Affichage des articles dont le libellé est créer un dojo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est créer un dojo. Afficher tous les articles

26.11.13

Voie de l'aïkido ou consommation ?

Quand on veut pratiquer un art martial, on a en général qu'une très vague idée de ce en quoi ça consiste. Ce sont les médias qui fournissent le plus gros des images que l'on retient.
Il y a aussi le bouche à oreille, nourrit par notre environnement.
Enfin, il y a l'opportunité de l'offre : telle activité se trouvant à proximité on se laisse parfois tenter en se disant pourquoi pas.
Comme on le voit, le milieu agit de façon évidente sur nos choix.
En ce qui concerne l'aïkido, étant donné qu'il n'y a pas de compétition donc pas de médailles, ça ne génère pas de flot de fric comme dans les sports et ça n'intéresse pas les médias.
L'activité est donc toujours restée plus ou moins "confidentielle" aux yeux du publique, bien qu'ayant toujours plus de pratiquants.
Comme pour d'autres activités, la multiplicité des lieux d'entraînement joue aussi un rôle prépondérant dans nos choix.
Il est rarement fait une étude de marché avant d'ouvrir "un club", celui-ci étant souvent créé par passion et animé bénévolement. Le nombre d'adhérents et son succès futur sont donc aléatoires.

De cette brève analyse on peut conclure qu'un pourcentage minime se dirige vers l'activité "aïkido" par conviction, le choix pour cette discipline résultant souvent d'une quantité de hasards et non par conviction.
Cela explique qu'il y a beaucoup de pratiquants qui ne sont pas faits pour l'aïkido mais demeurent néanmoins dans ses rangs et finissent parfois par le polluer de l'intérieur.

L'aïkido est un art martial traditionnel japonais, c'est à dire un art issu d'une culture qui n'est pas occidentale.
Si sa pratique est abordée avec une vision consumériste, à l'occidental, et uniquement en tant qu'activité (qu'elle soit "sportive" ou "de loisir") elle est immanquablement dénaturée et devient superficielle puisqu'amputée des 9 dixièmes de ses valeurs.
Pire, on assiste à un aïkido mutant, comme le décrirait un darwinien.
Un aïkido mutant peut il encore être qualifié d'aïkido ?
C'est ce que veulent faire croire les fédérations sportives depuis qu'elles ont tenté de s'en emparer, c'est à dire dès son apparition en France.
Fort heureusement, certains pratiquants authentiques et clairvoyants n'ont pas accepté cette appropriation contre nature et ont œuvré pour conserver un aïkido tel qu'il a été conçu par le génial Ueshiba Morihei. Pour le différencier facilement de la horde, le qualificatif "traditionnel" y a été adjoint. C'est un paradoxe, car c'est plutôt l'aïkido pratiqué au sein de fédérations qui aurait du être débaptisé.

Comme on le voit, il n'est pas facile de s'y retrouver pour les postulants aïkidoka, d'autant que la confusion est savamment entretenue pour des intérêts liés au pouvoir ou à l'argent.
De surcroit, les postulants n'étant souvent animés dans leurs choix que par des motifs très éloignés de l'essence de l'aïkido, il ne sera permis qu'à peu d'entre eux d'accéder à un aïkido authentique.



9.10.13

Nouveau dojo

Le bouche-oreille fonctionne mieux parmi les jeunes qu'avec les adultes. Est-ce parce qu'ils communiquent davantage ou mieux, ou parce que leurs motivations sont différentes ?
Toujours est-il que les "essais" de jeunes se multiplient alors que ça stagne dans la tranche adulte.
Quant aux rigolos qui téléphonent en disant vouloir faire de l'aïkido, posséder déjà un dossier complet sans avoir jamais mis les pieds dans le dojo, on ne les voit jamais. Mais ça c'est chaque année pareil.
Un autre phénomène que l'on constate : mieux vaut créer un dojo dans un petit village de 2500  habitants que dans une ville de 25000 car l'impact y est inversement proportionnel. Malheureusement on n'a pas souvent le choix, les petites communes ne disposant que rarement d'infrastructures, de surcroît avec tapis ou tatamis.
Il existe aussi des communes disposant de multiples salles de sport (la plupart du temps attachées aux établissements scolaires) mais qu'elles ne veulent pas mettre à disposition des associations car elles n'en ont pas la volonté.
Mettre à disposition une salle génère un coût de fonctionnement : gardiennage, éclairage, chauffage, entretien, etc. et évidemment c'est une affaire de budget, donc de choix politiques.
C'est ainsi qu'une commune peut se trouver à la tête d'un parc important de salles de sports (parfois munies d'un abondant stock de tapis) qui ne sont utilisées que par les scolaires donc jamais en soirée ni les week-end.
Les installations sont financées par les citoyens au travers leurs impôts mais leur accès est ensuite très limité.
C'est un gâchis énorme et les refus de créneaux ne peuvent être que mal acceptés.