Affichage des articles dont le libellé est aïkido montlucon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est aïkido montlucon. Afficher tous les articles

10.12.13

Appendre l'art de l'aïkido ou seulement des techniques ?

"Pratiquer des mouvements d'aïkido comme un robot n'a jamais produit des aïkidokas" (Alain Peyrache shihan). C'est pourquoi nous avons fait le choix d'étudier dans un cadre traditionnel et non dans un club de fédération sportive où le plus souvent, l'enseignement est axé sur l'apprentissage de techniques.

Le fondateur de l'aïkido (Ueshiba Morihei) énonçait :
"La technique naît de la situation que l’on nous impose ou que l’on a su créer" et
"En fin de compte, vous devez oublier la technique. Plus vous progressez, moins les techniques importent".

Apprendre une technique est à la portée de tout le monde. Savoir l'utiliser d'une façon judicieuse et au moment opportun est le fruit d'un travail infiniment plus long mais tellement plus authentique et valorisant !
Bien des clubs, formatés par leur fédération, ne savent qu'enseigner des techniques en faisant croire à leurs pratiquants qu'ils maîtriseront les situations. Cela les flatte et aveuglés par leur ego, beaucoup finissent par en être convaincus alors que la réalité est toute autre.

Un pratiquant a donc le choix entre :
- le long et patient apprentissage d'un art martial transmis dans un dojo traditionnel et
- une gestuelle basée sur des techniques faciles à acquérir dans un club sportif. Dans ce cas n'importe quelle discipline martiale peut convenir puisque toutes les techniques se ressemblent (hakkoryu, self-défense, jiujutsu, hapkido, aïkibudo, ryu-bidules, etc.).  http://aikido.premilhat.free.fr/ - http://aikido.montlucon.free.fr

26.11.13

L'aïkido Traditionnel et sauce marketing. Contrefaçons et usurpations

Des petits malins se sont récemment aperçu que le terme "traditionnel" devenait porteur en conférant une certaine authenticité.
Mais il ne suffit pas d'user d'un terme pour assumer ce qu'il implique.
Peu scrupuleux sur la marchandise vendue, le qualificatif n'est utilisé que pour attirer une clientèle supplémentaire, au détriment des authentiques dojos.
Dans les mains de gens peu scrupuleux, ce n'est en fait que du marketing et une affaire d'emballage.
Des milliers d'exemples pourraient convenir au parallèle.

Prenons en 2 :
- dans le rayon de mon hyper plein de marques de confitures, j'opte pour la fraise. Parmi les pots, le classique Mamitruc et juste à côté une marque inconnue portant en gros sur l'étiquette "fraise" et encore plus gros "cuit au chaudron". Pour un prix équivalent évidemment le bras se tend vers le second. Manque de bol, arrivé à la maison on sort ses lunettes et là on s'aperçoit qu'en fait il y a 40 % de pommes...
- 2e exemple : sur la bouteille d'une grande marque, il est indiqué en gros "grenade" et figure une gigantesque image du fruit. En caractères légèrement plus petits figure sous le mot grenade "sans sucres ajoutés". Cette association d'image et de termes sont percutants et le consommateur (que je suis aussi) se laisse couillonner. Car en fait en caractères lilliputiens il est indiqué que seuls 20 % sont constitués de grenade et en plus, à base de concentrés...
Voilà comment un emballage peut se transformer en attrape nigaud.

C'est pareil pour les clubs d'aïkido traditionnel qui ne sont souvent traditionnels que par l'enseigne, totalement usurpée.
Un professeur formaté par une fédération ne peut du jour au lendemain prétendre transmettre l'enseignement reçu d'un maître, ainsi que l'impose la tradition.
Encore faudrait-il que ce maître ait lui-même transmis l'aïkido de son fondateur, ce qui est rarement le cas.
Et que dire de ceux qui sans rire, se revendiquent d'une multitude de maîtres ou  de pseudo maîtres (en fait très éloignés de l'aïkido) et qui vendent cela comme des valeurs ajoutées !
Ce comportement est le reflet d'un profond irrespect pour la discipline et son fondateur.
Aussi peu de respect éthique devrait suffire à éviter ce genre d'enseignant mais les gens aiment l'exotisme et les recettes miracles (les bouquins et les recettes pour maigrir fleurissent toujours à l'approche de l'été).
Et il y aura toujours des gogos pour se précipiter tête baissée vers le plus con des slogans, même s'il est vide de toute authenticité.

Allez, un dernier exemple sur la connerie exploitée à 150 %, les voitures "sur équipées". Les gadgets sont souvent des sources de pannes supplémentaires liées à l'électronique et créent une totale dépendance à l'après vente. Pourtant c'est un argument de pub qui a du être jugé porteur alors que bien d'autres critères plus sérieux devraient être mis en avant...
 
 
 

Voie de l'aïkido ou consommation ?

