27.2.13

Etiquette, convivialité, familiarités

Un professeur d'aïkido peut-il familiariser avec ses élèves ?
Tout dépend de leur faculté à s'adapter hiérarchiquement aux circonstances ; mais disons tout de suite que ce n'est pas dans la culture occidentale.
Au Japon, on connait sa place et celle-ci peut varier selon le milieu et les circonstances.
A moins d'avoir à faire à un pratiquant qui a capté ces notions, il faut proscrire toute familiarité qui ne pourra engendrer que de la confusion et donc des disharmonies relationnelles.
Tout le monde n'a pas la faculté de distinguer la relation amicale de celle qui régit les rapports dans un dojo, lieu où il est primordial que chacun connaisse sa place exacte.
Convivialité n'impliquant pas familiarités, le professeur doit rester à sa place et les élèves à la leur.
C'est ce que l'on peut aussi définir plus largement par la notion de sampaï-kohaï, propre aux orientaux.
Avoir des relations amicales en dehors du dojo ne doit en rien modifier les rapports hiérarchiques liés à l'étiquette de l'aïkido.
Cela doit être bien compris.

Stages spécifiques

On a vu se développer ces dernières années des stages organisés à l'attention des femmes, d'autres à l'attention des séniors. Est-ce judicieux ?
Chacun doit pratiquer en respectant ses propres limites physiques et il n'y a pas d'aïkido spécifiquement féminin ou spécifiquement sénior. En outre en aïkido traditionnel, notre méthode pédagogique inclut le mélange des différents niveaux d'apprentissage. Partant de là, préconiser un aïkido s'adressant seulement à certaines catégories d'âge ou de sexe ne peut être que réducteur et ça ne présente aucun intérêt, surtout présenté sous forme de stage.

20.1.13

Vous avez dit harmonie ?

Conscients des nombreuses dérives générées par le système fédéral spécifiquement français, de plus en plus de pratiquants sincères aspirent à un retour aux sources et se dirigent vers une pratique traditionnelle.
Les mammouths en place dans les fédérations étatiques constatent que leurs prérogatives s'étiolent au fil du temps et ils font feu de tout bois pour tenter de prolonger leurs systèmes moribonds. A la lecture des nombreuses lettres ouvertes et documents qui fleurissent sur le net il est difficile de penser que l'aïkido est bien la voie de l'harmonie.
Cette belle image est forcément ternie quand on constate les tirs croisés auxquels se livrent de prétendus "aïkidokas hauts gradés" formatés à l'occidental.

Il est bien vrai que l'aïkido ne change pas la vraie nature des individus et qu'au contraire il la renforce, les qualités comme les défauts. C'est aussi vrai pour l'ego qui devrait être mis de côté, mais que la soif de pouvoirs souvent liée au profil de dirigeant, exacerbe.
Et ce phénomène est renforcé quand en plus, des intérêts financiers sont en jeu.
On ne peut prôner les valeurs de l'aïkido et se comporter à l'opposé dès qu'on est hors dojo. Il n'est pourtant pas rare de le constater.
Ces attitudes néfastes à notre discipline ont pu s'exprimer d'autant plus facilement que le système opté en France il y a 60 ans (!) est inadapté et à l'opposé de l'essence même de l'aïkido.
Une très bonne analyse a été faite par Alain Peyrache il y a maintenant plus de 20 ans.
(lire notamment son ouvrage : "Fédérations et Tradition" Le Guide du Pratiquant)

Aujourd'hui, beaucoup parviennent à des constatations partiellement similaires, dont voici une exemple parmi d'autres :


Il y en a eu d'autres avant lui, qui ont eux aussi tracé leur propre route.
Mais il faut bien se dire qu'on ne peut vouloir une pratique traditionnelle et conserver peu ou prou un fonctionnement assujetti aux règles du sport au travers des fédérations.   
On ne peut pas non plus mélanger une approche orientale avec des critères occidentaux pour en faire quelque chose de forcément dénaturé.
En clair certains voudraient toujours bénéficier des prétendus avantages d'une fédération tout en s'en détachant parce que génératrice de nombreuses déviances.
Le beurre, l'argent du beurre, la crémière, etc...
Cela ne peut fonctionner ainsi et il faut faire des choix.





14.1.13

Suivre l'enseignement d'un maître, les aléas...

Quand on s'est choisi un maître on ne va pas voir ailleurs, c'est devenu pour moi une évidence.
Sauf qu'on ne vit plus comme il y un siècle ni même il y a 50 ans.
Son dojo peut se trouver éloigné et peu de pratiquants sont en mesure de suivre un maître dans ses itinérances.

Ceux qui ont fait de l'aïkido leur source de revenus ont davantage de liberté car ils peuvent confier ponctuellement leurs dojos à leurs deshi. Ils sont en conséquence davantage libres de leur plannings et emplois du temps.
En France cette possibilité concerne finalement très peu de gens puisque notre législation stupide et inadaptée à notre discipline, implique pour cela une soumission fédérale.
Et à moins d'exercer une profession libérale ou d'avoir la possibilité de se dégager de toute contrainte quotidienne (professionnelle et autres) la plupart des élèves ne pourront au mieux, que recevoir de leur maître des cours espacés dans le temps.
Bien qu'elle dépende aussi de chaque individu, leur progression en sera donc forcément plus lente.
Cette situation est très frustrante.
Elle est renforcée lorsque le pratiquant n'a aucune autre alternative pour faire évoluer ses recherches et sa pratique, que de lorgner vers "d'autres artistes" pour lui plus accessibles mais ne représentant pas son idéal.
Comme cela n'est pas acceptable vu sous l'angle traditionnel beaucoup de pratiquants, las d'avoir la sensation de faire du sur place, sont contraints de s'orienter vers d'autres disciplines afin d'évoluer, même si c'est sur un chemin différent.
On a tous des exemples de ce type autour de soi et ça déchire quand on est un passionné d'aïkido.
Faut-il pour autant être taxé de félon, de traître à la discipline, d'infidèle au maître !?
Sans doute pas car chaque individu, chaque pratiquant, possède un parcours qui le construit et c'est ce qui en fait un être unique.
Le pratiquant sincère peut se voir détruit par de tels qualificatifs, surtout s'ils sont proférés par quelqu'un qu'il estimait auparavant, notamment pour ses qualités d'analyse.
Biensur en théorie on peut créer son propre dojo, sa propre école, son propre courant et devenir ainsi totalement indépendant.
Cette possibilité suppose avoir atteint un niveau qui le permette et des moyens qu'un pratiquant lambda est à 1000 lieues de détenir.
C'est également suicidaire au niveau de son évolution puisque ça mettra fin à sa position d'élève.

