7.9.08

On choisit notre façon de vivre, on a choisi aussi l'aïkido...



The moon & the hand

"Vous, européens, créerez par la fusion de l'esprit oriental et de l'esprit occidental, la plus haute dimension de la vie."
(Taisen Deshimaru)

Aujourd’hui on peut penser que plus que jamais il est nécessaire de s‘investir pour "faire son trou" dans la vie professionnelle.
Avec l’âge et l’expérience, on peut aussi avoir un avis beaucoup plus mitigé.
Que ce soit dans le Japon contemporain ou dans bien d’autres pays (notamment USA) le sentiment d’appartenance à l’entreprise qui nous emploie est une conception courante.
Il faut réagir. Cette conception ne doit pas déborder et envahir notre vie de tous les jours.

Nous sommes européens et devons continuer à aller dans le sens d’une meilleure qualité de Vie dans sa globalité.
Si pour beaucoup d’entre nous, la réalisation de soit passe aussi par l’exercice d’un métier au travers duquel il est aussi possible de s’épanouir, il convient de prendre de la distance quand il s’agit d’un projet de vie.
Un employeur rétribue le travail effectué pour lui.
Même si vous êtes un artisan ou votre propre patron, les bénéfices sensés être réalisés sont destinés à créer l’environnement matériel et couvrir les "besoins" de toutes natures.
Il en est de même en aïkido : personne n’est au service de l’aïkido mais l’aïkido est un outil pour l’homme.
Cependant…
Certains pratiquants invoquent qu’ils ont été "retenus par leur boulot" pour motiver leur manque d’assiduité aux cours.
La pratique de l’aïkido est un choix, c’est "notre choix".
Pour beaucoup ce choix participe à notre équilibre physique, mental, et entretien donc notre santé globale.
Il est donc inconcevable qu’un employeur puisse imposer à quiconque un style de vie.
Il appartient à chacun de marquer les limites de la "vie professionnelle" et celles de la "vie privée".
Il est important de bien en prendre conscience et de ne pas confondre les moyens et l’objectif (pour trouver sa Voie).
Notre Vie n’est pas la propriété de notre employeur (quand bien même serions-nous notre propre employeur…).
Tout au long de notre vie on fait des choix, que personne ne peut ni ne doit faire à notre place.

26.8.08

Bien choisir son Dojo

Dojo

Bien qu'en aïkido on pratique 365 jours sur 365, c'est bientôt la période des "inscriptions" et "réinscriptions".
C'est un moment important pour le choix du dojo (bien qu'à Bezons on peut s'inscrire à tout moment de l'année).Bien qu'il soit courant de choisir son dojo comme on le ferait pour son boulanger (on ne recherche pas forcément le meilleur pain mais le plus pratique à acheter), un dojo doit se choisir fonction du maître : de sa réputation, de son niveau de culture de l'art qu'il enseigne, de sa façon d'enseigner et transmettre ses connaissances, de sa personnalité, de l'ambiance qu'il génère, etc.
Les bonnes questions que l'on doit aussi se poser avant :

- pratiquer dans un club de consommateurs ou dans un dojo traditionnel ou chacun a sa place quelque soit son niveau ?
- pratiquer une jolie chorégraphie convenue entre aïkidokas ou une discipline martiale pouvant se révéler très efficace ?
- pratiquer complaisamment entre aïkidokas en se leurant sur l'efficacité et en singeant, ou comprendre pourquoi ça fonctionne y compris avec des non aïkidokas ? (mais faut-il encore que l'enseignant le sache lui-même).
- pratiquer des techniques - que n'importe quel imbécile est capable d'apprendre en 8 jours - ou y associer les bases fondamentales sur lesquelles elles reposent et qui différencie l'aïkido de tous les autres arts martiaux ?
- développer son ego ou chercher sa voie ?
- être catalogué appartenir à une fédération franco-française ou être l'élève de...?- étudier un catalogue de techniques ou pratiquer un art riche et fécond à l'infini ?
Mais chacun est libre...

5.8.08

« L’aïkido est le contraire d’un sport » (Morihei UESHIBA, fondateur de l’Aïkido)


Pour nous, aïkidoka, les "dépassements" n'ont aucun sens.

Notre recherche est celle de "la voie" et de "l'harmonie" et ne recherchons pas la performance physique, pourtant cultivée dans certains dojos.
Que l’on ne se méprenne pas sur notre propos.
Si l’aïkido n’est pas un sport (et encore moins de compétition) la plupart des aïkidokas pratiquent en parallèle d’autres activités dites " sportives ", que ce soit en groupe ou individuellement, en plein air ou en salle, et que ce soit sous forme de loisirs ou pour compléter une mise en forme.
Le tout est une question de dose et d’usage que l’on en fait, le but devant toujours être la recherche de l’équilibre et de l’harmonie, tant sur le plan physique que mental.
Ce sont donc les excès - comme dans tous domaines - qui sont nuisibles et critiquables.
L’esprit de compétition peut faire aussi l’objet d’une vaste réflexion…
Et le "toujours plus" (par rapport à l’Autre) doit il toujours constituer le seul, l’unique, l’universel critère de mise en valeur de l’individu dans notre monde ?
Nous sommes convaincus du contraire, puisque nous sommes aïkidokas…


Un excellent article, paru dans le journal Le Monde du 28.07.2008, vient en appui de notre appréciation de certaines "pratiques sportives" tout en offrant un bon sujet de réflexion.

Citation extraite du journal "Le Monde" :

"Pour Axel Kahn, "la morale sportive est immorale".
Généticien et essayiste, Axel Kahn a beaucoup travaillé sur l'éthique dans les sciences, et notamment en médecine.
Suivez-vous le Tour de France ?
Lorsque j'étais enfant, je regardais les étapes à la télévision. Je me souviens d'Anquetil et Poulidor dans le Puy-de-Dôme. Je me souviens aussi de Tom Simpson dans le Ventoux, qui titube et tombe finalement [le coureur britannique est mort dans le Tour 1967 d'une prise d'amphétamines]. Aujourd'hui, j'ai moins le temps. Le succès du Tour s'explique par des éléments subjectifs liés aux réminiscences de notre enfance et par des éléments objectifs : un beau spectacle dans un cadre attrayant. En même temps, je ne me fais aucune illusion : c'est une compétition entre dopés qui se font prendre et dopés qui ne se font pas prendre. Un non-dopé ne peut pas rivaliser. Mais il serait déloyal de se focaliser sur le cyclisme. Les autres sports sont aussi concernés. C'est même un phénomène qui dépasse le cadre sportif :
les augmentateurs et les facilitateurs du dépassement de soi, pour la force, la mémoire ou la virilité, sont un sujet de société.
Que pensez-vous de ces médecins qui acceptent de doper ?
L'objectif d'un médecin du sport, c'est de créer de la.performance. C'est inhérent à sa pratique. Il arguera qu'il peut le faire en entraînant le coureur pendant quatre mois en altitude à Font-Romeu ou en le préparant au niveau de la mer avec de l'EPO.
On rétorquera par la morale sportive. Mais on est dans un paradoxe. La morale universelle, c'est de limiter la manifestation des inégalités physiques. La morale sportive, c'est que le meilleur gagne. Au regard de la morale universelle, la morale sportive est donc immorale. Un médecin pourra donc affirmer que donner à un petit malingre la possibilité de concurrencer en haltérophilie un gros costaud, il n'y a pas d'objectif plus moral. Sauf que le gros costaud va se doper aussi. Le médecin du sport va alors contribuer à transformer les sportifs en gladiateurs des temps modernes qui vont sacrifier leur vie. Ça, c'est intolérable.
Quel est votre avis sur les médecins qui estiment que doper un sportif, c'est le soigner ?
Le sport de haut niveau est mauvais pour la santé, on le sait. Mais plaider par exemple pour un rééquilibrage hormonal [fournir des hormones pour compenser la fatigue et aider à la récupération] n'est pas acceptable.
Les déficits hormonaux sont des signaux physiologiques envoyés pour éviter d'aller trop loin. Annuler ces signaux d'alerte, c'est prendre le risque de traumatismes musculaires, de ruptures ligamentaires ou d'accidents plus graves.
Pourra-t-on un jour venir à bout du dopage ?
La pression psychologique pour se doper est irrésistible. Ce n'est pas seulement une question d'argent. La motivation est plus complexe, pour preuve le dopage dans le sport amateur. Il n'y a pas de domaine autre que le sport où vous avez autant la certitude que tout ce qui est envisageable sera utilisé. On assiste à des pratiques inouïes par leur audace, avec des produits qui ne sont même pas encore testés cliniquement. Par exemple, je pense que le dopage génétique est aujourd'hui inefficace. Mais je ne doute pas que des sportifs ont commencé à se faire injecter de l'ADN dans les fesses. "
Alors pourquoi garder cet intérêt pour le sport ?
Le sport est un terrain d'ombre et de lumière. La lumière qu'on applaudit, et l'ombre qui est en résonance avec la mécanique intime de l'âme humaine. Le sport est pour moi un bon terrain de réflexion sur l'homme.
propos recueillis PAR benoît HOPQUIN"

