21.8.13

Propos d'un ex-anarchiste mais qui ne sera jamais repenti. De la fourmi à l'Aïkidoka

Nous vivons de plus en plus dans des sociétés de tricheurs et de menteurs, où les principaux idéaux tournent autour de l'argent et la satisfaction de l'ego.
Les aïkidokas ne vivant pas dans un monde fermé, une île ou un monastère, ils n'échappent pas à ces deux tares qui guident tristement les idéaux de l'homme d'aujourd'hui.
L'homme devient clone au travers les modes, les mœurs, le style de vie, la façon de se nourrir ou de s'habiller, etc.
La cupidité étant partout le file conducteur, les minorités qui luttent pour des idéaux élevant réellement l'homme, sont soit tournées en dérision soit considérées comme hérétiques.
L'histoire se reproduit au travers les siècles.
L'idéal capitaliste et les pouvoirs du fric qui vont de pair ne sont perçus comme pervers que lorsque le système génère des séismes. Seuls leurs victimes et les observateurs avisés ont le recul nécessaire pour une juste analyse.

L'être humain est doté d'instinct grégaire : tant qu'on vit le système de l'intérieur on considère fièrement qu'on en est l'un des rouages et si l'on en essuie un effet négatif, lâchement on s'en satisfait quand même.
De tous temps, certains ont compris cela pour dominer des masses.
Aujourd'hui les dominations se font à l'échelle planétaire.
L'intérêt de l'individu compte de moins en moins en temps que tel et c'est une société de fourmis qui se met en place vitesse grand V.  
Du reste les recherches effectuées sur le mode d'organisation de ces insectes ne sont pas innocentes et certains sont déjà des reines de colonies. Il y a les petits soldats qui défendent la communauté et son système, les ouvriers qui butinent pour lui et au sommet la reine reproductrice et ses descendants.
La fourmi dissidente n'existe pas et pour certains ça pourrait donc être le système parfait...pour eux biensur et eux seuls.

Revenons aux premières lignes et nos aïkidokas...et essayons de rêver un peu sans pour autant tomber dans l'utopie.
Le cadre traditionnel de l'aïkido est un lieu privilégié où la sincérité peut s'exprimer, tant sur le plan mental que physiquement.
Cela peut paraître éloigné du propos et pourtant la pratique de l'aïkido ne peut prendre son sens qu'en transposant notre attitude dans notre quotidien (nichi jo no taïdo).
C'est pour cela qu'on dit que c'est une discipline exigeante mais accessible à tous.
Tout le monde peut promener un archet sur les cordes d'un violon, mais peu en sortiront un son mélodieux...surtout si le violon est fait de plastique.
Un cadre dénaturé par des normes éloignées de l'esprit de l'aïkido ne sauraient fournir qu'un outil dégradé et appauvri. L'art de l'aïkido, comme tous les arts, est fait d'une infinité de subtilités que seule une longue étude peut permettre de discerner.
Et plus on avance plus on s'aperçoit que seul le chemin (le travail fait au quotidien) est important.
On ne peut donc s'imaginer un but dans la pratique de l'aïkido car l'atteindre signifierait être mort !
 
Je me souviens de l'un des thèmes développés lors d'une réunion des Ateliers Planète dans les années 70, ateliers auxquels j'appartenais modestement (initiés au
tour de Louis Pauwels) : "l'homme a t-il un instinct grégaire ou est-il individualiste ?"
Il est Yin et Yang et une chose est sûre, l'homme résigné suivra toujours comme un mouton.
 
 
 

17.8.13

Forums de septembre

Notre activité suit fréquemment le rythme des congés scolaires ce qui est là aussi, une aberration franco-française puisque ce n'est pas un sport et qu'il y a encore moins de planning de compétitions à respecter.
Les dojos sont pour la plupart hébergés dans des salles municipales.
La structure juridique qui les héberge est souvent une association loi 1901.
Ce contexte rend notre art traditionnel dépendant d'un système auquel on est contraint de participer, faute de quoi l'aïkido serait encore plus marginalisé qu'il ne l'est déjà.
Septembre voit se dérouler les forums de sports ou associatifs et c'est l'occasion de se faire connaître, puisque tout un chacun associe cette période à l'inscription dans une activité.
Qu'on le veuille ou non, on ne peut échapper à ce rituel annuel.





15.8.13

9.8.13

Usurpateurs ou maîtres authentiques ?