Je tiens à préciser que cette réflexion émane de nombreuses situations qui m'ont été rapportées ou dont j'ai eu connaissance directe. Je n'en porte pas ici de jugement.
 
 
 
 
 
 
 
 

13.1.13

Le dojo traditionnel d'aïkido de Montluçon





Réflexions pêle-mêle

Certaines attitudes m'ont toujours surpris voir indigné.
Le parcours d'un aïkidoka est fait d'essais et de hasards.
Quand on débute l'aïkido, on a souvent des motivations éloignées de ce que l'on découvre au fil du temps.
Si l'on a la chance de s'apercevoir que seul un maître peut vous conduire sur la voie recherchée, est-il nécessaire pour autant de renier les professeurs qui l'ont précédé ?
Ces professeurs ont sans doute fait du mieux qu'ils pouvaient pour vous transmettre la parcelle de savoir qu'ils détenaient, même si pour certains c'était limité.
Beaucoup de pratiquants que je connais ont tiré un trait sur leurs anciens professeurs en même temps qu'ils prenaient racine dans un nouveau dojo.
C'est pour moi une marque d'irrespect envers l'ensemble des professeurs, y compris sans doute du dernier dont le tour viendra de disparaître de leurs mémoires.
N'est-ce pas se vendre au plus offrant (même s'il ne s'agit que de savoir), comme on le ferait avec un patron.

A entendre certains professeurs, qui ne serait pas avec eux serait forcément contre eux.
Aussi peu de tolérance n'est-il pas détestable ?
Qui peut prétendre détenir LA vérité en matière d'aïkido !?
Avoir la capacité de se remettre en cause en permanence n'est-il pas l'une des qualités requises pour progresser ?
Avant de se jeter corps et âme dans les pas d'un maître, n'est-on pas contraint de multiplier les expériences ?
L'une des qualités d'un bon budoka est d'avoir un bon jugement mais à partir de quel niveau d'expérience cette faculté émerge t-elle ? A moins de prétendre qu'elle doive être innée, chacun étant différent la perception sera plus ou moins rapide voir n'arrivera jamais.

C'est la diversité des êtres humains qui en fait ses richesses.
Ne pas admettre cela c'est se montrer sectaire, être imbu de sa personne et se rapprocher d'une attitude de gourou.

Le pratiquant débutant (et comment définir ce terme) doit-il être banni d'un dojo s'il a osé aller découvrir ailleurs une approche différente ?
Cela n'implique d'ailleurs pas nécessairement qu'il projette de quitter son professeur ni qu'il n'ait pas  confiance en son enseignement.
Personne ne peut prétendre détenir l'ensemble des connaissances, d'autant plus que l'aïkido est un art ! C'est comme l'informatique, "tout le monde" en connaît une parcelle plus ou moins importante mais qui pourrait penser tout maîtriser ?

En étant élève on n'a pas que des droits, on a aussi et surtout des devoirs.
Parmi ces derniers figurent la fidélité à son professeur, à son enseignement, à son dojo.
Cette règle est forcément perverse puisqu'elle prive de toute recherche en dehors du cadre du dojo.
Même si c'est respecter "la tradition", elle est en opposition avec les notions de liberté.
Accepter librement de se priver de liberté pourrait être aussi une liberté, sauf qu'il n'y a pas vraiment d'alternative à cette règle.

9.1.13

Une attitude courageuse

Depuis la disparition de Me Tamura, des pratiquants de la fédération FFAB prennent conscience des incompatibiltés du système fédératif franco français et l'aïkido.
En voici un exemple de plus :
 
http://www.leotamaki.com/article-pourquoi-je-quitte-la-ffab-federation-fran-aise-d-aikido-et-de-budo-113926250.html

Ce système, spécifique à la France, n'a jamais favorisé l'émergence d'un style quelconque, contrairement aux autres pays.
Seuls les pratiquants qui se sont libérés du joug fédératif ont pu développer leur propre aïkido en suivant le concept traditionnel "un maître un dojo", comme dans la structure proposée par l'EPA ISTA de Alain Peyrache.


Quant au système des grades des fédérations, il va totalement à l'encontre du bon sens, même si d'autres systèmes prétendument traditionnels ne sont pas toujours parfaits.
Les fédérations génèrent des clones, rarement des maîtres dont l'enseignement est recherché par les pratiquants.