25.5.08

L'aïkido, art martial traditionnel japonais

Un art martial est un art de guerre. Si sur le champ de bataille vous ne savez pas où est votre place, ce que vous devez faire, avec qui vous devez le faire ni comment vous devez le faire, vous serez mort dans les secondes qui suivront.
C'est pourquoi le vrai pratiquant d'aïkido ne se fie pas à ce que disent les autres ou à des labels : "agréé par...", ce qui n'a aucun sens.
Se fier à ce que disent les autres, ne pas avoir son propre jugement est un signe d'incompétence.
Le pratiquant d'aïkido choisit de faire de l'aïkido et pas autre chose...
Il choisit ensuite son professeur et personne d'autre : il est l'élève de.., car autant de professeurs, autant d'aïkido différents.
Il doit savoir où est sa place dans le dojo.
Constamment le pratiquant d'aïkido fait des choix dont dépend son avenir ; il n'a pas droit à l'erreur et lui seul peut faire ces choix. Personne ni aucun organisme ne peut l'aider (à l'image du champ de bataille..). Il doit se faire sa propre idée. S'il en est incapable, il ne fera jamais rien en aïkido.
Ce ne sont pas les plus costauds, les plus redoutables physiquement qui survivent...
Cela peut être aussi l'apprentissage de l'autonomie.


statistiques pour site web

Pratiquer dans un dojo ou dans un club ?

A l'examen de quelques sites Internet, on trouve des écoles d’aïkido avec à leur tête des professeurs possédant différents types de diplômes.
En France, on constate que certains dojos sont devenus des "clubs" à l'image des clubs sportifs, ce qu'on ne constate pas dans les autres pays européens.

Le terme dojo est très rarement employé et l'on constate que leur fonctionnement est identique à n'importe quel club de foot ou de basket.
On pourrait penser naïvement qu'un dojo issu de la culture japonaise aurait un fonctionnement différent de celui d'un club de foot franco-français.
L’aïkido est le produit de culture japonaise et orientale.
Cette culture n'a rien à voir avec la culture occidentale et française.
La difficulté est de trouver dans nos structures occidentales un fonctionnement qui convienne au fonctionnement d'un dojo.
Comme en France quelques personnes peuvent s'associer pour décider de fonctionner comme un dojo, cela ne pose aucun problème, c'est juste une question de volonté. On appelle cela la liberté d'association et c'est l’esprit de la loi 1901.
Quel est le bon terme : dojo ou club, y a-t-il une différence ? Et bien OUI :
La France est un pays magnifique, nous vendons les droits de l'homme à la planète entière mais l'Europe condamne régulièrement la France pour le non-respect de ceux-ci.
Et comme l’a dit un ancien ministre des Affaires Etrangères, le monde entier n'en a rien à faire.
La France est officiellement un pays de liberté.
Dans la réalité une bureaucratie assoiffée de pouvoir règne à tous les niveaux (nos industriels en savent quelque chose).
Si les Français ont fait la révolution il y a un peu plus de deux siècles, leurs descendants sont particulièrement soumis et ont énormément de peine à s'assumer.
Dojo veut dire le lieu où l'on étudie la voie.
Au fil de l’Histoire (plus d'un demi siècle), on constate qu’aucun club n'a jamais produit un maître d'aïkido, à l’inverse des dojos.
Les clubs sont des structures adaptées à la pratique sportive.
Cette structure a fait évoluer des arts martiaux comme le judo, le karaté, la savate etc... vers des sports martiaux avec des championnats etc... c'est à dire exactement l'inverse de ce qu'ils étaient au départ et à part le costume rien ne les distingue des sports martiaux locaux comme la boxe, la lutte etc...
L'éthique originelle n'étant plus là ils ont même créé des disciplines purement occidentales, full contact, etc...
Dès les années 60 de grands champions de judo s'exclamaient : "on a perdu le vrai judo", un grand champion dans son livre en attribuait la responsabilité aux fédérations et à leur bureaucratie, c'est à dire au fonctionnement sportif de la discipline.
Le fondateur de l'aïkido a été très clair : "L'aïkido est exactement l'inverse d'un sport".
Un dojo ne peut donc pas fonctionner à la manière d'un club de sport.
Sachant cela, pour éviter de subir le même sort, les pratiquants d'aïkido luttent pour préserver leur discipline, lui garder son sens originel, car les enseignements du fondateur sont encore très présents dans l'esprit des pratiquants.
Cela tient en quelques mots simples : le dojo est le seul lieu adapté à la pratique d'une discipline martiale japonaise.
Le dojo n'est pas un concept historique appartenant au passé. On traitera dans un autre article de toutes les déviations qui pervertissent l'aïkido.
Il existe de très bons livres sur ces sujets (cf http://www.aikido-bezons.net/index.php5?rubrique=aikido&section=26)

23.5.08

La loi des 20 / 80

"Que peut faire le pratiquant uniquement intéressé par l'aïkido ? et oui malgré tout il en reste...
Faire de grands articles dans les journaux, c'est à l'opposé de leurs démarches.

On retrouve comme dans d'autres domaines la loi des 20/80 connue depuis un siècle et mise en évidence par Wilfredo Samozo dit le comte de Pareto (nom du petit village de Suisse italienne où il habitait) : 80 % de gens incompétents pour 20 % de gens compétents. L'aïkido n'y échappe pas.
C'est pourquoi les pratiquants désireux d'un enseignement de qualité ne vont pas à Bercy, ne lisent pas la presse du people des arts martiaux mais cherchent un vrai maître.
Le problème qui se pose alors est : font-ils de l'aïkido ? quand 80 % des gens qui disent et qui revendiquent faire de l'aïkido n'en font qu'une caricature, ces 20 % ayant rien de commun avec eux peuvent-ils dire qu'ils font de l'aïkido ?

