement.
Mais on n'est plus apprécié de la même manière lorsqu'on redémarre un nouveau dojo en province avec un effectif réduit.
Si de surcroit vos sites sont soudainement considérés comme pouvant faire concurrence aux sites consacrés au maître bien aimé, vous pouvez devenir la cible de vindictes et de déchaînement de jalousies, voir être l'objet de harcèlements.
Cela révèle les vrais visages de prétendus soto deshis, en fait indignes de porter ce titre.

Tout à coup nos vidéos en ligne depuis 10 ans devenaient à leurs yeux l'objet de vives critiques.
Ne pouvant justifier autrement leurs volte-face et dans la plus grande incohérence, ils se sont mis à invoquer tour à tour leur mauvaise qualité ou...la nécessité de montrer le moins possible nos particularités techniques ! Comme si notre pratique tenait du secret et que nous étions les seuls détenteurs d'un savoir transmissible uniquement à nos seuls "adeptes".
Là encore, il s'agit de comportements s'apparentant à ceux que l'on rencontre dans les sectes, alors qu'à l'opposé notre volonté est de faire connaître notre pratique au plus grand monde.
L'aïkido n'appartient à personne en particulier et il faut vraiment être présomptueux pour revendiquer un titre quelconque de propriété ou d'authenticité !

C'est pourtant bien ce que dont nous avons été témoins et qui nous a fait quitter ce milieu "traditionnel" aujourd'hui particulièrement corrodé. 

A force de répéter "on est les meilleurs" façon méthode Coué, certains peuvent finir par le penser, surtout les plus médiocres qui sont incapables de se remettre en cause mais sont en revanche flattés par leur hiérarchie, celle-ci étant intéressée par leur travail de rabattage visant uniquement à développer les effectifs.
 
 
 

31.10.14

Harcèlement, propagande et tribunal secret : tradition ou retour au moyen-âge ?


 
Le harcèlement qu'il soit physique ou moral, peut tuer plus surement qu'un cancer. Si l'on est dans l'incapacité de s'en protéger, par exemple en se trouvant "dans une période immuno déficiente", son action peut être mortelle. 
C'est comme le supplice de la goute d'eau, ce n'est pas l'eau qui est dangereuse mais son action répétitive.

Le harcèlement peut revêtir diverses formes plus ou moins insidieuses.
On n'a pas besoin d'être dans un pays de l'ex union soviétique ou sous un régime de dictature, en France aussi on a tout ce qu'il faut.
Les formes sont plus discrètes et plus hypocrites mais tout aussi efficaces quand elles empruntent la voie de réseaux, très nombreux dans notre pays.
Le harcèlement peut transiter par la presse, les médias ou tout simplement par le biais du téléphone, les messageries ou le bouche à oreille.
Aujourd'hui il est à la portée de tout le monde de déclencher une cabale ou faire courir une rumeur.

Le milieu de l'aïkido n'y échappe pas et certains profitent "des stages" pour colporter des idées, casser du bois ou tailler des costards *. Ces moments de rencontres censés être destinés à l'apprentissage sont utilisés par certains comme outils de propagande. C'est aussi l'occasion d'inciter les participants à mettre au banc ceux qui à leurs yeux ne rentrent pas totalement dans le moule ou qui ont fait l'objet d'une sentence de leur tribunal secret.
C'est ainsi qu'on se retrouve face à des dérives hallucinantes rappelant les chasses aux sorcières du moyen-âge ou les dénonciations sous l'occupation.

Le maître-gourou se trouvant en haut de la pyramide initie les idées, les stratégies et la plupart des méthodes. Auprès de qui veut l'entendre et ayant le verbe haut, il se vante en permanence de tirer la totalité des ficelles (c'est le boss).
Effectivement c'est lui qui lance les actions et qui porte la plus grande part des responsabilités.
Non seulement personne ne moufte mais qui plus est il y a toujours un pourcentage des auditoires constitués de soldats zélés prêts ventre à terre à couper les têtes qui dépassent.
Dès leur retour chez eux, ils partent "en croisade" haineuse avec leur téléphone et leur messagerie afin d'harceler ceux qui étaient encore la veille sur les mêmes tatamis qu'eux et partageaient des moments prétendument conviviaux. 

Faut-il le rappeler, à moins d'avoir accepté d'être lobotomisé, chaque individu est responsable de son comportement personnel et porte aussi une part de responsabilité sur la propagation, les méthodes ainsi que sur les conséquences.