 

Réseaux sociaux

Retrouvez nos pages sur Facebook :
 
"Aikido Traditionnel - Taikido Montluçon 03"
"Aïkido Traditionnel Taïkido Montluçon"
 
sur Twitter :
 
"AïkidoMontlucon"
"Aikido03"
 

5.1.13

Comment donner un sens martial à notre pratique

Notre travail de base est l'étude d'un art martial traditionnel.
Notre discipline est issue d'un budo c'est à dire d'un art de guerre.
Même si le fondateur de l'aïkido a voulu faire évoluer son art vers un message humaniste, nous ne devons jamais l'oublier.
Dans nombre de dojos français la pratique est devenue complaisante, chorégraphique et insipide, au point de s'éloigner totalement de toute authenticité martiale.
Les attaques sont dénuées de toute sincérité et les réponses techniques sont à leurs hauteurs, discréditant l'aïkido aux yeux mêmes des pratiquants.
Dans ces dojos, malheureusement nombreux, on est bien loin de l'aïkido originel.
Dans notre dojo traditionnel on s'efforce de maîtriser la technique correctement en prenant soin de la rendre potentiellement efficace à tout moment, c'est-à-dire que notre partenaire soit pratiquant d'aïkido ou pas.


Une approche pédagogique réaliste liée à nos références "orientales" :
- l'utilisation de l'énergie du partenaire-adversaire (base de la discipline) doit génèrer d'emblée une pratique en dynamique (kinonagare).
- elle confère une certaine authenticité martiale aux situations, rend la pratique plus attrayante et cela dès le début de l'apprentissage.
- l'accent est mis sur la gestion des situations (distance, vitesse d'exécution, positions relatives...) car ce sont elles qui imposeront la technique adéquate. Apprendre une technique est à la portée de tout le monde, savoir l'utiliser dans des circonstances opportunes est une autre histoire. Le fondateur de la discipline disait qu'on peut apprendre l'aïkido en un jour...ou toute une vie.
- Chaque cours est axé sur l'un des principes de base constituant les fondements de l'aïkido. Ces principes sont démontrés en exécutant les techniques les plus appropriées au thème choisi. Elles sont donc adaptées au contexte, à l'inverse de ce que l'on peut constater dans la plupart des clubs.

3.1.13

Tout fout le camp...

Traditions, bienséance et savoir-vivre tendent à disparaître partout dans le monde.
Ce sont pourtant des éléments importants pour bien vivre en société et relier les hommes par des usages communs lègués par les générations qui nous ont précédés.
Les aïkidokas n'échappent pas à l'évolution des moeurs, même si celles-ci ne vont pas dans un sens susceptible d'élever l'homme.
C'est une raison supplémentaire de veiller au respect de l'étiquette attachée à notre pratique.
Cette étiquette représente les règles à l'intérieur d'un dojo mais elle implique aussi des prolongements sur le comportement à l'extérieur (rei gi saho et jo no taïdo).
_______

Le responsable d'un groupe, s'adressant à celui-ci, peut adresser ses vœux de nouvel an d'une façon groupée en utilisant un mailing ou un carnet d'adresses (on peut aussi qualifier cela "d'envoi en nombre").
De même, le membre d'un groupe peut également utiliser ce moyen pratique pour s'adresser à ses coreligionnaires, en rédigeant un message "standard", généraliste et passe-partout. Dans ce cas on remarquera que le "vous" est privilégié plutôt que le "tu".

Par contre il est particulièrement impoli et totalement déplacé de procéder de la sorte en voulant faire croire qu'il existe une motivation amicale voir affective, envers chacun des destinataires.
La maladresse et surtout le manque de savoir vivre n'ayant pas de limites, il est fréquent que le "tu" soit utilisé malgré que vous ayez sous le nez la liste de l'ensemble des destinataires, l'expéditeur n'ayant même pas pris soin de les masquer...
 
Cette façon de faire prouve plusieurs choses :
- que la personne qui utilise un tel procédé est hypocrite,
- qu'elle juge ne pas devoir passer du temps pour rédiger un message personnalisé,
- que seuls en réalité quelques élus (dont les vrais amis) méritent un message qui aura été rédigé à leur seule intention,
- qu'il vaut mieux s'abstenir de tels pseudo voeux qui tiennent plus du rituel forcé que de la sincérité.

Ce type de comportement (qui tend à se généraliser) aura au moins le mérite de pouvoir cataloguer l'expéditeur parmi ceux pour lesquels vous comptez le moins.
A vous d'adapter votre attitude en conséquence...
Car l'amitié c'est pas comme l'amour, elle ne peut exister que si elle est partagée.

Le summum du mauvais goût : c'est celui qui vous présente ses voeux en les larguant sur votre boite vocale. Et que penser lorsqu'en fait ce message ne vous était pas destiné ou que l'indélicat vous salue sous un prénom qui n'est pas le votre !

Biensur, ceux qui utilisent un réseau social ne sont pas concernés par cette réflexion puisque ça n'a pas vocation de respecter la confidentialité d'un message personnalisé.

NB. Le présent site est évidemment totalement apolitique. Mais le hasard a fait que nous tombions sur cette page dont le 1er article intitulé "Mes anti-voeux", recoupe quelque peu notre réflexion.  
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/12/31/mes-anti-voeux/#article1

 

20.12.12

On ne peut redresser un arbre tordu...

Pour  décevant que cela soit, on est bien obligé de constater que l'aïkido ne transforme pas les gens ; il amplifie les qualités...comme les défauts. C'est ce qui fait qu'un con restera pour toujours un con, même après 30 ou 40 ans de pratique ! Car pour s'améliorer, encore faut-il qu'il existe un socle, si ténu soit-il. Hors un pourri, par nature, gangrène même ses propres qualités.
Les tatamis ne sont pas un lieu d'échange amical.
Néanmoins l'étiquette impose une attitude qui ne soit pas non plus ostentatoirement inamicale.
Conclusions :
"N'attends que ruades de l'amitié d'un âne."
(Proverbe indien)
"Ne te fie pas à l'amitié d'un bouffon."
(Proverbe russe)

2.12.12

D'une approche de l'aïkido à l'autre...