Quand on veut pratiquer un art martial, on a en général qu'une très vague idée de ce en quoi ça consiste. Ce sont les médias qui fournissent le plus gros des images que l'on retient.
Il y a aussi le bouche à oreille, nourrit par notre environnement.
Enfin, il y a l'opportunité de l'offre : telle activité se trouvant à proximité on se laisse parfois tenter en se disant pourquoi pas.
Comme on le voit, le milieu agit de façon évidente sur nos choix.
En ce qui concerne l'aïkido, étant donné qu'il n'y a pas de compétition donc pas de médailles, ça ne génère pas de flot de fric comme dans les sports et ça n'intéresse pas les médias.
L'activité est donc toujours restée plus ou moins "confidentielle" aux yeux du publique, bien qu'ayant toujours plus de pratiquants.
Comme pour d'autres activités, la multiplicité des lieux d'entraînement joue aussi un rôle prépondérant dans nos choix.
Il est rarement fait une étude de marché avant d'ouvrir "un club", celui-ci étant souvent créé par passion et animé bénévolement. Le nombre d'adhérents et son succès futur sont donc aléatoires.

De cette brève analyse on peut conclure qu'un pourcentage minime se dirige vers l'activité "aïkido" par conviction, le choix pour cette discipline résultant souvent d'une quantité de hasards et non par conviction.
Cela explique qu'il y a beaucoup de pratiquants qui ne sont pas faits pour l'aïkido mais demeurent néanmoins dans ses rangs et finissent parfois par le polluer de l'intérieur.

L'aïkido est un art martial traditionnel japonais, c'est à dire un art issu d'une culture qui n'est pas occidentale.
Si sa pratique est abordée avec une vision consumériste, à l'occidental, et uniquement en tant qu'activité (qu'elle soit "sportive" ou "de loisir") elle est immanquablement dénaturée et devient superficielle puisqu'amputée des 9 dixièmes de ses valeurs.
Pire, on assiste à un aïkido mutant, comme le décrirait un darwinien.
Un aïkido mutant peut il encore être qualifié d'aïkido ?
C'est ce que veulent faire croire les fédérations sportives depuis qu'elles ont tenté de s'en emparer, c'est à dire dès son apparition en France.
Fort heureusement, certains pratiquants authentiques et clairvoyants n'ont pas accepté cette appropriation contre nature et ont œuvré pour conserver un aïkido tel qu'il a été conçu par le génial Ueshiba Morihei. Pour le différencier facilement de la horde, le qualificatif "traditionnel" y a été adjoint. C'est un paradoxe, car c'est plutôt l'aïkido pratiqué au sein de fédérations qui aurait du être débaptisé.

Comme on le voit, il n'est pas facile de s'y retrouver pour les postulants aïkidoka, d'autant que la confusion est savamment entretenue pour des intérêts liés au pouvoir ou à l'argent.
De surcroit, les postulants n'étant souvent animés dans leurs choix que par des motifs très éloignés de l'essence de l'aïkido, il ne sera permis qu'à peu d'entre eux d'accéder à un aïkido authentique.



19.11.13

Club ou dojo, ce qu'il est bon de savoir...

Comme dans beaucoup de régions en France, il existe 11 clubs d'aïkido dans la région de Montluçon mais il n'y a qu'un seul dojo traditionnel (http://taamtam.dojo.free.fr), c'est-à-dire un lieu où l'on étudie en tenant compte du contexte oriental de la discipline et où l'on n'apprend pas uniquement un catalogue de techniques. S'il suffisait d'apprendre des techniques, bien d'autres disciplines offrent la même chose, jiujutsu, hapkido, vietvo, kravmaga, self défense, close combat, hapkido, etc. etc.
Mais l'aïkido est loin de n'être que cela et nous considérons nous, que les techniques ne sont que des outils. Pour neutraliser un adversaire, l'essentiel de l'apprentissage se situe dans les placements et l'appréciation  du contexte : distances, vitesses.
Seule cette approche traditionnelle, qui est le fondement même de l'aïkido tel qu'il a été conçu, peut prétendre conduire à une authentique pratique.
Tout détenteur d'une licence sportive d'aïkido ne peut donc affirmer être un véritable aïkidoka.
Un papier ou des mots ne pourront jamais remplacer un savoir, que seul un maître authentique est en mesure de transmettre.
Un papier délivré par une instance étatique n'a rien à voir avec un art martial traditionnel japonais.
Les pratiquants qui apprennent dans un cadre traditionnel sont souvent passés auparavant par des clubs sportifs et sont en mesure d'en apprécier les différences.
Par contre, les pratiquants qui n'ont jamais pratiqué que dans des clubs de fédération ignorent à quel point leur étude est éloignée du génial aïkido tel qu'il a été conçu.
On pourrait dire que c'est dommage pour eux mais après tout, le jugement étant l'une des premières qualités exigées d'un budoka, on a aussi l'aïkido que l'on mérite.
Souvent aussi, les pratiquants recherchent la facilité en s'inscrivant dans le club du coin.
Et par ignorance et/ou par paresse ils ne se fient qu'à l'enseigne, qui indique généralement "club d'aïkido" ou "association sportive d'aïkido", ce qui devrait encore plus inciter à les fuir.
Car un dojo traditionnel est à l'opposé du concept sportif et son fonctionnement ne saurait s'apparenter à ce type d'établissement.    
Ces enseignes sont révélatrices de l'aïkido (ou prétendument aïkido) qu'on y enseigne : aucune connaissance liée à la culture orientale et un apprentissage de techniques à la suite l'une de l'autre (typique d'un enseignement occidental), sans que jamais elles soient utilisables dans un contexte de tous les jours hors tatamis.
Bien peu s'interrogent et la plupart s'en satisfont car ils considèrent leur pratique comme un passe-temps, une gymnastique, une jolie chorégraphie s'apparentant au commun taïchi ou à la capoeira.
Ces pratiquants là n'auront jamais qu'un aperçu très sommaire de notre discipline et n'aborderont jamais l'aïkido véritable.
C'est la masse des pratiquants, celle que les fédérations passent leur temps à bichonner à l'aide de sucettes (les grades) afin d'en attirer le plus grand nombre.
La quantité justifie leur fond de commerce et tous les moyens sont bons pour appâter.
Le nombre de licenciés est leur principal moteur et peu importe si la discipline enseignée est complètement dénaturée puisque la majorité des pratiquants s'en contente.
C'est comme les fastfood : tout le monde sait à quel point c'est mauvais (au gout et pour la santé) et pourtant leur multiplicité fait à tel point partie du paysage qu'on s'y habitue et qu'on finit par ne plus se poser de question.
L'être humain aimant imiter plus que de sortir naturellement du lot, il fait ce qu'il pense que la masse fait. Quelle facilité de laisser les autres penser pour soi !
Ces 99 % de moutons se retrouvent dans l'univers de l'aïkido, comme on les trouve partout.
Mais le 1 % pensant par lui-même peut être tenté de connaître une pratique traditionnelle et non celle d'un club de sport relié à un club franco-français.