N'ont-ils pas intérêt à dire qu'ils pratiquent autre chose, de façon à ne pas être éclaboussé par cette fange.
Peut-on faire du bon vin avec 20 % de bons produits et 80 % de n'importe quoi ?
Le pratiquant sérieux comme le pratiquant traditionnel qu'il est resté, choisit sa discipline en l'occurence l'aïkido, puis il choisit son maître et il n'a rien à faire du reste.
Vieux principe japonais dans le domaine martial : un maître un dojo.

Un pratiquant d'arts martiaux est toujours identifié par "de quel maître êtes-vous l'élève ?" car vous avez des caractéristiques de cet enseignement unique (autant de maître autant de dojo, autant d'aïkido différent).
Est-ce que tous font de l'aïkido ? n'y aurait-il pas une norme, une appellation contrôlée aïkido ? à quel moment on n'en fait plus ?
C'est ce qui fait la richesse de l'aïkido, c'est aussi ce que l'on appelle un art, chacun y trouvera un maître qui lui convient, et comme le veut un grand principe oriental tant pis pour celui qui se trompe, il ne mérite pas autre chose : après tout personne ne l'a obligé, c'est lui qui a choisi.
C'est pourquoi dans notre dojo nous avons choisi notre maître, et celui-ci n'a rien à faire des élèves des autres, trop occupé par ses propres élèves déjà fort nombreux.

Notre art martial n’est pas simplement une technique de combat qui s’apprend dans une salle mais un véritable état d’esprit, une culture et un art de vivre qui demande un réel travail sur soi permanent."



11.5.08

Aïkido traditionnel - sampaï - kohaï - transmission


Dans notre dojo, tous les niveaux sont confondus. Pourquoi ?
En aïkido on est "professeur" dès le deuxième jour. C’est là le fonctionnement du dojo. On doit être capable d’enseigner du mieux que l’on peut ce qu'on a étudié la veille, et chaque pratiquant ne cesse ainsi jamais d’être à la fois élève (kohaï) et professeur (sampaï). Alors seulement les conditions sont réunies pour pratiquer l’Aïkido et c’est pourquoi on ne pourra jamais en faire dans un club.
Par égoïsme, certains anciens tendent avec le temps à oublier qu'ils ont un jour débuté et ont l'impression de perdre leur temps avec des débutants, au point parfois de n’apparaître dans le dojo que plusieurs semaines après le début des cours, lorsqu’il y a moins de débutants.
Là encore ce genre de pratiquant refuse les difficultés, va au plus facile et au moins fatigant, car chacun sait que rien n’est plus facile que de pratiquer avec des personnes que vous connaissez, qui se sont habituées à vos défauts plutôt que de pratiquer avec des débutants dont le manque d’expérience serait susceptible de révéler une faille dans la technique.
Cette fuite devant la difficulté témoigne d’une incompétence et de l’incapacité à remettre en cause ses acquis. Le sempaï dans ce cas là ne joue pas son rôle et n'apprend guère quoi que ce soit.
Inversement, celui qui aide les plus jeunes et pratique avec les moins expérimentés sait que c’est ainsi que lui-même progresse le plus. Ce que nous avons voulu faire ressortir en soulignant tous ces aspects de l’Aïkido, c’est que si apprendre et enseigner l'Aïkido n'est pas facile mais demande un réel travail sur soi permanent, c’est parce que l’Aïkido est bien plus qu’une technique mais un véritable état d'esprit, une culture et un art de vivre qui forme un tout indissociable.
Ne pas faire d’efforts, vouloir dissocier la technique de l’art, manquer de voir que l’Aïkido forme ce tout, c’est passer à côté de l’Aïkido, c’est ne pas faire de l’Aïkido.

Sensei - le maître du dojo

Sensei’ signifie "professeur" et désigne le maître du dojo.
Lorsque vous entrez dans un dojo, ayez toujours à l’esprit que vous entrez chez un maître, dans sa maison pour ainsi dire. Cette notion est importante non pas simplement parce que c’est une coutume ancienne mais parce que c’est une règle sans laquelle il n'y a pas d'Aïkido possible.
En effet, on dit traditionnellement "un maître, un dojo".
Il n'y a donc qu'un seul professeur par dojo.
Si celui-ci confie la responsabilité de certains cours à quelques uns de ses élèves, ceux-ci ainsi que les autres pratiquants doivent avoir conscience que ce ne sont alors que des élèves du professeur en situation d'apprentissage, celle d’apprendre à donner des cours d'aïkido,
mais que ce ne sont en aucun cas d'autres professeurs.
En tant qu’élève, le pratiquant n’est donc pas chez lui et ne doit pas se comporter comme s’il l’était.
Du respect de ce cadre, de sa hiérarchie et de la direction du maître dépend le fonctionnement même du dojo et c’est uniquement dans un tel cadre qu’un professeur d’Aïkido est compétent.
Si certains pratiquants, notamment les plus anciens d’un dojo, tendent à oublier leur place dans ce cadre et manquent à son respect, il est nécessaire de leur rappeler leur rang : il faut respecter dans un dojo la volonté de son maître ou bien s’en séparer.
Il faut donc toujours se comporter dans un dojo comme un invité.
En japonais les termes de ‘montei, monka, monjin’ véhiculent l’idée de l'élève qui se tient devant la porte du maître et qui lui demande la permission de rentrer chez lui. C'est pourquoi avant de rentrer sur les tatamis d’un professeur il faut toujours lui demander son accord : si vous êtes en visite dans un dojo qui n'est pas le vôtre, il convient de vous présenter et de demander l'autorisation de rentrer au professeur. Lorsque vous êtes à l'heure au dojo dans lequel vous êtes habituellement élève, l’autorisation d’entrer est implicite, mais si vous êtes en retard, il convient de se présenter au professeur.
Le professeur ou un de ses ‘uchi deshi’ peut en effet vous demander de quitter le dojo définitivement, notamment si vous oubliez que vous n’êtes qu’un invité dans la maison du maître.

A propos de l'Aikido français (et de la Méthode dite nationale)

Pratiquer des mouvements d'aïkido comme un robot n'a jamais produit des aikidokas.
Il y a des choses à savoir pour orienter sa pratique.
Les pratiques locales de l'aïkido : aïkido français, aïkido belge, aïkido allemand...du fait de l'introduction de leurs particularismes locaux (comme leurs noms l'indiquent) ne sont pas de l'aïkido puisque l'aïkido n'est ni français, ni belge, ni hollandais...
Cet aïkido ne dépassera évidemment pas les frontières, heureusement.
Ce n'est pas typique à la France puisque dans les autre pays il en est de même.
L'aïkido est le produit de la culture orientale et les repères orientaux n'ont rien à voir avec les repères franco-français, ou occidentaux.
Comme dans d'autres domaines, l'acupuncture par exemple, chaque fois qu'on introduit des repères de notre culture occidentale dans un art oriental celui-ci devient insipide, inefficace, inintéressant, une monstrueuse caricature.
Si un art oriental nous intéresse c'est que justement il est différent de nos repère culturels habituels et c'est ce qui nous motive à l'étudier.
Pourtant avant même que nous maîtrisions cet art nous le déformons en y introduisant nos propres repères culturels qui n'ont rien à faire dans un art oriental.
Toujours pour de bonnes raisons les ignorants veulent toujours améliorer ce qu'ils ne connaissent pas...

Un vigneron français producteur d'un Château Machin par exemple, accepterait-il qu'un producteur étranger pour l'améliorer, le mélange à une piquette dans le but d'améliorer celui-ci ?
C'est pourtant ce qui se passe particulièrement en France, seul pays au monde à avoir des grades d'État ou des diplômes d'État, fonctionnement qui n'est pas sans rappeler certaines périodes noires de l'histoire.