Plus les grands de l'aïkido prennent de la bouteille, plus leurs propos se rejoignent. C'est avec un certain étonnement qu'on peut écouter ici ceux de Christian Tissier qui pour partie, exprime les mêmes concepts que ceux avancés depuis longtemps par des pratiquants revendiquant une approche traditionnelle. Il est plutôt réconfortant de constater qu'au fil du temps, le discours a progressé vers les racines de l'aïkido, c'est à dire celui de UESHIBA Morihei, plusieurs passages de cette vidéo en témoignant.

Yamaguchi a été et reste sans doute le maître "référent" de M. Tissier, ce qui est compréhensible. Cela a peut-être eu pour "conséquence" de ne pas tenir compte suffisamment des concepts d'origine. Cette influence ajoutée à un contexte pour lequel il a opté, a conduit à ce qu'est aujourd'hui 2f3a. Rien n'est fait de noir ou de blanc mais bien, c'est sur, de yin et de yang...
 

27.11.12

Liberté Egalité Fraternité et franc-maçonnerie

Notre devise républicaine reprise par les francs-maçons est parfois mise à mal entre les mains d'individus avides de pouvoirs ou de privilèges.
Faire partie d'un réseau de relations offre de multiples avantages, mais ceux-ci s'exercent forcément au détriment de l'égalité des droits dont chaque citoyen est sensé pouvoir jouir.
Quand on lit l'historique de l'aïkido en France, on apprend que la direction des deux "fédérations" leader de notre discipline, ont été noyautées dès le début de leurs constitutions.
Sachant cela, il est plus facile de comprendre l'origine des nombreux barrages faisant obstacle au développement des dojos indépendants, quand ceux-ci ne sont liés ni à une fédération ni à un réseau franc-maçonnique, le tout étant imbriqué.
D'où la difficulté aussi, de pratiquer selon la tradition "un maître un dojo" comme cela se fait partout...sauf en France.
Lorsque vous voulez créer votre propre dojo, son existence puis sa survie seront déterminés selon que vous vous situez dans une zone d'influence ou pas.
Si le hasard fait qu'il se situe dans une région "contrôlée", vous aurez tôt fait de constater que l'environnement ne vous est pas favorable et une succession d'évènements négatifs que vous prendrez au début pour de la paranoïa, viendront se mettre au travers de votre pratique au détriment du développement de votre dojo.
Au fil du temps et par recoupements, vous finirez par comprendre qu'il n'y a aucune force obscure mais que vos difficultés sont bien liées à des individus tirant les ficelles derrière une entité qui n'a pas vocation à s'afficher.
Voici ci-dessous des éléments qui peuvent contribuer à comprendre.
Le 1er texte est issu du site internet de l'EPA ISTA http://dojoista.com
Le 2e a été copié du site http://blogjeand.wordpress.com/2012/04/12/franc-maconnerie-dites-vous/

Texte extrait du site EPA :
 
"Aïkido Traditionnel
de 1951 à 1960
...À qui demande-t-on de faire l'union de l'aïkido français ? À un sportif qui ne fait pas d'aïkido, le président du judo. Typiquement français.
Cette absurdité n'a pu exister que grâce à deux hommes, Messieurs Pfeiffer et Bonnefond respectivement président du judo et de l'aïkido. Pourquoi ? Tout deux franc-maçon, tous les deux en affaires à titre privé gérant tous les deux 2 grosses entreprises. Contre eux, un maître japonais se retrouve tout seul pour défendre l'aïkido traditionnel c'est "Maître Tamura"...
1971 fin de l'aïkido traditionnel:
Les associations culturelles disparaissent et laissent place à l' UNA qui regroupe toutes les tendances d' aïkido.
La diversité, qui est une qualité et un luxe apprécié, devient une chose honteuse qu'il faut éliminer. Tout le monde doit être dans le même moule. Il faut normaliser, simplifier, caricaturer sous prétexte de rendre les choses plus simple à comprendre mais ce qui en fait, facilite la manipulation des foules.
Les francs maçons de l'aïkido et du judo s'en chargent... l'histoire officielle n'en parle jamais bien sûr.
Malgré un fonctionnement déviant franco français, le lien avec K Ueshiba et l'aïkikaï est maintenu. Les japonais ayant pris peur pour leur leader ship, enverront M Chiba briser l'ACEA association Culturelle Européenne d'Aïkido... mission accomplie
1981 la rupture: FFLAB / 2F3A
Départ de M Tamura et de ses élèves qui veulent se désolidariser de la tutelle du judo.
Alain Peyrache organise la réunion qui verra la création de la FFLAB au 1 er étage du restaurant «le mouton noir» à Tassin la demi lune (69).
De rage, le judo exclut ces frondeurs de tous les clubs de judo de France. Reste ceux qui collaboreront avec le judo et qui deviendront FFAAA après avoir récupéré les postes qu'ils ambitionnaient et qui ont été laissés libres après le départ de Maître Tamura et de ses élèves.
C'est de cette période que se créé, par les acteurs actuels, la FFLAB et la 2F3A qui s'entre-déchirent encore actuellement, trente ans après. La FFLAB deviendra vite FFAB car le ministère de la jeunesse et des sports a fait enlever ce "L" de libre ... dans une fédération il n' y pas de liberté.
Départ d'Alain Peyrache qui créera l'epa 4 ans plus tard pour ne pas recommencer encore les mêmes bêtises, avec les mêmes acteurs, pour les mêmes raisons sans tirer les leçons de l'histoire.
 