Dès les années 90, Alain Peyrache a su faire la juste analyse en créant ce qui n'existait pas auparavant : une structure adaptée aux exigences d'une discipline traditionnelle et beaucoup de pratiquants depuis l'ont rejoint (EPA et ISTA).
D'autres aujourd'hui s'en sont inspirés et lui ont emprunté une partie de sa démarche en quittant leurs fédérations. Néanmoins peu parmi eux démontrent leur cohérence par une connaissance approfondie de l'aïkido et de son contexte oriental.
Leur formatage franco-français ressort souvent au travers leurs discours et leurs comportements, démontrant ainsi qu'il ne suffit pas d'endosser un costume pour savoir le porter.
Par exemple c'est ainsi que depuis peu, il est devenu très mode de se prévaloir de l'enseignement d'un maître (surtout s'il est mort ou réside dans le lointain Japon) alors qu'il n'aura été croisé que quelques heures, quelques semaines ou même quelques mois. Et si l'on peut s'exhiber avec sur un cliché ou afficher un papier signé de sa main c'est encore mieux.
C'est dire à quel point le concept traditionnel est galvaudé car rien ne peut remplacer le temps dans la transmission du savoir et encore faut-il que le maître en question vous fasse suffisamment confiance au point de vous transmettre sans restriction, ce qui n'est pas le cas de tous.
Quant à ceux qui picorent à gauche à droite leurs prétendues connaissances c'est le signe d'une inconstance dans leurs choix et ça n'inspire pas la fiabilité.
La pire des incohérences est de conserver un pied dans une fédération afin de bénéficier de son réseau et de l'audience de ses pratiquants (ainsi qu'éventuellement des prérogatives liées à des titres attribuées par elle) tout en revendiquant une pratique traditionnelle histoire de jouir d'une image plus noble que celle d'un organe dépendant absurdement du ministère des sports.
Toujours le beurre et l'argent du beurre...
En y regardant de près, il existe en France très peu de véritables maîtres qui soient parfaitement autonomes et libres de tout rattachement, si ce n'est celui qui les lie à l'aïkido de son fondateur.
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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5.8.13

Comment choisir son professeur et donc son dojo

Le choix du professeur détermine le type de pratique. Le profile d'un professeur se caractérise par sa référence au maître dont il est élève.
 
Des questions et des réponses ici :
 

4.8.13

Créer un nouveau dojo traditionnel

Quand on crée son propre dojo traditionnel d'aïkido, on ne reçoit généralement l'aide de personne, puisqu'on est sensé avoir atteint la capacité d'être autonome.
Ceci étant, les clubs des fédérations, bien que viscéralement concurrentes depuis des décennies, sont sur la même longueur d'onde quand il s'agit de faire barrage au développement des dojos traditionnels : interventions auprès des élus pour empêcher ou limiter les créneaux dans les salles communales, plagiat d'argumentaires, appuis de différents réseaux parallèles, etc.
Chacun sait qu'à moins de jouir de capitaux privés, le budget d'un dojo qui démarre est très limité. Il ne peut donc investir dans une publicité afin de se faire connaître.
Le poids des fédérations qui ont essaimé leurs clubs partout en France est un handicap pour ceux qui veulent être libres et pratiquer l'aïkido tel qu'il a été conçu (un maître un dojo).
Le propre d'un art, fut-il martial, n'est-il pas de pouvoir offrir la possibilité d'évoluer selon sa capacité créatrice ?
Cela n'est possible que si le pratiquant suit l'enseignement d'un maître et n'est pas formaté et assujetti à un catalogue, notamment technique.
Un pratiquant d'aïkido a t-il vraiment la liberté de choisir où qu'il se trouve ?
Comme nous le constatons en tous domaines, les tentatives d'hégémonies existent aussi en aïkido. La diversité des approches devrait être considérée comme une richesse pour tous ainsi que pour la discipline, alors qu'elle est muselée afin de satisfaire des egos, voir parfois des intérêts financiers.
Ces déviances sont essentiellement dues au système franco-français que nous refusons, comme de plus en plus de pratiquants en recherche d'un aïkido authentique.

  

Aïkido traditionnel et fédérations



2.8.13

Une bonne entente entre clubs et dojos, une utopie ?

Dans notre dojo, on avait déjà vu "des invités" appartenant à des dojos proches qui n'étaient en fait sur nos tatamis que pour distribuer leurs propres cartes de visite alors que nous pensions avoir des liens amicaux.
On avait déjà vu aussi des affiches copies conformes des nôtres dans une ville voisine de notre dojo, mais qui portaient une adresse qui n'était pas la notre...
A présent ce sont carrément des extraits de nos pages internet qui sont repris sur des sites de clubs avec lesquels nous n'avons aucun point commun. 
Ce ne serait pas gênant d'être copié par des pratiquants qui partagent notre approche de l'aïkido, si tout ne dépendait pas du but recherché et surtout de la proximité géographique du club qui plagie.  Que certains clubs des environs prétendent subitement s'apparenter à notre approche c'est grotesque, c'est forcément du rabattage et c'est pas sympathique du tout.
Cette histoire me rappelle ce professeur d'un club de l'ouest de la France qui prétendait sur son site internet être élève d'un grand maître d'aïkido traditionnel alors qu'il ne l'avait jamais même croisé !
On l'aura compris, on n'est pas content et je prends conscience "que la cordialité entre clubs" ne peut exister que dans la tête des naïfs.
On retrouve ici les mêmes perversions qu'on trouve partout car "le costume d'aïkidoka" (et les valeurs qu'il est censé représenter) n'est endossé pour la plupart que sur les tatamis, et encore...



1.8.13

Les basses manoeuvres des fédérations quand un dojo traditionnel s'ouvre dans une région...

