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14.9.13

Petit rappel...

Un pratiquant a le choix de se comporter en adhérent (comme dans un club de sport) ou de tenir une place dans le dojo, celle-ci pouvant évoluer avec son investissement.
Le 1er est un consommateur qui se rend au gymnase comme il se rendrait chez le boulanger, le second assume véritablement son rôle d'aïkidoka et n'hésite pas à prendre en charge des tâches liées au fonctionnement du dojo.
Les rôles n'étant pas les mêmes, les places dans la hiérarchie du dojo ne sont pas les mêmes non plus.
Etre uchi deshi (assistant du prof) mène vers l'autonomie et cela passe par l'apprentissage des différentes tâches y compris celles qui sont ingrates ou administratives car elles sont toutes formatrices.

Beaucoup se trouvent toujours de bonnes raisons pour ne pas faire plutôt que d'entreprendre, quelques exemples :
- je paie donc je viens uniquement pour recevoir et non pour donner
- je ne serai pas compétent...
- d'autres sont là pour ça ou
- d'autres le feront mieux que moi...etc.
Autant de prétextes qui sont à l'opposé des concepts d'un dojo traditionnel où chacun doit participer au fonctionnement du dojo en optimisant ses compétences.
 
Certains ont peu de compétences mais savent les exploiter à 100 %.
Ils sont plus méritants que ceux que le destin leur en ont offert davantage mais ne les utilise pas.
Un bon professeur sait aussi évaluer cela et en tient compte dans la place qu'il attribue aux pratiquants dans la hiérarchie du dojo.   
 
Dans un dojo traditionnel le sens du terme "do" passe aussi par ces réflexions.

Retrouvez ici quelques pages expliquant la hiérarchie au sein d'un dojo traditionnel

 

4.8.13

Créer un nouveau dojo traditionnel

Quand on crée son propre dojo traditionnel d'aïkido, on ne reçoit généralement l'aide de personne, puisqu'on est sensé avoir atteint la capacité d'être autonome.
Ceci étant, les clubs des fédérations, bien que viscéralement concurrentes depuis des décennies, sont sur la même longueur d'onde quand il s'agit de faire barrage au développement des dojos traditionnels : interventions auprès des élus pour empêcher ou limiter les créneaux dans les salles communales, plagiat d'argumentaires, appuis de différents réseaux parallèles, etc.
Chacun sait qu'à moins de jouir de capitaux privés, le budget d'un dojo qui démarre est très limité. Il ne peut donc investir dans une publicité afin de se faire connaître.
Le poids des fédérations qui ont essaimé leurs clubs partout en France est un handicap pour ceux qui veulent être libres et pratiquer l'aïkido tel qu'il a été conçu (un maître un dojo).
Le propre d'un art, fut-il martial, n'est-il pas de pouvoir offrir la possibilité d'évoluer selon sa capacité créatrice ?
Cela n'est possible que si le pratiquant suit l'enseignement d'un maître et n'est pas formaté et assujetti à un catalogue, notamment technique.
Un pratiquant d'aïkido a t-il vraiment la liberté de choisir où qu'il se trouve ?
Comme nous le constatons en tous domaines, les tentatives d'hégémonies existent aussi en aïkido. La diversité des approches devrait être considérée comme une richesse pour tous ainsi que pour la discipline, alors qu'elle est muselée afin de satisfaire des egos, voir parfois des intérêts financiers.
Ces déviances sont essentiellement dues au système franco-français que nous refusons, comme de plus en plus de pratiquants en recherche d'un aïkido authentique.

  

24.3.13

Oser pratiquer dans un dojo traditionnel et non dans un club de fédération sportive

"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion".
(Paul Valéry)

"Presque tous reçoivent leurs idées toutes faites et suivent toute leur vie l’opinion.
Ils parlent dans le style du temps, ils s’habillent selon la mode, non par aucun principe, mais pour faire comme les autres.
Imitateurs serviles qui disent oui ou non selon qu’on les a suggestionnés et croient après cela s’être déterminés eux-mêmes.
N’est-ce pas là de la folie ?
Folie incurable car les hommes ne se doutent pas qu’ils sont atteints de cette manie de l’imitation".
(Sagesse orientale)
 
 
Deux paraboles illustrant l'engouement général pour les clubs dépendant de fédérations.
Heureusement, il y a ceux qui sont indifférents à "l'opinion" et qui se fient à leurs propres analyses.
Ce qui vaut pour les pratiquants d'aïkido vaut aussi pour l'ensemble des êtres humains.
Le mimétisme est rassurant mais c'est au détriment de nos libertés de pensée, de nos liberté d'agir. 
Il peut même se révéler dangereux s'il est manipulé.
 

14.1.13

Suivre l'enseignement d'un maître, les aléas...

Quand on s'est choisi un maître on ne va pas voir ailleurs, c'est devenu pour moi une évidence.
Sauf qu'on ne vit plus comme il y un siècle ni même il y a 50 ans.
Son dojo peut se trouver éloigné et peu de pratiquants sont en mesure de suivre un maître dans ses itinérances.

Ceux qui ont fait de l'aïkido leur source de revenus ont davantage de liberté car ils peuvent confier ponctuellement leurs dojos à leurs deshi. Ils sont en conséquence davantage libres de leur plannings et emplois du temps.
En France cette possibilité concerne finalement très peu de gens puisque notre législation stupide et inadaptée à notre discipline, implique pour cela une soumission fédérale.
Et à moins d'exercer une profession libérale ou d'avoir la possibilité de se dégager de toute contrainte quotidienne (professionnelle et autres) la plupart des élèves ne pourront au mieux, que recevoir de leur maître des cours espacés dans le temps.
Bien qu'elle dépende aussi de chaque individu, leur progression en sera donc forcément plus lente.
Cette situation est très frustrante.
Elle est renforcée lorsque le pratiquant n'a aucune autre alternative pour faire évoluer ses recherches et sa pratique, que de lorgner vers "d'autres artistes" pour lui plus accessibles mais ne représentant pas son idéal.
Comme cela n'est pas acceptable vu sous l'angle traditionnel beaucoup de pratiquants, las d'avoir la sensation de faire du sur place, sont contraints de s'orienter vers d'autres disciplines afin d'évoluer, même si c'est sur un chemin différent.
On a tous des exemples de ce type autour de soi et ça déchire quand on est un passionné d'aïkido.
Faut-il pour autant être taxé de félon, de traître à la discipline, d'infidèle au maître !?
Sans doute pas car chaque individu, chaque pratiquant, possède un parcours qui le construit et c'est ce qui en fait un être unique.
Le pratiquant sincère peut se voir détruit par de tels qualificatifs, surtout s'ils sont proférés par quelqu'un qu'il estimait auparavant, notamment pour ses qualités d'analyse.
Biensur en théorie on peut créer son propre dojo, sa propre école, son propre courant et devenir ainsi totalement indépendant.
Cette possibilité suppose avoir atteint un niveau qui le permette et des moyens qu'un pratiquant lambda est à 1000 lieues de détenir.
C'est également suicidaire au niveau de son évolution puisque ça mettra fin à sa position d'élève.

Je tiens à préciser que cette réflexion émane de nombreuses situations qui m'ont été rapportées ou dont j'ai eu connaissance directe. Je n'en porte pas ici de jugement.