Texte issu de ce site (un anonyme vétéran de l'aïkido) mis en ligne le 12 avril 2012 : http://blogjeand.wordpress.com/2012/04/12/franc-maconnerie-dites-vous/
Franc-maçonnerie dites vous ?
Réponse à une question sur un sujet peu connu mais d’actualité :
« J’ai entendu dire aussi que les francs-maçons y seraient pour quelque chose, en même temps là on rentre un peu dans la théorie du complot. Il est bien difficile pour nos jeunes pratiquants de s’y retrouver, pouvez vous apporter quelques éclaircissements ? »
Moi qui parlait de sujet « brulant » dans une précédente réponse, je vois que certains n’ont pas leur langue dans leur poche ! Mais la question est intéressante et en sous-tend une seconde qui va droit au but : intérêts personnels et arts martiaux font-ils bon ménage ? Je vais tenter d’y répondre ci-dessous toujours en évoquant mon expérience personnelle et mon vécu.
Dans l’article précédent j’évoquai l’assemblée générale de la FFLAB au « monton noir ». La FFLAB sera-t-elle sauvée de tous ces conflits d’intérêts ? Non. Le nouveau président confiera à l’issue de l’assemblée : « ne l’ébruitez pas, je vais vous confier un secret : je suis franc-maçon ». Pendant qu’un autre franc-maçon prendra la tête de ce qui sera la 2F3A. Comme vous le constatez la question est loin d’être hors sujet !
Rappelons les faits : l’aikido au début des années 80 tente de s’émanciper en quittant la fédération française de judo. Pourquoi ce départ ?
Fidèle à son comportement habituel le judo tentait de faire de l’aïkido une sous discipline du judo sans autonomie. Comment est-ce possible ? Le président du judo et le président de l’aïkido étaient de vieux complices entrepreneurs dans la vie, franc-maçon le reste du temps quand ils ne faisaient pas d’aïkido ou de judo. Même encore aujourd’hui on retrouve cette secte de franc-maçon et son influence un peu partout dans le monde martial. Pourtant personne n’en parle.
Le président du judo (plusieurs fois président) visait une place au comité olympique. Le président de l’aïkido (lui aussi plusieurs fois président), constatant que l’aïkido ne lui donnerait jamais la notoriété qu’il convoite avec ambition, était prêt à vendre l’aïkido au judo. De ces deux cerveaux maçonniques jaillira une idée à la mesure des ambitions de ces deux présidents : la création d’une confédération des arts martiaux entièrement aux mains du judo, les statuts étant étudiés par les franc-maçon de Limoges. L’aïkido était le dindon de la farce mais son président devenait le président de cette confédération ce qui ouvrait les portes du comité olympique au président du judo…
Emballé c’est pesé ! La FFAB remplacera la FFLAB pour retomber dans les mêmes erreurs que l’UNA pour une raison simple : les mêmes gens ne pouvant avoir que le même fonctionnement. Fini la liberté-le « L » de FFLAB disparait au passage. Retour à la case départ avec deux fédérations au lieu d’une et toutes les gue-guerres actuelles. Alain Peyrache déçu par la tournure des évènements partira en créant l’EPA.
Ça aussi c’est une caractéristique de l’aïkido : la première emprunte est toujours là, malheureusement il est très difficile pour ne pas dire impossible de la faire évoluer pour toutes les raisons que nous venons de voir.
Vous comprenez maintenant l’intérêt de ce blog : l’histoire revisitée avec un œil nouveau."

22.11.12

Un discourt intelligent et qui sort du lot...

Ci-dessous 2 vidéos oeuvrant pour un judo traditionnel, qui a été perdu au fil du temps et qui ne sera jamais plus pratiqué que par une minorité mettant l'aspect sportif et compétitif de côté.
Le combat de cet intervenant est similaire au notre, c'est pourquoi il trouve ici sa place. 
 
Si l'on n'y prend pas garde, d'autres disciplines traditionnelles telle la nôtre, pourraient également passer à la trappe en se faisant absorber par les tenants du "pouvoir sportif", particulièrement ténu en France.
Chacun sait que l'aïkido, bien qu'étant un art japonais, a fait l'objet d'une O.P.A. de la part du Ministère Jeunesse et Sports depuis de nombreuses décennies.
Il a été tenté maintes fois de l'occidentaliser, lui ôtant une grande partie de son sens originel.
Heureusement nombre de pratiquants, afin de préserver le caractère traditionnel de l'aïkido, n'acceptent pas la tutelle d'une quelconque fédération sportive et encore moins franco française.
 
Ce vétéran du (pure) judo tente avec ses mots de nous expliquer ce qui pour nous est familier, mais qui a été complètement perdu dans leur discipline (kinonagare, kokyu nage, koshi nage, l'exploitation du vide, etc....).
Le judo d'origine (alors qu'il était encore un art), avait des points communs avec l'aïkido mais le judo est devenu un sport et c'est ce qu'on ne veut pas en aïkido. En regardant cette vidéo, on comprend pourquoi Me Kano se serait exprimé ainsi en découvrant l'aïkido de UESHIBA : "l'aïkido est LE véritable budo !" En fait il percevait en l'aïkido ce qu'il avait toujours recherché.
 
Il apparaît vite à ceux qui ont pratiqué le judo sous sa forme "moderne" (donc sportive) qu'il lui manque une dimension, celle qu'on trouve justement en aïkido pourvu qu'on n'apprenne pas que des techniques...
Bien des judokas sont conscients des déviances subies par leur discipline, qui n'a plus de "ju-do" que le nom (ça ne vous rappelle pas un certain contexte ?)  
Leur discipline est devenue exclusivement sportive mais certains professeurs constatant le dégarnissement de leurs troupes, ont tenté de créer ici ou là des cours de judo dits "de loisirs".
Depuis déjà pas mal d'années il a été ajouté le jujitsu dans l'étude du judo, mais ça ne fait pas pour autant du judo un art assimilable à l'aïkido. Les techniques peuvent parfois se ressembler, mais il y a un océan entre les approches.   
Bien des judokas viennent à l'aïkido mais jamais l'inverse.
 