L’aikido est loin de toute idée de norme, de méthode normalisée. C’est la diversité des enseignements proposés qui fait la richesse de l’aikido, et c’est pourquoi il y a autant de dojo que de professeurs et d’enseignements différents.
Il en est de même au Japon aujourd'hui pour tous les arts martiaux . C'est à l'élève de choisir, et s'il se trompe, tant pis pour lui, c'est la première leçon martiale.

Le droit à l'erreur n'existe pas : si l'erreur vous convient, dans un combat c'est vous le premier mort et vous ne méritez pas autre chose. Nous sommes ici à l'opposé des voies sportives occidentales, qui considèrent l'utilisateur incapable de comprendre ce dont il a besoin. Qui prend la décision d'agréer un club ? Un obscur administratif d'un ministère ? Une fédération qui est à la fois juge et partie ? Il n'est pas étonnant de constater qu'un demi-siècle plus tard, les guerres fassent rage et que cette autocratie ne satisfasse personne.

Il faut que chaque dojo enseigne son art, que chacun évolue dans le respect et chemine dans la voie qu'il s'est choisie, et c'est là le but de tous les " do ", l'autonomie, la liberté de conduire sa recherche.

8.5.08

Un Maître un dojo


Zen
Les " clubs " (d’aïkido aussi) imposent une dépendance à des structures : fédérale, associative, politique…et sont à l’opposé d’un dojo traditionnel où l’on prône Autonomie et maturité, conceptions aux antipodes des maternages…
Indépendance ne signifie pas pour autant solitude et ne s’oppose pas non plus à la solidarité bien au contraire. Nous l’avons prouvé à de multiples reprises, aussi bien dans notre dojo qu’au travers de celui-ci ou en son nom.

23.3.08

Mise en garde à propos des « forums »

Harmonie et Respect



Récemment j’ai découvert l’existence de sites prétendument liés à l’aïkido et ayant des forums pour vocation.
Outre le fait que l’aïkido doit se pratiquer et s’expérimenter pour entrer dans le domaine du ressenti physique et mental, sur certains sites (que je ne nommerai pas ici) j’ai été atterré par le niveau des propos qui se situait plus au ras du sol voir des égouts, qu’au niveau de l’Univers…!
La plupart des intervenants sur ces forums là, laissent apparaître en sous jacence de nombreux problèmes personnels, que leur soi-disant pratique de l’aïkido ne semblent en tout cas, pas avoir résolus…
L’aïkido n’est pas une thérapie pour malades de l’ego, tout au plus un outil parmi d’autres, pourvu que l’on accepte de se remettre en cause…

Internet peut être un formidable outil pour échanger des idées.
Pour des personnes malveillantes ou incompétentes, ce peut être aussi un moyen facile et supplémentaire d’atteindre des populations de gogos en propageant des idées fausses ou des termes diffamants.
Il suffit pour cela de bien maîtriser les mots ou « d’impressionner » en faisant croire posséder des fragments de cultures.
J’ai eu sous les yeux des propos pitoyables visant à détruire l’image d’harmonie véhiculée par l’aïkido ou à carrément porter atteinte à des personnes connues, et ce sans aucune dignité ni courage, puisqu’elles se cachent sous un « courageux anonymat ».
Dans ces conditions on n’a pas à mon sens, le droit de se prétendre « aïkidoka ».

Tout le monde a le droit d’avoir ses propres idées et de les défendre ; on n’a pas pour cela besoin de nuire délibérément à quiconque.
Diffamer ou laisser exprimer négativement semble bien être le seul but de certains sites, puisque les prétendus « modérateurs » (fréquemment les propriétaires des sites eux-mêmes) n’interviennent souvent que lorsque le mal est déjà fait et encore…en exprimant souvent publiquement une certaine sympathie envers leurs « censurés ».
Sous couvert du mot « liberté » on n’a pas pour autant le droit de laisser dire n’importe quoi (anonymement) quand c’est au détriment de personnes identifiables.
Même s’il y a théoriquement un droit de réponses, tout le monde ne manie pas les mots d’une manière égale et encore moins le persiflage, forme fréquemment utilisée pour tourner en dérision les quelques personnes sérieuses qui tentent de s’exprimer ou de se défendre.
Par ailleurs les personnes visées par les diffamations ont sans doute beaucoup mieux à faire qu’à se rendre sur ces sites nauséabonds…
Un conseil donc si par malchance vous tombez sur l’un de ces forums, ignorez le et rendez vous dans un dojo de votre choix pour expérimenter par vous-même et rester LIBRE de vous faire une opinion.


Montagne et Eau

NB. il existe aussi certains forums sérieux et dignes mais ils sont rares et par nature éminament réducteurs.

16.3.08

Stages avec Alain PEYRACHE

Alain Peyrache anime ses stages d’une façon originale.
Il n’impose pas de programme mais demande aux stagiaires quels thèmes ils souhaitent voir expliqués, développés, pratiqués.
Il colle donc au plus près des interrogations et ses réponses sont fournies avec une richesse démontrant sa grande connaissance de la culture orientale et bien entendu, de l’aïkido.
Malgré des questions parfois subtiles, il n’est jamais pris au dépourvu et ses explications sont à la fois très complètes, globales ou détaillées si nécessaire, tout en étant pimentées d’anecdotes authentiques, vivantes et parfois saupoudrées d’humour.
Chaque fois que c’est utile, Alain Peyrache utilise les armes pour démontrer la logique d’un placement ou d’une technique à mains nues et met en évidence l’idée géniale et originelle du Fondateur de l’aïkido.
Il nous démontre pourquoi telle technique et tel placement fonctionnent ainsi que les hérésies de certaines approches pourtant fréquemment prônées dans certains catalogues ou chez certains "mamouth" de l'aïkido.
Les titres arborés par ces "gourous" leurs suffisent pour mériter la crédibilité de leurs élèves, leur ôtant même l'idée de la remettre en cause.
Même (et surtout) si l’on pratique l’aïkido depuis longtemps, on peut parfois découvrir que l’habitude faisant, on a fini par oublier les pourquoi des choses.
Si l’on pratique de plus toujours dans un même cercle convenu et complaisant, on s’aperçoit que notre aïkido a finit par s’appauvrir et même se scléroser.
Ce phénomène peut aussi participer à la discrédibilité de l’aïkido de la part du public non averti mais aussi des aïkidokas eux-mêmes.
Si vous en avez l’opportunité (sinon créez l’occasion) je conseille à tous de découvrir un stage avec Alain Peyrache, qui ne vous laissera pas indifférent…
Le propre de l’aïkido c'est aussi avoir le courage de se remettre en cause, même si c'est parfois douloureux...pour notre ego.


calendrier des stages : http://89.159.15.45/Affiches_Stages/Default.aspx


« l’aïkido ne sert pas à corriger les autres mais à se corriger soi-même »


8.2.08

Cours animé par un Invité extérieur au dojo (stage) Rappel de notre article du 19 février 2007

Etiquette toujours...
Pour ceux qui seraient un peu lourds...
ce serait tout à fait exceptionnel mais... Il est bon semble-t-il de repréciser que ne seront pas autorisés à pratiquer dans notre dojo, y compris à l’occasion du stage des 8 et 9 mars 2008, ceux ou celles qui se sont bannis de notre dojo par leurs comportements répétés contraires à l’étiquette et à l'esprit de notre dojo, à l’amitié et même tout simplement à la bienséance (1)
Donc inutile de faire du "forcing", ni de tenter de rentrer par la fenêtre après être sorti par la porte, même s'il y a longtemps...