Quand un nouveau dojo traditionnel s'ouvre dans une région, les clubs (et non dojos) des fédérations sportives font tout pour faire barrage à son développement et profitent de l'occasion pour piquer le nouveau potentiel créé par le terme "traditionnel".
En voici une illustration de plus.
Depuis la publication des sites internet pour faire connaître le nouveau dojo dans le bourbonnais, curieusement et subitement certains clubs de cette région se prévalent eux aussi d'un aïkido "traditionnel" alors qu'ils en ignorent les fondements et font tout le contraire, notamment par leur appartenance à une fédération sportive dépendant d'un ministère franco-français et non en suivant l'enseignement d'un maître d'aïkido traditionnel. Comme s'ils voulaient capter une nouvelle clientèle de consommateurs, ces clubs trompent les pratiquants sincères et les détournent de leurs recherches, parfois au détriment de dojos proposant un fonctionnement et une pratique authentiquement traditionnels. Il ne suffit pas d'emprunter notre vocabulaire pour pouvoir prétendre faire la même chose. Un aïkidoka sérieux ne se laissera pas abuser car la première qualité d'un budoka est sa capacité de jugement. S'il n'a pas cette qualité, il se laissera porter par le hasard et il aura "toutes les chances" de pratiquer un aïkido dénaturé et appauvri, éloigné de ses principes originels.
Si notre dojo traditionnel bourbonnais faisait la même chose que les 7 autres clubs de la région, il n'y aurait eu aucun intérêt pour personne à en créer un 8e. C'est justement parce que l'approche traditionnelle est différente que ce dojo constitue un plus dans le choix des pratiquants. 7 clubs faisant la même chose d'un côté et 1 seul se démarquant, ça doit inquiéter puisqu'aussi paradoxale que cela soit, l'un d'eux tente de tenir un langage similaire à celui d'un dojo traditionnel et pense ainsi capter le potentiel du 8e. Soit dit en passant il ne suffit d'avoir dans sa bibliothèque le "Traité Didactique d'Aïkido" (auteur Alain Peyrache), et d'en employer verbalement certains termes ou expressions, faut-il encore se montrer capable de les mettre en application, ce qui est loin d'être le cas.     
C'est ahurissant à quel point l'être humain est capable de prôner blanc tout en faisant noir, mais en est-il seulement conscient ?
En m'étant baladé sur les forums je me suis aperçu que beaucoup de pratiquants "fédérés" pensent faire la même chose (de l'aïkido traditionnel), sans pour autant avoir jamais mis les pieds dans un dojo traditionnel. 
Le nouveau dojo bourbonnais étant récent, le nombre des pratiquants est pour l'instant encore modeste. Mais conscients que l'approche traditionnelle est susceptible de séduire les aïkidokas en recherche authentique (do), certains "clubs" déjà existants dans la région empreintent subitement nos termes et le descriptif de nos principes sans en connaître leurs significations et surtout, en étant dans l'incapacité de les mettre en application. Car seul un maître authentique est en mesure de transmettre un art traditionnel. Aucun livre, aucune "méthode nationale" et encore moins des mots ne peuvent remplacer l'étude et la pratique sur les tatamis.
Pour donner crédit à un prétendu savoir, il faut prouver au travers son enseignement.
On peut s'être abreuvé de théories ou de lectures, c'est au fil des cours qu'il reçoit qu'un aïkidoka authentique saura s'il a à faire à un véritable maître d'aïkido ou à un banal professeur formaté "diplôme d'état" français. 
C'est pas en regardant 1000 matches à la TV, qu'un footballeur saura taper dans un ballon...
Cette situation me fait penser à l'hébergeur Free qui est sans cesse imité par Orange, Bouygues puis les autres...mais jamais égalé dans ses géniales novations.
Paradoxalement en ce qui concerne l'aïkido, ceux qui prétendent avoir fait évolué la discipline (telle une approche sportive) se sont éloignés de l'essence de l'aïkido.
La transmission d'un art martial oriental ne saurait être dénaturée par une approche occidentale. C'est pourtant ce qui se passe dans la plupart des clubs assujettis à un système fédéral, puisqu'il y est instauré des normes, des classifications, des méthodes pédagogiques franco-françaises qui n'ont fait que dénaturer et appauvrir l'aïkido.
Du reste aucun véritable maître n'a jamais émergé de ce système, cela se saurait.

Seul un dojo autonome peut appliquer les principes de l'aïkido tels qu'ils ont été conçus par son créateur. Faire autre chose n'est pas de l'aïkido et autant pratiquer alors le self-défense, le krav maga, le close-combat, le hapkido ou toute autre discipline ressemblant à l'aïkido. Apprendre une technique est à la portée de tout le monde mais savoir l'utiliser au moment opportun est une autre histoire...
 
 

29.7.13

Il ne suffit pas d'imiter ou de plagier...il faut aussi assumer ses choix

Nos sites internet sont parfois pour partie copiés, imités ou plagiés. Le but de nos pages n'est pourtant que de renseigner les aïkidokas débutants sur les bases de notre pratique, en  mettant l'accent sur ce qui caractérise notre dojo et notre enseignement.

Il pourrait être gratifiant de se voir copié, si le but des tricheurs n'était autre que de faire croire que leur approche de l'aïkido était la même que la notre.

Nous pratiquons l'aïkido traditionnel, celui créé par Ueshiba Morihei et non celui de ses descendants.

Notre dojo, autonome, est relié à une structure au fonctionnement traditionnel (EPA-ISTA) et non à une fédération imposant des normes "locales". A notre connaissance, il est le seul dans notre région à pouvoir revendiquer ce type de fonctionnement, qui peut ou non convenir au pratiquant lambda.