9.9.13

Un dojo d'aïkido traditionnel dérange toujours les fédérations...

Blablablablas...l'un des dirigeants des clubs FFAB présents au "forum des sports" n'a eu de cesse de me répéter qu'il y avait trop de clubs d'aïkidos dans la région.
 On est bien d'accord, mais ce qu'il omettait de préciser c'est qu'il dirige à lui seul 4 clubs dans 4 villes et qu'à ceux-là s'ajoutent : 1 autre club FFAB + 2 FF3A et que tous font la même chose puisqu'ils participent aux mêmes stages fédéraux UFA. Autrement dit faites ce que je dis mais pas ce que je fais...
Précisons qu'il n'y a qu'1 seul dojo traditionnel (maintenant hébergé à 2 endroits) et qu'il n'y en a pas d'autres à moins de 80/100 km...
ça confirme bien que mon dojo intrigue, dérange et qu'il constitue une menace pour les affairistes, ce dont personne n'a jamais douté.
Comme dab, les autres clubs sont venus me demander en quoi nous sommes différents, en s'imaginant qu'ils pourront faire la même chose.
Manque de bol pour eux, n'ayant pas de maître auprès de qui apprendre il leur faudrait réinventer la roue, ce dont je doute qu'ils soient capables.
Difficile de trouver attitude plus sournoise mais on y est habitué.  

17.8.13

Forums de septembre

Notre activité suit fréquemment le rythme des congés scolaires ce qui est là aussi, une aberration franco-française puisque ce n'est pas un sport et qu'il y a encore moins de planning de compétitions à respecter.
Les dojos sont pour la plupart hébergés dans des salles municipales.
La structure juridique qui les héberge est souvent une association loi 1901.
Ce contexte rend notre art traditionnel dépendant d'un système auquel on est contraint de participer, faute de quoi l'aïkido serait encore plus marginalisé qu'il ne l'est déjà.
Septembre voit se dérouler les forums de sports ou associatifs et c'est l'occasion de se faire connaître, puisque tout un chacun associe cette période à l'inscription dans une activité.
Qu'on le veuille ou non, on ne peut échapper à ce rituel annuel.





1.10.12

Pourquoi le terme "club" ne peut être appliqué à l'aïkido traditionnel

On peut lire sur Wikipedia :
"Un club est une association regroupant des membres partageant des intérêts communs. Ainsi, un club sportif est une association favorisant la pratique d’un ou plusieurs sports".

Or notre discipline n'est ni un sport ni une association dans le sens où c'est à l'initiative d'un maître que le groupe tient son existence.
On dit d'ailleurs que l'élève n'est pas chez lui mais chez le maître et il lui demande d'entrer dans sa maison pour y recevoir son enseignement, ce que le maître peut refuser.
L'association ne peut donc être perçue que sous son aspect juridique et l'on devra adapter son fonctionnement de sorte que le maître (le professeur) ne soit assujetti à aucun pouvoir lié à cette forme juridique française. C'est ainsi qu'il doit rester libre de la forme et du contenu de ses cours et de son affiliation à un éventuel courant.
Il serait inconcevable que ses élèves puissent déterminer ses choix et il serait non moins aberrant qu'il soit contraint à une normalisation quelconque, l'aïkido étant avant tout un art.
Côté élève, rien ne l'oblige à accepter ce type de fonctionnement : il devra alors choisir un club et non un dojo traditionnel.