Explications détaillées :



« Traditionnellement que se passe-t-il quand quelqu'un arrive dans un dojo et désir pratiquer ?
réponse : « il demande l'autorisation au professeur du dojo qui donne cette autorisation ou pas. C'est donc au maître du dojo de décider de qui monte sur le tatami ou pas.
Notre Ecole est l'endroit où les dojos s'autogèrent et sont libres.
C'est le seul endroit où ce fonctionnement est possible.

Les "stages" dans notre Ecole sont proposés à tout aïkidoka pouvant justifier d'une assurance. Mais être libre et fonctionner de manière traditionnelle, cela ne veut pas dire « faire n'importe quoi ».
C'est un problème de dojo et de professeur d'aïkido.
Un professeur d'aïkido peut accueillir "n'importe qui" dans son dojo.
Pour lui, être pratiquant de telle ou telle fédération ou école n'a aucun sens, un élève est identifié en aïkido par son professeur.
La première question que l'on pose à un aïkidoka est : « qui est votre professeur ? »
Donc si quelqu'un qui n'est pas du dojo demande de vouloir pratiquer dans votre dojo, c'est au maître du dojo de prendre la décision de le laisser rentrer chez lui, dans sa maison, comme n'importe lequel de ses élèves actuels. »
« Etre l'élève d'un maître, ce n'est pas seulement avoir suivi son enseignement pendant tel nombre d'années : fiabilité, profondeur de l'engagement, sont les critères qui permettent au maître de décider qui, symboliquement, sera habilité à entrer dans sa maison. »

"Ne pas hésiter à se séparer d'un élève si sa pratique le met en danger ou si son attitude est dangereuse pour le travail du maître ou du dojo."

Ceux ou celles (deux) qui par leurs comportements se seraient bannis du dojo, sont bien entendu exclus de tout accès au dojo, quelqu‘en soit le prétexte (manifestation sportive, « stage », fête, etc.)




(1) longue liste disponible sur demande contre enveloppe timbrée
(2) Bannir, définition et termes connexes
: exiler, chasser, exclure, proscrire, refouler, reléguer, expulser, interdire, rejeter, repousser.

« To ban » en anglais. Chasser définitivement quelqu'un. En langage informatique quand quelqu'un s'est fait killer, il peut encore revenir, mais pas quand il a été banni. »

Chacun doit tracer sa route en veillant à ne nuire à personne.
Connaître sa place, savoir l’endroit où l’on doit être ou ne pas être, ça fait partie aussi de l’aïkido. Il est clair que le chemin de cette compréhension est plus long pour certains que pour d’autres.

« bannis sont aussi les félons, les prédateurs et les phagocytes »
Texte inspiré pour partie de A.P

.
La montagne et l'eau

10.12.07

Aux antipodes du Misogi et de l'Etiquette

Courage


Au fil du temps on s'aperçoit que les gens sont de moins en moins téméraires et ne s'engagent plus comme il y a encore quelques années.
Tout est prétexte pour abandonner un projet.
La témérité est l'expression positive d'une volonté initiale, d'un projet correctement étudié.
(Ne pas confondre avec l'obstination - négative - qui ne découle que d'un projet mal ficelé).
De plus en plus, les gens veulent tout, tout de suite, tout en faisant de moins en moins d'effort pour l'obtenir.
Nous observons un nombre croissant de jouisseurs-profiteurs-tricheurs.
Vouloir toujours plus…en donnant de moins en moins.
Ce concept "humain" lié pour alibi "au progrès matériel," a ses limites.
Dans la vie tout se mérite et tout à un prix.
A force de vouloir tricher par des promesses creuses et sans contreparties, les sociétés (incluant les groupes, quelques soient leurs tailles) contribuent aux déséquilibres et aux désordres et vont donc vers leurs auto-destructions.
Ces phénomènes parviennent à pénétrer ceux qui n'y prennent pas garde.
Etudiez cette analyse.

23.10.07

Misogi, "découper son corps en lanières…"

"Le travail en aïkido c'est ce qu'on appelle le misogi, c'est-à-dire couper le corps en lannières, ça veut dire éliminer tout ce qui est mauvais en vous physiquement, psychiquement, émotionnellement, de façon à trouver votre vraie nature et pouvoir faire une discipline correcte."

Chacun pratique l'aïkido pour des motifs différents.
Celui ou celle qui veut y chercher un dépassement de soi en a aussi la possibilité.
"Quelquefois un entraînement très dur parvient à renforcer l'ego, mais l'ego et la force physique ne peuvent produire une technique d'aïkido.
Il faut que le mouvement soit purifié et la réaction agressive éliminée, preuve constante que la compétition n'est jamais opérante.
L'anéantissement de la force physique est le point de rupture de l'ego : c'est le misogi et avec lui le commencement de tout entraînement sérieux.
Cet entraînement n'est pas seulement un travail musculaire. Il ne se résume pas non plus à savoir orienter une force en lui résistant ou à savoir chuter violemment (ukemi).
Ces aspects sont importants mais l'entraînement qui développe un esprit fort et une confiance spirituelle s'effectue dans des conditions difficiles.
Quand le corps a atteint ses limites, l'esprit prend la relève et commence à s'élever.
Il est évident que ce type d'entraînement présente des dangers et ne doit être entrepris que sous le contrôle d'un professeur expérimenté.
C'est au moment d'épuisement total du corps que l'étudiant peut renoncer à sa force physique et à la pureté technique, et fait appel à ses ressources spirituelles.
Le bushido implique défi et sacrifice.
Il est le propre des esprits indépendants.
Un esprit dépendant est faible car il ne peut sacrifier son ego et sa cupidité. Pour être vraiment libre, l'esprit doit se vider.
Malgré la douleur et la peur, vous êtes intensément vivant.
Si vous ne progressez que peu à chaque séance d'entraînement, continuez votre effort.
La vie est un roc dur et solitaire.
Ne dépendez que de vous-même.
Voilà le vrai sens du bushido".

17.9.07

Citations d'Alain Peyrache, Shihan

Lire l'interview d'Alain Peyrache parue dans Aïkidoka Magazine :

http://sites.google.com/site/aikidotraditionnel/un-maitre-d-aiekido-alain-peyrache

"Do" dans le sens oriental, c'est l'homme dans sa globalité, pas uniquement son physique comme dans le sport.
On essaie de construire l'homme dans sa totalité, c'est le sens du terme " do" en aïkido.
C'est la réalisation de soi donc ça veut dire être autonome tant au point de vue de la discipline que dans le comportement ou dans les actions, dépendre de personne et s'assumer totalement.

Les valeurs de l'aïkido c'est des valeurs de non violence, c'est-à-dire que dans ce monde cruel et hyper violent, nous on essaie de trouver des solutions non violentes, bien qu'apparemment on pratique une discipline martiale liée à la violence.
L'aïkido se pratique d'une manière très douce et pas du tout destructrice ; au contraire l'idée du fondateur de l'aïkido est de construire quelque chose au lieu de détruire, et donc c'est ce qu'on essaie de faire, parfois péniblement, mais on y arrive…"

epa,ista,bezons,sartrouville,argenteuil,bois colombes

17.8.07

Bien choisir son maître, son dojo


Certains professeurs préconnisent bien des attitudes nobles dans leur dojo, mais dès qu'ils sortent du contexte, ils reprennent sans vergogne et sans rire leurs habitudes puantes inspirées des prédateurs de "Dallas". Il convient donc de bien choisir son maître...