Il ne suffit pas de tenir un discours prétendument similaire au notre, il faut assumer ses choix : et cela est impossible à un club affilié à une fédération sportive dépendant du Ministère du même nom puisque rappelons-le, l'aïkido est le contraire d'un sport.

 

13.6.13

Osez l'Aïkido Traditionnel de Me UESHIBA Morihei !

Dès le 1er septembre 2013, TAAMTAM Dojo disposera d'une salle supplémentaire d'hébergement rue de l'Eglise à Prémilhat (Allier)
 
 
Venez essayer et pratiquez l'un des arts martiaux les plus originaux !
 
 

26.5.13

L'attribution des créneaux par les communes

Dans certaines communes, les créneaux sont débattus lors de réunions publiques avec les associations. C'est plutôt démocratique et chaque association a le droit de s'exprimer au travers de véritables dialogues, chaque participant ayant la possibilité d'argumenter.

Dans d'autres, l'attribution des créneaux est opaque et se fait à huis clos (tiens, comme pour l'attribution des HLM...).
Il se chuchote même que les décisions sont parfois prises en quelques minutes et sans tenir compte des nouvelles demandes.

Rappel
Egalité de traitement

La liberté dont dispose la commune sollicitée doit se conformer au principe de l’égalité de traitement entre les usagers. On doit être vigilant à ne pas être victime de discrimination vis-à-vis d’autres associations requérantes. La différence de traitement peut en effet être considérée comme excès de pouvoir si le refus n’est dûment motivé par des raisons légales. Il doit y avoir égalité de traitement de situations semblables, mais il n’y a pas d’obstacle à ce que des situations différentes soient traitées de façon différentes. Il s’agit alors de voir dans quelle mesure il est porté atteinte au principe d’égalité devant les services publics.
Si vous estimez être victime d’une inégalité de traitement vous pouvez saisir le juge administratif.
Attention toutefois aux conséquences car il y a fort à parier que, même si vous gagnez, vous risquez d’avoir ensuite du mal à travailler avec la mairie et bonjour l'ambiance. Mieux vaut parfois une bonne et franche discussion qu’un mauvais contentieux.

 
Contester un refus de mise à disposition de salle

Pour contester un refus d’attribution de locaux, vous devez saisir le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir (REP) dans les 2 mois de la notification du refus. Il s’agit d’un recours en annulation d’un acte administratif unilatéral faisant grief.
Le recours ne pourra être présenté que si votre association est déclarée.
Celle-ci pourra invoquer à l’appui de son recours, des moyens tels que l’incompétence, le vice de forme ou de procédure (si la demande n’a pas été soumise au vote de l’assemblée délibérante par exemple) ainsi que le détournement de pouvoir, la violation de la règle de droit et des motifs relatifs à l’acte lui-même (erreur de droit ou erreur manifeste d’appréciation).



source : revue « Associations mode d’emploi » 

Moi c'est Gérard...

La prudence s'impose dans l'utilisation du terme "sensei".
Tout enseignant, y compris d'arts martiaux, peut être appelé sensei. Mais plusieurs sens et/ou interprétations peuvent lui être attribués selon le pays, le profil de la personne désignée ainsi que la  perception qu'en a l'utilisateur.
Je l'ai peu entendu prononcé en 32 ans de pratique de l'aïkido, du moins dans les milieux que j'ai régulièrement fréquentés.
Hormis par mon 1er professeur qui était imprégné d'une étiquette rigoureuse, l'utilisation de ce terme est devenu si peu courante, qu'elle peut être mal perçue par des pratiquants non avertis.
Sur ce sujet, j'ai reproduit un très bon article (après autorisation de M. Pérona son auteur) :
Certains professeurs jouant sur les multiples interprétations possible, se font exclusivement appeler "sensei". Sans doute que ça doit faire b....r ces mini-gourous ?
Pourtant on connaît tous des shihan qui acceptent modestement qu'on les appelle par leur prénom, ce qui ne nuit nullement à l'étiquette.
Cela devrait inciter encore plus à rester humble !
 
 
 

20.5.13

La folie des grandeurs...avec les sous des adhérents

L'observation montre que ceux qui sont amenés à gérer des budgets constitués de fonds ne leur appartenant pas, sont parfois portés à engager des dépenses outrancières. C'est le cas d'élus mais aussi celui de certains dirigeants d'associations qui, tout comme les politiques, abusent de leurs pouvoirs sous prétexte qu'il leur ont été attribués démocratiquement.
Elire ne signifie pourtant pas délivrer un blanc-seing.
Les raisons de ces envolées de dépenses non judicieuses peuvent être multiples et de différents niveaux mais elles prennent toutes racines dans les plaisirs du pouvoir : favoritisme, besoin de se mettre en valeur en se faisant attribuer des mérites, désir "de marquer l'histoire", etc.
Cela peut être dû aussi à de l'incompétence, surtout pour ceux qui sont peu habitués à manipuler des fonds importants ou de façon inhabituelle, les zéros n'ayant plus pour eux la même signification que pour leur budget personnel...
On a l'habitude de dire "un sou c'est un sou" mais dans leurs mains c'est totalement faux.
La vision change selon que c'est notre argent ou celui des autres ou d'une communauté ; les chiffres restent des chiffres mais peu en sont conscients.  
 