 

20.11.12

Erreur de discipline

L'aïkido étant la recherche de soi (do), pourquoi certains pratiquants tentent-ils de faire barrage à une pratique traditionnelle fidèle au fondateur Ueshiba Morihei, si ce n'est pour protéger leurs prérogatives liées à leur appartenance à une fédération franco française ?
Au delà du plan local, certains ont même l'audace d'adresser des messages mails privés dans le but d'intimider des pratiquants authentiques. Les coordonnées de ces pratiquants étant souvent publiques du fait qu'ils sont souvent engagés dans la vie de leur dojo, il est aisé d'en faire un tel usage.
Il est évident que ces gens là n'ont rien à faire dans l'univers de l'aïkido.
D'autres soi-disant aïkidokas, n'ont pas d'autre but que d'y développer de juteux petits business en mêlant affaire privée et club d'aïkido.
C'est ainsi qu'on découvre sur certains sites de ces clubs des liens menant tout droit à leurs entreprises personnelles.

Ce sont les mêmes qui s'attribuent des titres pompeux afin de se donner crédit aux yeux des gogos.
On est là bien loin de l'esprit de l'aïkido et pourtant il n'est pas rare de croiser de tels personnages animés par un seul but mercantile.
Au fil des pages web, on voit même certains de ces gus s'afficher avec des personnalités connues afin de se donner une image gratifiante, pourtant à l'opposé du but de l'aïkido : la recherche de soi.

On ne peut que se rappeler les paroles de Ô sensei : "l'Aïkido est médecine pour un monde malade".  Et le monde est constitué d'individus...

11.11.12

Drogues licites et drogues "tolérées"

erourquoi les produits droguant ont-ils autant de succès, y compris auprès de ceux qui prétendent protéger et entretenir leur corps ainsi que leur esprit ?
Les produits les plus courants sont aujourd'hui l'alcool sous toute ses formes et le haschich, que d'aucun voudraient banaliser.
Les pseudo euphories ou sensations apaisantes que ressentent leurs usagers sont pourtant illusoires, éphémères et contribuent à la destruction de composants du corps humain et à des dysfonctionnements, à terme souvent irréversibles.
C'est aujourd'hui scientifiquement prouvé et seuls certains politiques, commerçants ou manipulateurs, tentent encore d'endormir ceux que cela arrange de croire le contraire. 
En ce qui concerne les pratiquants d'arts martiaux, ceux-ci ne devraient-ils pas rechercher en permanence une optimisation de leurs facultés mentales et physiques ?!
On met en avant en aïkido que notre discipline est aussi un art de vivre et une philosophie.
Or malheureusement on peut souvent constater que bien des règles d'hygiène de vie sont mises entre parenthèses en dehors des tatamis, comme si l'on pouvait vivre plusieurs vies parallèles en trichant avant tout avec soi-même. 
Les problèmes existentiels ne sauraient être résolus en les masquant artificiellement par quelque substance qui soit !
A des degrés divers, ceux qui font usage de "tranquillisants" ou "d'euphorisants" (obtenus légalement avec "l'aval" du corps médical !) ont le même but que les consommateurs d'alcool ou de drogues : ils visent à modifier l'approche au lieu d'agir sur la cause, qui elle est toujours là.
Pourquoi punir son corps en l'abimant au lieu d'essayer d'agir pour modifier un milieu qui ne convient pas ?
C'est ce à quoi tous devraient s'attacher.  

24.10.12

"Portes ouvertes" et "essais gratuits"

Les vrais aïkidokas savent pourquoi ils sont là et le professeur leur consacre tous ses efforts. Les indécis et ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent sont effectivement des pertes de temps pour tout le monde et on peut finir par se demander s'il est bien judicieux de continuer à proposer "des essais gratuits".
En outre cette porte ouverte sur le dojo offre aux esprits pervers un libre accès à nos spécificités et on ignore l'usage qui est fait des renseignements glanés par ceux qui ne reviennent jamais alors même qu'ils ont emporté fiche d'inscription et tracts.
En résumé faut-il s'exposer ou risquer de passer pour sectaire ?
J'ai connu bien des dojos où l'accès était absolument interdit aux visiteurs et aux curieux et la porte était verrouillée de l'intérieur dès le début du cours (y compris d'ailleurs pour les malheureux retardataires).
On ne peut plus agir ainsi à notre époque car le respect, la tradition, l'étiquette mais aussi "les contraintes de la vie moderne" sont de plus en plus en décalage avec ces exigences, qu'on le veuille ou non.
Quand on crée un nouveau dojo il est vital de s'ouvrir afin de le faire connaître, ne serait-ce que pour exister. Cela conduit à des situations qui finissent par être pesantes et nuisent à notre pratique et à l'image de la discipline.
Toujours ce Yin Yang...

1.10.12

Pourquoi le terme "club" ne peut être appliqué à l'aïkido traditionnel

On peut lire sur Wikipedia :
"Un club est une association regroupant des membres partageant des intérêts communs. Ainsi, un club sportif est une association favorisant la pratique d’un ou plusieurs sports".