Il ne sert à rien de pratiquer quelques heures l'aïkido par semaine si c'est pour se comporter à l'opposé de ses valeurs dès qu'on a quitté le périmètre du dojo.


Il faut éviter de reproduire les erreurs. Quand il s'avère que des gens se révèlent peu fréquentable, à fortiori il faut éviter de les rencontrer sur un tatami.

voir aussi : http://www.aikido-bezons.net/index.php5?rubrique=faq

www.aikido-bezons.net www.usob.fr ;argenteuil;sartrouville;lagarenne colombes;argenteuil aikido;houilles;carrieres;levallois,courbevoie,cormeilles,bois colombes

21.5.07

Analysis

Consultez nos vidéos souvenirs d'Aïkido sur www.Youtube ou sur www.dailymotion
(saisir "USOB" )

21.4.07

Petit rappel...

dojo

La pratique de l’aïkido, dans notre dojo, est un espace de liberté : nous avons choisi de pratiquer l’aïkido, dans ce dojo-là et pas un autre.
Cependant, il ne faut pas perdre de vue que, comme dans toutes les activités que nous avons choisies, il existe des règles réunies sous le terme " étiquette "

Notre dojo n’est pas un "club"

Puisqu’il ne pouvait pas être assujetti au droit privé (locaux communaux mis à notre disposition par la Ville), il est régi par les lois relatives aux associations " 1901 " modifiées et aménagées de très nombreuses fois depuis son existence.
Par force, le dojo s’apparente donc à toute autre association sportive, bien que dans l’esprit notre structure diffère en de nombreux points.


Un maître, un dojo

Le maître du dojo peut être assimilé à un artisan ayant pour but de transmettre ses connaissances à des compagnons.
Dans notre dojo, le maître, le " prof ", est entièrement bénévole.
Il a souhaité pratiquer un tarif de cotisation parmi les plus bas de la région (si ce n’est LE plus bas) afin d’ouvrir la pratique au plus grand nombre.
La cotisation permet de couvrir la licence, l’assurance, les frais administratifs (pub, etc.) ainsi que le fonctionnement du dojo.
Aucun bénéfice n’en est tiré en fin " d’exercice ", le principe étant un retour total et systématique envers ceux qui s’investissent pour le dojo, donc dans l'aïkido.
Parce que le maître est convaincu que l'aïkido véhicule des valeurs, il s’est fait un engagement moral de les transmettre, bien que rien ne l’y oblige.
Les "élèves-compagnons" sont entièrement libres d’adhérer à son enseignement et donc à son dojo, mais peuvent le quitter à tout moment.
Néanmoins, ceux-ci ont aussi des devoirs s’ils décident d’appartenir au dojo autrement qu’en tant que consommateurs comme ils le seraient en payant leurs inscriptions dans un club privé, dont les tarifs n’auraient aucune commune mesure…
La fidélité à son dojo et l’assiduité font partie, entre autres, de l’investissement et de l’engagement tacite que le dojo est en droit d’attendre de tous ses aïkidokas.

9.4.07

Redirection pour Aikido Taditionnel Bezons


Site officiel du Dojo d'Aïkido Traditionnel de Bezons :






Le site officiel de l'International School Traditional Aïkido :http://www.dojoista.com/
Le site officiel de l'Europe Promotion Aïkido :http://www.epa-aikido.org/

12.3.07

19.2.07

Cours animé par un Invité extérieur au dojo (stage)

site personnel de l'auteur : http://www.monbloog.net/blog/zenitude

Etiquette toujours...

Pour ceux qui seraient un peu lourds...
Il est bon semble-t-il de repréciser que ne seront pas autorisés à pratiquer dans notre dojo, y compris à l’occasion du stage des 10 et 11 mars 2007, ceux ou celles qui se sont bannis de notre dojo par leurs comportements répétés contraires à l’étiquette, à l’amitié ou même tout simplement à la bienséance.

Donc inutile de faire du "forcing" par des messages subliminaux...

Explications détaillées :
« Traditionnellement que se passe-t-il quand quelqu'un arrive dans un dojo et désir pratiquer ?
réponse : « il demande l'autorisation au professeur du dojo qui donne cette autorisation ou pas. »
C'est donc au maître du dojo de décider de qui monte sur le tatami ou pas.
Notre Ecole est l'endroit où les dojos s'autogèrent et sont libres.
C'est le seul endroit où ce fonctionnement est possible.
Les "stages" dans notre Ecole sont proposés à tout aïkidoka pouvant justifier d'une assurance.
Mais être libre et fonctionner de manière traditionnelle, cela ne veut pas dire « faire n'importe quoi ».
C'est un problème de dojo et de professeur d'aïkido.
Un professeur d'aïkido peut accueillir "n'importe qui" dans son dojo.
Pour lui, être pratiquant de telle ou telle fédération ou école n'a aucun sens, un élève est identifié en aïkido par son professeur.
La première question que l'on pose à un aïkidoka est : « qui est votre professeur ? »
Donc si quelqu'un qui n'est pas du dojo demande de vouloir pratiquer dans votre dojo, c'est au maître du dojo de prendre la décision de le laisser rentrer chez lui, dans sa maison, comme n'importe lequel de ses élèves actuels. »
« Etre l'élève d'un maître, ce n'est pas seulement avoir suivi son enseignement pendant tel nombre d'années : fiabilité, profondeur de l'engagement, sont les critères qui permettent au maître de décider qui, symboliquement, sera habilité à entrer dans sa maison. »
"Ne pas hésiter à se séparer d'un élève si sa pratique le met en danger ou si son attitude est dangereuse pour le travail du maître ou du dojo.
"



Ceux ou celles qui par leurs comportements se seraient bannis (*) du dojo sont bien entendu exclus de tout accès au dojo, quelqu‘en soit le prétexte (manifestation sportive, « stage », fête, etc.)


(*) Bannir, définition et termes connexes : exiler, chasser, exclure, proscrire, refouler, reléguer, expulser, interdire, rejeter, repousser.
« To ban » en anglais. Chasser définitivement quelqu'un. En langage informatique quand quelqu'un s'est fait killer, il peut encore revenir, mais pas quand il a été banni. »
« bannis sont aussi les félons, les prédateurs et les phagocytes »



Texte inspiré pour partie de A.P.

11.2.07

Aïkido traditionnel. L'uchi deshi.


En complément de ce présent site
vous pouvez consulter les pages perso de l'auteur à cette adresse :

http://www.monbloog.net/blog/zenitude

L'enseignement traditionnel comporte 3 niveaux :

1. On imite les anciens (uchi deshi), le maître (pédagogie du modèle)

2. Début de l'autonomie

3. Autonomie complète


Un kohaï (moins ancien) aide son sempaï (plus ancien), dans la réalisation des tâches du DOJO. On peut tout à fait être un consommateur dans un dojo, toutefois ce n'est pas la pratique la plus intéressante et on se trouve vite limité dans son évolution dans l'aïkido.
Dans aïkido, le « do » signifie développement de soi-même, donc la route vers l'autonomie...

Qu'est-ce qu'un Uchi Deshi :
L'UCHI DESHI est missionné par le maître. Il aide les nouveaux à comprendre le fonctionnement du DOJO.

Progresser, avoir de l'ancienneté dans un DOJO, débouche sur davantage de devoirs que de droits.


Comment devenir Uchi Deshi ?