 
 

5.5.13

S'inscrire dans un dojo dès maintenant ou attendre ?

L'inscription à des cours d'aïkido traditionnel ne s'improvise pas. Avant tout il convient de bien choisir celui (ou celle) qui aura la compétence de vous guider correctement sur la voie (do) et cela déterminera le type de pratique pour les mois ou les années à venir, peut-être même pour la vie entière.
L'aïkido n'étant pas un sport, il ne s'agit pas d'aller dans le club du coin mais de trouver le dojo où enseigne le maître que vous aurez choisi ou bien un dojo où enseigne un élève de ce maître si celui-ci est trop éloigné.  
En France, les pratiquants sont formatés pour s'inscrire en septembre ou octobre car ils suivent bêtement les rythmes liés aux inscriptions scolaires, alors que rien n'interdit une inscription "en cours d'année" civile, d'autant que l'aïkido traditionnel n'est assujetti à aucun calendrier de compétitions ou de passage de grades.
Partant de ce constat et bien qu'il n'y ait aucun impératif de date, les pratiquants ou futurs pratiquants qui envisagent d'étudier sérieusement peuvent dès maintenant prévoir ce qu'ils feront dans quelques mois. Il est donc opportun de se renseigner sur les possibilités qu'offre votre région en matière d'aïkido traditionnel.
Pour la région Allier-Auvergne un dojo traditionnel s'est ouvert récemment à Montluçon et bientôt dans sa proche banlieue (à Prémilhat) à partir de septembre 2013.
Son professeur est élève de Alain Peyrache shihan et il pratique l'aïkido depuis plus de 30 ans (premières approches en 1967).
Ce dojo est membre de la structure européenne EPA, elle-même rattachée à ISTA International, et proposera 5h30 de cours par semaine.
Il est à souligner que l'enseignant est diplômé mais bénévole (association loi 1901), ce qui rend les cotisations très attractives.
"TAAMTAM Dojo Aïkido Traditionnel" sera donc hébergé à ces 2 adresses :
- gymnase Nerdre rue Ernest Montusés à Montluçon
- Salle de sports rue de l'Eglise à Prémilhat
Renseignements : zenitud@gmail.com - 06 21 20 38 25

    

19.4.13

Détournements de fonds, y a pas que certains politiques...

...ou l'art et la manière de collecter des fonds à son seul profit personnel, par le biais d'une association sportive.
C'est difficile à croire et pourtant de telles pratiques existent bel et bien. 
Les méthodes :
1 - les adhérents sont invités à régler leur cotisation en espèces ou bien à laisser en blanc le bénéficiaire de leur chèque. Le prof complète ensuite l'ordre (qui peut être un tiers complice) et le tour est joué si aucun contrôle n'est effectué par le fisc, les émetteurs des chèques ou les banquiers. 
2 - s'il s'agit de régler une participation à un stage, l'animateur se considère comme "un intervenant" et se désigne directement comme bénéficiaire dans les moyens de paiement.
Certains de ces "intervenants" assurent la promotion de leurs stages en mettant en avant des titres délivrés par leurs fédérations et en s'appuyant sur des circuits internes.
Néanmoins, ces stages restent du domaine "privé" puisque les fonds vont directement de la poche des participants à la poche de l'animateur sans jamais transiter par une comptabilité associative quelle qu'elle soit.
Et bien sûr, "le matériel utilisé" est aux frais des contribuables : tatamis, salle de sport, personnel communal, etc. 
Dans les 2 cas, les mouvements financiers échappent totalement à la comptabilité de l'association et les adhérents sont évidemment floués puisqu'ils n'exercent aucun contrôle sur la façon de gérer l'argent collecté. Dans de tels cas de figure, il est surprenant qu'aucun adhérent n'exige de pouvoir exercer le droit de regard prévu dans la loi 1901.

Cela ne peut se concevoir :
1 - que si le professeur instaure une autorité interdisant tout acte démocratique, ce comportement s'apparentant alors à celle d'un gourou à la tête d'une secte.
2 - que si le dirigeant (le professeur) a les membres du bureau dans sa poche (président, trésorier et secrétaire) qui sont alors complices de ces détournements de fonds. Vu les risques encourus, il est difficile d'imaginer qu'ils n'en tirent pas eux-mêmes un avantage quelconque.
3 - que si la structure (fédérale ou autre) hébergeant ces pratiquants indélicats "accepte un flou artistique comptable" et cela malgré que ces intervenants se présentent sous son étiquette (ça donne confiance mais trompe les stagiaires).
Le summum de la malhonnêteté est atteint si le professeur est également le président de l'association et qu'il la dirige à la manière d'une entreprise en vue d'en tirer un gain financier exclusivement personnel et non au profit de l'association. Etre salarié de l'association n'aurait pourtant rien d'illégal pourvu qu'il soit déclaré en tant que tel.
Quand cette "association" exerce son activité en étant hébergée gratuitement dans des locaux publiques (par exemple installations sportives appartenant à une commune) cela signifie exploiter un bien financé par les contribuables pour en tirer un profit personnel.
Il serait cocasse d'apprendre qu'une telle "association sportive" soit en plus bénéficiaire de subventions communales ou régionales ! 
Tous ces faits étant hautement répréhensibles, on peut se demander comment certains s'y prennent pour échapper à tout contrôle pouvant exposer à des poursuites, si ce n'est qu'ils jouissent de "protections" ?
Les malversations ne sont donc évidemment pas l'apanage de certains politiques.