Or notre discipline n'est ni un sport ni une association dans le sens où c'est à l'initiative d'un maître que le groupe tient son existence.
On dit d'ailleurs que l'élève n'est pas chez lui mais chez le maître et il lui demande d'entrer dans sa maison pour y recevoir son enseignement, ce que le maître peut refuser.
L'association ne peut donc être perçue que sous son aspect juridique et l'on devra adapter son fonctionnement de sorte que le maître (le professeur) ne soit assujetti à aucun pouvoir lié à cette forme juridique française. C'est ainsi qu'il doit rester libre de la forme et du contenu de ses cours et de son affiliation à un éventuel courant.
Il serait inconcevable que ses élèves puissent déterminer ses choix et il serait non moins aberrant qu'il soit contraint à une normalisation quelconque, l'aïkido étant avant tout un art.
Côté élève, rien ne l'oblige à accepter ce type de fonctionnement : il devra alors choisir un club et non un dojo traditionnel.

25.9.12

Budo et art martial

Cette période de septembre est généralement celle que beaucoup de pratiquants choisissent pour s'inscrire dans les dojos.
Une idée reçue (une de plus) qui découle du fait qu'en France toutes les activités sont rythmées sur les calendriers scolaires, comme si tous les français avaient un enfant d'âge scolaire...
C'est évidemment une stupidité et à plus d'un titre.
Les disciplines sportives sont liées également à leurs calendriers de compétitions.
L'aïkido est victime de ces 2 aléas bien que ce ne soit pas un sport et qu'il ne soit assujetti à aucun calendrier. De surcroît on n'est pas aïkidoka que dans les seules périodes d'activités scolaires mais 24h/24 et 365 jours par an.
On est donc bien contraint de s'accommoder de cette réalité ancrée dans les esprits et que tout le monde contribue à entretenir.

A l'occasion de cette "rentrée" (puisqu'il faut bien lui donner un nom) j'ai distribué publiquement des invitations pour un essai gratuit.
L'une des personnes croisées à cette occasion a souhaité engager une conversation sur le thème des arts martiaux et c'est l'objet du présent article.
Cette personne (en treillis militaire) s'est décrite comme légionnaire français (d'origine russe) et connaissant le persan, il se préparait pour une prochaine mission en Afganistan.
Il n'avait donc rien d'un enfant de cœur en matière de combat et son analyse était d'autant plus intéressante.
Il m'a félicité sur ma volonté de faire connaître l'aïkido traditionnel, art martial "pacifique" si l'en est, et non destructeur.
Il m'a informé qu'on lui avait enseigné quant à lui le kravmaga, notamment en Israël.
Cela me conduit à préciser que l'aïkido, bien qu'incluant certaines techniques aux origines communes, n'a rien à voire avec cette discipline conçue pour détruire et enseignée dans un cadre militaire.
Les buts ne sont pas les mêmes, les environnements non plus.
Ceci m'amène à préciser que l'aïkido n'est pas du combat de rue et qu'il est impropre à être enseigné tel quel à des militaires engagés sur le terrain.
De même, il semble à mes yeux tout à fait erroné de vouloir enseigner le kravmaga à des jeunes filles de nos villes, à moins d'envisager pour elles une carrière militaire...
Il faut donc bien distinguer les budo (arts de guerre) des arts martiaux sensés être des outils pour la  recherche de soi (do).    

23.9.12

Ne pas cracher dans la soupe

Un parcours d'aïkidoka est fait de rencontres, de recherches, de hasards aussi, qu'on les ait favorisés ou non.
Avant de savoir en quoi consiste exactement l'aïkido, la première approche ne permet souvent que de survoler les multiples facettes et les possibles orientations n'apparaissent souvent que par la suite.
Si l'on a poussé la porte d'un dojo en ne se laissant guider que par le hasard ou la proximité, le professeur peut ne pas correspondre à ce que l'on cherche ou bien de nouvelles motivations peuvent apparaître. C'est ainsi qu'au fur et à mesure de son apprentissage on errera de dojo en dojo jusqu'à trouver LE maître, pour soi idéal.
Cette réalité n'oblige en rien à renier les professeurs qui ont fait de vous ce que vous êtes, y compris ceux qui ne vous ont que peu ou rien apporté, ce qui est quand même rare. Au moins ces derniers vous auront-ils permis de faire les différences en aiguisant votre analyse et votre jugement.
Même si les chemins peuvent parfois beaucoup s'éloigner il faut continuer d'être reconnaissant envers tous car au travers nos choix ils nous ont permis de nous construire.
J'ai pour ma part commencé comme beaucoup par le judo. C'est lui, René Ginet, qui m'a insufflé les premières notions de l'univers des arts martiaux et qui m'a permis de découvrir l'aïkido, nouveau en France. Un type formidable, généreux et ouvert comme on en rencontre peu et de moins en moins.
Ont suivi une succession de professeurs, que je n'ai que rarement abandonnés de mon fait (ceux-là, je ne me souviens même plus de leurs prénoms).
Malgré des routes devenues différentes, je serai à jamais reconnaissant envers Eric, Serge, Xavier et Pascal qui tous ont participé à mes (modestes) connaissances jusqu'en 1997.