Pour cela il faut au minimum :
Venir régulièrement aux cours (l'uchi deshi n'est pas là pour donner son avis et sa version de l'aïkido mais pour apprendre d'une autre façon, redire avec ses mots, avec ses propres gestes, restructurer ce qu'il a appris de son maître).
Son principal souci doit être la plus grande fidélité à l'enseignement du maître du dojo, qui lui fait confiance pour sa propre formation. Cette confiance n'est pas automatique, beaucoup de maîtres n'ont aucune confiance dans leurs uchi deshi.
Si cet uchi deshi a une version personnelle de l'aïkido, il créer son propre dojo qu'il gérera en autonomie comme son maître actuel.

Faire des stages : c'est confronter ses connaissances à d'autres (plus on est ignorant plus on se croit bon…)

Se comporter en uchi deshi.
Chacun doit prendre spontanément un certain nombre de pratiquants sous sa coupe et consacrer une partie du cours à les aider à comprendre l'enseignement du maître au lieu de travailler avec d'autres uchi deshi.


Le rôle de l'Ushi Deshi :
Le rôle d'un ushi deshi est d'apporter un relais à l'enseignement du professeur sans déformer le contenu technique et pédagogique (afin de ne pas faire un cours dans le cours), de re-formuler les connaissances qu'il a intégrées en direction des débutants, d'expliquer l'étiquette, les règles de comportements au dojo, éventuellement après un certain temps de pratique de commencer à enseigner sous la direction de son professeur.

Ce parcours est très riche et formateur et représente une étape incontournable dans l'apprentissage de l'aikido.

A la fin du cours, reprendre certaines parties du cours avec les kohaï, en discuter avec eux. Voir en quoi il peuvent aussi commencer à être des uchi deshi, c'est à dire commencer à accomplir des tâches.
Expliquer qu'un pratiquant d'aïkido, en plus du tatami, œuvre pour le dojo, accomplit des tâches qui font partie de sa formation.

Compte tenu des questions posées, des comportements parfois surprenants, et des distorsions apportées par le débutant (kohaï), l'uchi deshi prend conscience de ses manques, de ses propres distorsions.
Une transmission fidèle de l'enseignement du maître est indispensable et permet d'établir des repères.
L'uchi deshi apprend ainsi d'une autre manière.
C'est cela l'enseignement traditionnel, c'est un enseignement personnalisé d'individu à individu. Ainsi le maître à une relation particulière et différente avec chacun de ses élèves et n'aura pas les mêmes exigences selon la compétence et la confiance qu'il met en eux.


Etre un haut gradé en Aïkido = plus de responsabilité.

Quel confort de ne pas être élevé dans la hiérarchie du dojo...
Pourtant dès le 2ème jour de pratique vous avez un statut de sempaï, non seulement vous pouvez mais vous devez aider celui qui a un jour de moins, vous commencez à enseigner ainsi l'aïkido.

Ceux qui après tant d'années refusent d'enseigner, attendent d'avoir le niveau, démontrent simplement qu'ils n'ont pas compris la première leçon du Sempaïa, « sempaï / kohaï ».
Le plus ancien démarre le cours si le senseï est absent, en retard ou occupé, c'est le rôle d'un uchi deshi.

Le senseï très souvent teste.

Le terme qui désigne le pratiquant débutant est « monteï, monka... » : « l'élève qui est devant la porte du maître et qui demande à entrer, que le maître lui enseigne... ».

La relation sempaï / kohaï en est la première leçon. Comme un apprenti sollicite de la part de l'artisan, de l'homme de l'art, de le prendre en apprentissage. Comme un client demande à une entreprise, un artisan de travailler pour lui.
A l'image aussi des grands artistes qui acceptent de prendre un élève, le refuse ou le répudie ; une entreprise, un artisan de même…

Le sempaïa est l'étude dès le début de l'autonomie.
Le premier test est donc l'honnêteté du pratiquant, sa capacité à se remettre en question lorsqu'il se trompe.
Certains pratiquants pensent bien faire, ils donnent une foule de détails et de savoirs que le débutant est incapable de maîtriser dans le temps imparti, enseignements incohérents car souvent ces gens-là, même au bout de quelques années, ne maîtrisent pas ce qu'ils disent. Résultat : ils démolissent le cours du professeur.
Le respect du professeur et de son enseignement n'est pas uniquement le salut à la japonaise, mais aussi la fidélité, surtout à l'enseignement qui est prodigué, même si c'est un élève uchi deshi qui fait le cours...

Lorsqu'on n'est pas d'accord, qu'on n'adhère pas, on quitte le tatami, ou le dojo si le désaccord est plus grave. Car un dojo n'est pas une secte, le pratiquant est libre à chaque instant de partir, c'est sa liberté, comme il est de la liberté du professeur d'accepter ou de refuser un élève...
On peut avoir une approche, un avis différent, dans ce cas on crée son propre dojo et on développe son propre enseignement.

27.1.07

Hakama

En complément de ce présent site vous pouvez consulter les pages perso de l'auteur à cette adresse : http://www.monbloog.net/blog/zenitude


Le hakama (japonais ) est un pantalon large plissé (sept plis, cinq devant et deux derrière), muni d'un dosseret rigide (koshi ito). Il ressemble à une jupe-culotte.
Ce pantalon, conçu selon des règles traditionnelles, intègre dans sa conception les principes du yin-yang.
Les sept plis représentent les sept vertus que devaient posséder le samouraï : jin (bienveillance, générosité), gi (honneur, justice), rei (courtoisie, étiquette), chi (sagesse, intelligence), shin (sincérité), chu (loyauté) et koh (piété).
Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samouraïs. Il prit sa forme actuelle durant la période Edo. Hommes comme femmes pouvaient porter le hakama.
De nos jours, le très ample hakama est utilisé dans certains arts martiaux, dont l'aïkido.
Les hakama utilisés pour les arts martiaux sont en coton, en soie ou, le plus souvent, en polyester ou dans un mélange de ces trois fibres. Le coton est plus lourd, tandis que les fibres synthétiques glissent mieux sur le sol et résistent mieux à la décoloration, ce qui peut être important pour les arts martiaux comme le iaïdo ou l'aïkido. Les hakama de qualité présentent des lanières épaisses et surpiquées afin d'éviter qu'elles ne s'entortillent sur elles-mêmes.
L'activité pratiquée peut imposer la couleur du hakama.
Ainsi, le hakama d'aïkido est toujours uni, noir, bleu marine ou gris foncé.
Dans certaines écoles, on en porte des blancs, souvent par ignorance : en orient le blanc est la couleur du deuil, et les hakama de ce type sont portés par les religieux. Ce genre d’erreur accompagne les transpositions culturelles. Dans l’occident judéo-chrétien, le blanc est en effet perçu comme la couleur de la virginité, donc la couleur du débutant.
En Europe, le hakama est surtout porté par les pratiquants d'arts martiaux. Dans certains d'entre eux (kyudo, kendo, iaido), il fait partie de la tenue obligatoire.
Dans d'autres, en particulier l'aïkido, il ne peut être porté que lorsque l'élève a atteint un niveau technique lui permettant de gérer la gêne qu'occasionne le port du hakama ; la décision d'autoriser un élève à le porter est laissée à la discrétion de l'enseignant, il est devenu de fait un signe d'investissement personnel dans la discipline et de niveau technique, bien que cela ne soit pas son sens originel.
Par ailleurs, pour limiter les frais d’équipements des débutants (qui ne sont pas tous amenés à pratiquer longtemps l’aïkido) on n’exige son port qu’à partir de 2 ou 3 années de pratique.
Les délires de pratiquants, voire d’enseignants ignorants ne manquent pas au sujet du hakama. On entend par exemple dire « il y a les hakamas et les non hakama » (sans doute s’agit-il d’un examen ? !). Certains arborent fièrement et sans rire des hakama fantaisie pour se distinguer. D’autres mettent leur ceinture par-dessus le hakama pour qu’on en voit la couleur.
On entend même des affirmations saugrenues : « le port du hakama permet de cacher qu’on n’est pas ceinture noire »…on qu’on l’est peut-être, la ceinture n’étant plus apparente…
De même que pour certains porter une ceinture noire est un signe d'aboutissement alors qu'il ne constitue qu'un début de marche sur la voie...porter le hakama pour d'autres marque - tragiquement - l'étape finale dans la progression !
Il convient donc bien de démythifier ce vêtement traditionnel et son sens.