Réflexions
 
Dans notre monde dominé par l'argent, tous les moyens sont bons pour utiliser les failles de systèmes à bout de souffle. Les nobles idéaux disparaissent au profit d'avantages personnels que certains oseront justifier par le fait que notre société est elle-même de plus en plus amorale.
C'est chacun pour soi dans le sauve qui peut qui se dessine.
Le pourcentage de gens honnêtes diminue de jour en jour et le phénomène est d'autant amplifié que la peur du gendarme est inversement proportionnelle au rang social.
Les inégalités devant la justice sont de plus en plus flagrantes (du reste le simple acte de porter plainte n'est plus gratuit).
Ce ne sont pourtant pas ceux qui sont les plus fragiles financièrement qui sont le plus portés sur les tricheries. Bien au contraire, le fric étant source de toujours plus d'avidité et l'imagination étant sans fin pour les truands et les exploiteurs, il y a pour eux des enrichissements exponentiels.
Et comme beaucoup passent à travers les mailles du filet volontairement prévues larges, ça finit par donner des idées à ceux restés en marge.
Pour schématiser, certains commentateurs raccourcissent leurs analyses en opposant les gens du nord à ceux du sud. Tout le monde aura compris : il y a les gentils en haut et les méchants en bas.
"Tout le monde il en veut du ça qu'est bon", le phénomène "fric" est planétaire et aucun pays n'y échappe, excepté peut-être le Bouthan qui a eu le génie d'instaurer "le bonheur national brut" !?
C'est bien connu, il est dit qu'il n'est pas interdit d'être hors la loi mais qu'il est interdit de se faire prendre. Cela en dit long sur la moralité de ceux qui se retranchent derrière ce mode d'emploi : les gens seraient donc tous honnêtes...jusqu'à preuve du contraire ? En fait il y aurait donc les couillons qui se font prendre et les autres (pas moins malhonnêtes) ? La moralité n'est-elle plus réduite qu'à cela dans notre société ? 

Pour en revenir au concret...

L'univers de l'aïkido bien que n'étant pas assimilable à celui du sport de compétition (faut quand même pas déconner), a lui aussi ses brebis galeuses qui font feu de tout bois pour se faire "menue monnaie".
Le cas qui m'a été rapporté, si j'ai bien compris, rapporterait au bas mot 10 000 € /an à son auteur. Ce pactole peut paraître peu élevé, mais il est énorme par rapport au budget d'un modeste club de quartier puisqu'il éponge la totalité "des cotisations".
Il est normal de pouvoir se faire rémunérer pour un travail ou une prestation. Il en va tout autrement quand c'est d'une façon illégale, au détriment de naïfs pratiquants ignorant tout de l'usage fait de leurs cotisations et en manœuvrant de façon à éliminer les concurrents honnêtes, avec la complicité de gens détenteurs de pouvoirs.
C'est d'autant plus dérangeant que c'est à l'opposé de l'image de l'aïkido qui est sensé défendre des valeurs nobles.
 
On avait déjà vu le cas de professeurs qui percevaient un salaire de la part de dojos où ils ne mettaient quasiment jamais les pieds. Comme ils étaient seuls dans leur région à être titulaires du papier appelé "diplôme d'état", ils passaient à la caisse de plusieurs clubs alors que les véritables animateurs (ceux qui enseignaient) étaient bénévoles. Le système franco-français encourage ce genre de comportement et les petits malins en exploitent les failles puisqu'il n'y a aucun contrôle. C'est aux adhérents des associations de ne pas accepter. Mais comme souvent la comptabilité est aux mains de pratiquants anciens ayant été "promus" par les bénéficiaires du système, les pratiquants lambda ne sont au courant de rien. De plus, qui pourrait s'imaginer que l'aïkido - art martial si noble - puisse héberger des magouilleurs, d'autant que ceux-ci jouissent souvent d'une réputation régionale (titres, grades, relations en sphères influentes, etc.).
 
 

24.3.13

Oser pratiquer dans un dojo traditionnel et non dans un club de fédération sportive

"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion".
(Paul Valéry)

"Presque tous reçoivent leurs idées toutes faites et suivent toute leur vie l’opinion.
Ils parlent dans le style du temps, ils s’habillent selon la mode, non par aucun principe, mais pour faire comme les autres.
Imitateurs serviles qui disent oui ou non selon qu’on les a suggestionnés et croient après cela s’être déterminés eux-mêmes.
N’est-ce pas là de la folie ?
Folie incurable car les hommes ne se doutent pas qu’ils sont atteints de cette manie de l’imitation".
(Sagesse orientale)
 
 
Deux paraboles illustrant l'engouement général pour les clubs dépendant de fédérations.
Heureusement, il y a ceux qui sont indifférents à "l'opinion" et qui se fient à leurs propres analyses.
Ce qui vaut pour les pratiquants d'aïkido vaut aussi pour l'ensemble des êtres humains.
Le mimétisme est rassurant mais c'est au détriment de nos libertés de pensée, de nos liberté d'agir. 
Il peut même se révéler dangereux s'il est manipulé.
 