A Nuremberg aussi certains essayaient d'invoquer l'exécution des ordres pour être blanchis...
La lâcheté humaine n'a pas de limites.
 

* c'est ce qui nous a été rapporté après des stages dans des villes pourtant éloignées telles que Nancy, Grenoble, Mulhouse et de toute la région de Dijon
 
 
 

4.10.14

"Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés"

"Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés"
(Les Animaux malades de la peste - La Fontaine) 

Il y a des années de cela (2008), nous avions été destinataires d'une lettre ouverte rédigée par un très ancien membre de la structure à laquelle nous appartenions.
Le propos nous échappait car à l'époque, nous n'avions pas encore été confrontés aux problèmes évoqués et l'on pratiquait sereinement sans que personne ne nous cherche de noises.
Il en va tout autrement aujourd'hui.
C'est par hasard que nous avons retrouvé ce lien URL
Les pages étant particulièrement bien rédigées, nous ne pouvons que conseiller de les consulter car elles recoupent nos (tristes) analyses. 

1 / Ni les premiers ni les derniers ou : mêmes maux, mêmes conséquences...
Certains des personnages mentionnés à cette adresse (repérés au travers les dojos cités) sont les mêmes que ceux qui ont tenté de nous nuire.
Si l'on suit les liens menant aux sites de leurs dojos, il n'est pas nécessaire d'avoir une grande capacité d'analyse pour comprendre qu'on est en présence de pratiquants présomptueux et mégalomanes, suffisants et imbus de leur personne, bref de profils à l'opposé de ce que l'on souhaite rencontrer quand on choisit de pratiquer l'aïkido. 

Outre que le langage est souvent primaire, le ton péremptoire et les sujets (empilements répétitifs de blablas tendant à l'obsession paranoïaque) sont symptomatiques d'un état d'esprit peu compatible avec une quête de l'harmonie.
Informer sur les choix d'une pratique et ses caractéristiques n'oblige nullement à piétiner ce qui se fait ailleurs ou autrement. Cette attitude très offensive révèle une incroyable intolérance et trahit une grande faiblesse.

Ces comportements ne correspondent pas aux fondements philosophiques de l'aïkido et l'on ne peut que fortement douter de la cohérence entre leur discours et leur pratique :
- comment peut-on s'auto qualifier de "maître" (d'aïkido) et agir à l'opposé de ses concepts ?
- comment peut-on avoir l'audace de se référer à l'aïkido traditionnel (donc à Ueshiba Morihei) et se comporter en salopard dans la vie de tous les jours ?
- comment peut-on pratiquer un art martial porteur de valeurs nobles et dès qu'on sort du cadre du dojo se comporter en goujat, qui plus est avec d'autres aïkidokas ?
C'est pourtant ce que l'on observe ici. 

2 / Pour se donner de l'importance (parfois même à leurs propres yeux) certains se font plus califes que le calife...
Certains petits professeurs ne brillant pas par leurs niveaux mais flattés par les encouragements et les compliments (mesurés) "de leur grand maître", se sentent pousser des ailes.
Jusque là plutôt médiocres, ils se métamorphosent soudainement en donneurs de leçons, attitude que le calife lui-même n'a jamais adoptée.
Malheureusement pour eux il ne suffit pas de se couper les cheveux ou de changer d'aspect physique pour ne plus être cons.
                                                                    
3 / Culture et confiture, moins on en a plus on l'étale...
C'est un autre triste constat : les gogos ne manquent pas face à ces mini gourous locaux puisqu'au vu de leurs effectifs ces usurpateurs réussissent parfois à avoir un certain succès.
Cela n'honore pas l'authentique maître situé tout en haut de la pyramide car il se révèle incapable de contrôler les déviances d'élèves pourtant proches, qui nuisent à son image, celle de l'aïkido et à de nombreux pratiquants honnêtes.
Il suffit de tomber sur des forums consacrés à l'aïkido pour se rendre compte à quel point ses petits soldats tout en parlant en son nom, donnent libre cours à leurs pitoyables élucubrations. Evidemment, tout cela "sous un courageux anonymat"...  

Ils ramènent leur prétendue science en parlant comme des livres mais ne font que singer leur professeur sans avoir rien compris à l'aïkido du fondateur Ueshiba Morihei.