http://aikido.montlucon.free.fr/remerciements.html

10.9.12

Aïkido et discriminations

Constats
 
Dans les communes à moins d'appartenir à un réseau d'influences (politique ou autre), les clubs d'aïkido sont systématiquement déconsidérés par rapport à ceux qui courent après les médailles.
Et pour cause puisque notre discipline n'est pas un sport et encore moins un sport de compétition.
Pour plaire à leurs électeurs, les politiques et ceux qui tirent les ficelles en matière d'attribution de créneaux favorisent les disciplines qui sont dans l'air du temps.
Les politiques ne font pas de philosophie et n'ont pas vocation de promouvoir une discipline véhiculant des messages humanistes ou pacifistes.
Une seule chose compte : le nombre d'électeurs satisfaits et plus il y a de phénomènes de masse meilleure en sera l'exploitation politique pourvu qu'il soient bien captés.
Les communes ne voient aucun inconvénient à ce qu'il y ait 10 clubs de gym, 7 de foot ou 5 de basket, au contraire elles pensent que cela crée une émulation.
Mais pas en aïkido puisqu'il n'y a pas de compétitions.
C'est ainsi qu'elles peuvent parfois contraindre certains clubs à rebaptiser leur discipline afin de ne pas mécontenter un club déjà en place !
C'est aberrant mais ça existe dans nombre de communes et  ce chantage est connu.
C'est ainsi qu'on se retrouve avec des noms un peu bizarres d'arts martiaux parfaitement inconnus, ce qui aggrave le handicap pour démarrer ces clubs et beaucoup meurent, faute d'avoir jamais pu se développer.
Dans notre pays, père des Droits de l'homme et des libertés - et soi-disant démocratique - c'est ainsi que cela se passe.
Les minorités ont un droit théorique, à condition de pouvoir le défendre en permanence.
Même problème que pour ceux qui revendiquent "une différence", quelle qu'elle soit.
Mais chut faut pas dire tout ça, c'est pas la norme !
Désolé mais j'ai toujours lutté contre les formatages et la manipulation des esprits...
Et je n'évoque même pas la notion de tradition qui me ferait employer le terme de dojo et non de club, ce qui augmenterait encore le fossé de nos différences !    

"Presque tous reçoivent leurs idées toutes faites et suivent toute leur vie l’opinion.
Ils parlent dans le style du temps, ils s’habillent selon la mode, non par aucun principe, mais pour faire comme les autres.
Imitateurs serviles qui disent oui ou non selon qu’on les a suggestionnés et croient après cela s’être déterminés eux-mêmes.
N’est-ce pas là de la folie ?
Folie incurable car les hommes ne se doutent pas qu’ils sont atteints de cette manie de l’imitation".
(Sagesse orientale)

Egalité de traitement
 
La liberté dont dispose la commune sollicitée doit se conformer au principe de l’égalité de traitement entre les usagers. On doit être vigilant à ne pas être victime de discrimination vis-à-vis d’autres associations requérantes. La différence de traitement peut en effet être considérée comme excès de pouvoir si le refus n’est dûment motivé par des raisons légales. Il doit y avoir égalité de traitement de situations semblables, mais il n’y a pas d’obstacle à ce que des situations différentes soient traitées de façon différentes. Il s’agit alors de voir dans quelle mesure il est porté atteinte au principe d’égalité devant les services publics.
Si vous estimez être victime d’une inégalité de traitement vous pouvez saisir le juge administratif.
Attention toutefois aux conséquences car il y a fort à parier que même si vous gagnez, vous risquez d’avoir ensuite du mal à travailler avec la mairie et bonjour l'ambiance. Mieux vaut parfois une bonne et franche discussion qu’un mauvais contentieux.
 
Contester un refus de mise à disposition de salle
 
Pour contester un refus d’attribution de locaux, vous devez saisir le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir (REP) dans les 2 mois de la notification du refus (1). Il s’agit d’un recours en annulation d’un acte administratif unilatéral faisant grief.
Le recours ne pourra être présenté que si votre association est déclarée.
Celle-ci pourra invoquer à l’appui de son recours, des moyens tels que l’incompétence, le vice de forme ou de procédure (si la demande n’a pas été soumise au vote de l’assemblée délibérante par exemple) ainsi que le détournement de pouvoir, la violation de la règle de droit et des motifs relatifs à l’acte lui-même (erreur de droit ou erreur manifeste d’appréciation).
 
(1) mais que les communes se gardent bien de notifier par écrit
 
source partielle : revue « Associations mode d’emploi » 

 

L'aïkido peut-il se vendre ?


Chacun sait qu'un club d'aïkido ne peut souvent exister que parce que la commune qui l'héberge lui octroie des installations. Cela s'apparente parfois à une véritable aumône plus qu'à un partenariat. Et si elle le fait c'est parce qu'elle juge qu'elle en retirera un intérêt, qu'il soit politique ou autre. La condition sinequanone est le nombre d'adhérents que l'association recueillera. Dès lors se pose pour notre discipline la question de la qualité et de la quantité. L'aïkido étant avant tout un art, comment expliquer à des élus obsédés par l'image sportive et les médailles, que notre discipline ne s'adresse pas à une masse mais à des individus et que l'aïkido n'est pas un sport ?
Pris dans cet engrenage infernal, les clubs se voient contraints chaque année de participer à des manifestations du type "forums des sports" et aux mascarades des démonstrations, à la tenue de stands vantant les mérites de notre art et toutes autres farces pour attirer de la clientèle.
Les puristes mettront en avant qu'on n'a pas à se vendre, que les pratiquants doivent venir à l'aïkido d'eux mêmes en se rendant dans un dojo, etc.
Mais à notre époque ça ne se passe pas comme ça.
L'aïkido ne véhicule aucune masse de fric de sponsors et il figure en conséquence que très peu dans les médias.
La pression permanente que les communes mettent sur les clubs (pas de chiffre = pas de salle pour pratiquer) impose à ceux-ci une démarche quasi commerciale à l'opposé de notre philosophie traditionnelle.
Chaque année en cette période de septembre on nous oblige à faire les putes et c'est pour bon nombre de professeurs un moment extrêmement pénible et dévalorisant.
Pour ceux qui ont une haute idée de l'aïkido, ces forums des sports où nous ne devrions pas être, s'apparentent à une foire aux vins où seuls quelques palais délicats pourront apprécier nos différences.
Ces moments grand guignolesques laissent des lendemains amers car on a l'impression d'avoir vendu une partie de notre âme et de la noblesse de notre discipline.
Pour les bénévoles de l'aïkido traditionnel la démotivation est à son paroxysme, tant les écarts sont grands entre leurs idéaux et les réalités de terrain.