Etre l'élève d'un maître

Même s'il est la seule source d'étude et de progression, peut-on se référer à l'enseignement d'un maître et revendiquer son approche si l'on ne participe pas fréquemment et régulièrement à ses cours pour des raisons d'éloignement géographique ?
Participer aux stages dispensés par un maître en de multiples régions est une chance qui n'est pas offerte à tous les aïkidokas et ça n'est pas qu'une question de volonté ou de choix.
Les participations financières sont souvent modiques mais l'essentiel des dépenses engendrées par ces stages est constitué par les frais de voyage, d'hébergement et de restauration.
Les dojos disposant d'un budget suffisant peuvent en faire bénéficier leurs pratiquants désirant s'investir au travers de stages. Mais ce n'est pas le cas pour les petits dojos, souvent exsangues financièrement.
Les pratiquants qui s'en trouvent privés sont doublement pénalisés puisque leur investissement ne peut être que difficilement indentifiable et leur progression difficilement quantifiable.
Ceux qui sont amenés à évaluer ne peuvent-ils donc que se borner aux statistiques des effectifs comptabilisés dans tel dojo, du nombre des apparitions dans les stages ainsi que des retombées verbales glanées ça et là.
Que ce soit au niveau individuel, des professeurs ou des dojos, on constate que le fric est là aussi le nerf de la guerre.
 
 
 

A propos des grades

Pour un professeur, afficher son grade peut avoir plusieurs significations. Souvent c'est pour donner un certain crédit à la qualité de son enseignement et justifier le niveau de sa rémunération.
Mais cela peut être aussi pour attirer la clientèle quand les pratiquants ont le choix entre plusieurs "clubs". Car c'est bien connu, le consommateur lambda se dirige aveuglément vers le plus cher ou le plus "titré" en pensant que c'est une marque de qualité. Ce comportement, connu aussi des dirigeants de clubs, constitue un piège pour le pratiquant soucieux de trouver le professeur qui le fera le mieux progresser, quand le prix n'est pas pour lui un obstacle.
Si la résultante de ces 2 critères - grade du prof + tarifs - peut conduire à obtenir bon nombre d'adhésions, on est loin de ce que devrait rechercher l'étudiant pour un art martial traditionnel.
 
1 - un professeur qui affiche pompeusement son grade doit apparaître d'emblée suspect. Un bon professeur ne justifie pas de ses qualités par un papier ou une carte de visite, il doit les démontrer.
2 - son parcours et les références au maître qui lui aura délivré un titre sont des indications qui doivent guider le futur élève dans son choix.
3 - le savoir se transmettant de maître à élève et non à une masse d'individus, plus le nombre d'élèves est important, plus il devra distiller son enseignement.
4 - même si un nombre important d'élèves favorise mécaniquement l'émergence de pratiquants s'investissant, ça ne garantit pas la qualité de l'auditoire et encore moins sa progression.
5 - les grades "dan" sont majoritairement délivrés en France par des fédérations sportives et de ce fait répondent à des critères qui sont en opposition totale avec l'essence même de l'aïkido tel que l'a conçu son fondateur.
6 - biensûr il existe aussi des professeurs labellisés "diplômés d'état" qui cherchent un retour vers une approche traditionnelle mais le formatage occidental par lequel ils sont passés est un handicap souvent difficile à effacer.
7 - le pratiquant d'aïkido doit choisir "un maître" qui transmet son savoir dans un  dojo, lieu où l'on étudie la voie (do) et non un professeur (soit-il "d'état") exerçant dans un club sportif destiné à des  consommateurs.
 
Comme on le voit, la terminologie a aussi son importance car elle est le reflet du type de pratique que l'on recherche.


 

19.3.13

Mensonges

Plus un mensonge est gros, mieux il passe. Tous les politiques savent cela et on en a vu récemment quelques exemples retentissants, en Allemagne et aux Etats-Unis.

Plus la position sociale du menteur est élevée (ou sa position hiérarchique au sein d'un groupe), plus l'auditoire est apte à gober. Quand à cela s'ajoute un phénomène de masse (je crois parce que je pense que les autres y croient aussi), le mensonge se transforme exponentiellement en vérité absolue. Heureusement, même si la société est faite de 80  % de moutons, il reste 20 % de gens aux pensées libres qui se détachent des gogos.
 
Dans l'univers de l'aïkido c'est pareil.
Il y a les honnêtes professeurs (une majorité) et ceux qui revendiquent titres et parcours afin d'embellir leur image, se vendre plus cher, s'attirer de la clientèle ou tout simplement grossir leur ego.
Certains n'hésitent pas à se décerner des diplômes imaginaires, à en inventer avec des labels hermétiques ou à s'attribuer des titres inconnus et invérifiables.  
 
Il arrive parfois que ces usurpateurs soient démasqués, mais des années après qu'ils aient joui d'une certaine notoriété, pourtant basée sur une usurpation. Les postes dont ils ont pu s'emparer leur ayant souvent fourni aussi des pouvoirs, il n'est pas toujours facile de les déboulonner.
 
Une partie de ces menteurs peut également jouir de protections : entre usurpateurs on s'épaule et il y a échange de bons procédés. Quand les protecteurs se constituent en organisation ou noyautent une organisation déjà existante, ça s'apparente à des comportements maffieux.