Dans la pratique martiale, le hakama se noue en commençant par la partie avant. Le sommet de celle-ci doit dépasser la ceinture de quelques centimètres. Les lanières avant sont alors passées autour de la taille juste au-dessus de la ceinture, croisées derrière et reviennent sous la ceinture, où elles sont nouées à l'aide d'un nœud simple. On met alors en place la partie arrière, le dosseret au creux des reins. Les lanières arrières se positionnent sur la ceinture ou au-dessous, et viennent se nouer sur l'avant avec un nœud similaire à celui de la ceinture et englobant les deux brins avant. Les manières de ranger les lanières divergent selon les écoles.

8.1.07

L'Aïkido et les Femmes


L'AIKIDO ET LES FEMMES


Il n'y a pas d'aïkido spécifiquement féminin car l'aïkido est une discipline martiale qui véhicule des valeurs reconnues dans notre société comme féminines : harmonie, non agressivité, ouverture d'esprit, respect de la vie.
Les femmes s'intègrent donc très bien parce que d'entrée, elles se reconnaissent dans ces valeurs.
De plus, la pratique de l'aïkido nécessite d'utiliser avant tout la souplesse, l'énergie, la capacité à évaluer rapidement des situations, plutôt que la simple force physique.
Doublement avantagées, les femmes peuvent donc progresser au sein de cette discipline qu'elles pratiqueront efficacement, avec leur propre sensibilité, et toujours avec plaisir.
L’Aïkido est certainement l’art martial le plus adapté aux femmes.
Sa pratique ne nécessite pas l'utilisation de la force physique et son efficacité repose sur le déplacement, le placement, l'engagement des hanches, le relâchement musculaire qui permet une meilleure circulation de l'énergie : le ki*
L'aïkido est un art martial japonais, mais c'est en occident que les femmes s'en sont emparées, attirées sans doute par son caractère non violent, chorégraphique et pourtant très martial.
N'importe quel mouvement peut être accompli par une femme. Elle ne le fera pas de la même manière qu'un homme. La force physique inférieure à celle des hommes sera compensée par un meilleur déplacement, un meilleur placement, une meilleure vision, une réponse plus adaptée à l'attaque.
Aujourd'hui, un tiers des femmes accède au moins à la ceinture noire et au niveau des 2°/3°/4° DAN (grades supérieurs à la ceinture noire), on observe que les femmes persévèrent davantage que les hommes du même niveau.
*(Le Ki : énergie interne, considérée par la médecine traditionnelle chinoise comme le flux vital)




Questions – réponses


Les femmes doivent-elles pratiquer aussi vigoureusement que les hommes ?
" Je pense que le plus important pour les femmes est de comprendre que le manque de force physique n’est pas vraiment une faiblesse. Cela peut devenir un avantage. Je ne suis pas fort physiquement, mais j’utilise mon agilité et ma perception pour surmonter les obstacles et travailler avec des gens costauds. C’est dans cette optique que les femmes devraient pratiquer. " (Me Tamura)

Les femmes sont-elles nombreuses à pratiquer l'aïkido ?

Il y a environ 30% de femmes qui le pratiquent mais ce pourcentage peut varier suivant les régions et les pays. Et ce chiffre est en nette progression. Beaucoup de femmes viennent à l’aïkido pour retrouver leur énergie. On peut penser d'ailleurs que l'aïkido est l'art martial le plus adapté aux femmes. En plus, il est accessible à tout type de femme et de tous âges.



Qu'est ce qui les attire dans cet art ?

"C'est d'abord le côté non violent car on n'utilise pas la force dans l'aïkido. Il est efficace pour gérer son stress et améliorer ses relations avec autrui. Ensuite, c'est le côté artistique qui les attire beaucoup : l'aïkido ressemble beaucoup à un enchaînement de chorégraphies. Les femmes aiment la tenue. La tenue, composée d'un Keiko-gi (une sorte de Kimono) et d'une jupe-culotte noire qui donne un aspect très esthétique à l'enchaînement.


Des témoignages de pratiquantes :

Patricia, 45 ans : "L'aïkido est plus une philosophie qu'un art de combat. L'Aïkido m'a appris à mieux connaître mon corps. Je voulais une discipline que l'on pratique à tout âge et dans laquelle j'aurais toujours la possibilité de progresser. L'aïkido correspondait exactement à mes désirs. Je le pratique depuis 9 ans."
Mélanie, 32 ans : "C'est une discipline qui permet de développer l'harmonie du corps, de l'esprit et d'apprendre à mieux se connaître, à sentir ses propres tensions et celles des autres. Un échauffement rituel est nécessaire avant le début de chaque cours : il permet de dénouer tous les muscles, les articulations et de travailler sur la respiration. Ensuite, nous travaillons les bases et les prises."
Fatiha, 23 ans : "L'idée est de se défendre face à une attaque. Un aïkidoka est toujours dans un esprit de défense de soi et d'utilisation de la force de l'autre pour la retourner contre lui. Aucun entraînement spécifique n'est nécessaire. Par contre, comme dans tous les sports, être souple aide toujours ! "
Delphine, 33 ans : "Il apporte énormément au moral. J'ai découvert l'aïkido à 15 ans par une amie et j'en ai fait deux ans. J'étais ceinture orange à l'époque. J'ai décidé de m'y remettre cette année, soit 16 ans après. Cela n'a pas été facile car j'étais bien rouillée ! Mais j'ai retrouvé cette philosophie et cet état d'esprit avec énormément de plaisir."
Corinne, 19 ans : "Même si l'on considère cette activité juste comme un simple loisir, on gagne en sérénité. On est plus zen. Je conseille fortement cet art martial qui est plus une philosophie qu'un art de combat. Il apporte énormément au moral et facilite non seulement les relations avec autrui mais aussi avec soi-même."


L’Aïkido est bon pour les femmes (et les enfants)


" L'aïkido utilisant essentiellement " l'esquive ", il n'y a ni heurts, ni rupture entre les partenaires. C'est pourquoi on peut faire faire de l'aïkido aux enfants sans crainte de violence. C'est aussi pourquoi les femmes le pratiquent en nombre. Elles y découvrent la détente physique, un antidote à la nervosité, un apprentissage de la concentration. Un sport l'aïkido ? Peut-être, mais un sport essentiellement cérébral, assurent parfois les adeptes. On ne se sent pas seulement en forme après une séance, on est comme stabilisé et à l'aise avec les autres. Il s'agit d'apprendre à mieux se connaître, à mieux comprendre l'autre et à déjouer ainsi son agressivité. Tomber au sol sans raideur, c'est rester souple dans sa tête. L'aïkido conduit à ce dosage idéal de détente musculaire et d'éveil de la vigilance qui définit l'état de la relaxation. "

www.aikido-bezons.net www.usob.fr