 

18.3.13

Aïkidoka, ego et usurpateurs

Tout aïkidoka est censé faire abstraction de son ego mais ce n'est pas toujours le cas.
En voici une illustration, qui nous a été rapportée.
C'est l'histoire d'un mec...récemment 1er dan (qu'on nommera X) qui appartenait à un dojo tenu par un 4e dan, au demeurant labellisé "diplômé d'état" (qu'on nommera Y).
Y étant opportuniste et avide de fric, il parachuta son élève X dans un club périphérique afin d'en récolter un revenu supplémentaire malgré ses apparitions quasi inexistantes.
L'activité aïkido dans ce club était due ni à l'un ni à l'autre, mais était née sous l'impulsion d'un pratiquant Z, qui devint de fait "l'élève de X", chaperonné par Y.
Au bout de quelques mois X laissa son poste vacant pour s'établir dans une autre région, et c'est Z qui reprit le dojo en étant obligé de continuer à rétribuer Y bien que cette rémunération fut difficilement justifiable.
Libéré de ce joug la saison suivante, Z anima seul le dojo pendant les 10 années qui suivirent.
Il le développa tant et si bien qu'il devint le 1er de sa région en termes d'effectifs et le 3e en France à l'intérieur de sa fédération (hors grandes villes).
Constatant que le dojo de Z jouissait d'une bonne réputation, X fit des pieds et des mains pour s'en attribuer le mérite, alors que le dojo n'avait nullement été marqué de son empreinte lors de sa furtive présence de quelques mois...10 ans auparavant.
Afin de bénéficier de son aura, X ne ratait jamais une occasion de rappeler son passage au dojo de Z, lors de stages et de rencontres et même sur son site internet.
Evidemment "il omettait de préciser" que ce dojo ne lui était redevable en rien et que sa courte présence n'avait laissé de lui aucun souvenir impérissable... 

Il n'avait pourtant nullement besoin de telles manœuvres, ayant semble t-il tracé sa route honorablement (?).
On ne sort jamais grandi à vouloir faire de l'ombre en se dressant sur la pointe des pieds ou en récupérant les lauriers d'autrui.

"Qui se dresse sur ses pieds ne peut se tenir droit longtemps (Lao-Tseu) 

Ce comportement n'est pas rare. Il illustre la rapacité de certains qui font feu de tout bois pour alimenter leur ego ou se faire valoir auprès de leurs paires, leurs supérieurs voir même de leurs subalternes.
On en rencontre partout : dans les milieux professionnels mais aussi dans toutes les micro sociétés.
L'univers de l'aïkido n'en est pas épargné et c'est regrettable.
Pour certains cela signe un besoin de reconnaissance ou le désir irrépressible de flatter leur ego, pour d'autres un besoin de mise en valeur de leur carte de visite afin d'en tirer un profit mercantile.  

Dans une société qui juge beaucoup sur les apparences, d'habiles usurpateurs peuvent ainsi tirer indûment titres et reconnaissance car il y a peu d'experts aptes à les identifier.
L'anecdote ci-dessus n'est que l'une parmi tant d'autres. On pourrait se montrer indifférent à cette attitude de chefaillon, sauf que les usurpateurs agissent toujours de façon sournoise et c'est toujours au détriment des véritables bâtisseurs qui souvent, restent volontairement dans l'ombre.
 
Cela me fait penser à cette soi-disant étudiante qui m'avait contacté en vu de préparer une thèse sur la maladie "orpheline" dont j'avais été victime. Plusieurs mois après, j'ai découvert qu'elle avait publié un ouvrage sur le sujet, qui reprenait nombre des informations que je lui avais fournies gratuitement.

"Qui s’exhibe ne rayonnera pas.
Qui s’affirme ne s’imposera pas.
Qui se glorifie ne verra pas son mérite reconnu.
Qui s’exalte ne deviendra pas un chef" (Lao Tseu)

Ces paroles sont très belles, mais est-ce que ça se passe réllement ainsi ?
Et à force d'être entouré de telles laideurs, ne risque t-on pas d'en être contaminé ?
"Qui contemple l'eau trouble, perd de vue l'eau limpide"  (Thouang Tseu)



7.3.13

Des armes de qualité

Une bonne adresse pour les pratiquants exigeants :
 
 
Armes fabriquées en France par un artisan aïkidoka et à prix abordables !

Et bien plus encore....




 

5.3.13

Conflits entre fédérations et au sein de leurs troupes

De plus en plus de pratiquants sont las de constater les incohérences d'une approche franco française de l'aïkido. Ces incohérences sont liées à leur appartenance au système sportif, mais aussi aux mammouths qui s'accrochent à leurs pouvoirs depuis des décennies. Pourtant il existe bien des alternatives, que de nombreux professeurs lucides ont adoptées depuis longtemps.
Parmi les structures authentiquement traditionnelles figurent l'EPA et ISTA proposés par Alain Peyrache.
Cette approche traditionnelle diffère en tous points de ce qui est généralement enseigné dans les clubs reliés à une fédération.
L'un des dojos (situé à Montluçon) appliquant les concepts originels orientaux, a mis en ligne un résumé de ses particularités :  http://aikido.k.free.fr/particularites.html
Le précédent dojo de son professeur (Gérard Duquesne) se situait à Bezons (95) où perdure toujours l'aïkido traditionnel.