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27.2.11

Mon maître me choisit parfois comme partenaire...

Mon maître me choisit parfois comme partenaire pour montrer aux autres pratiquants. Que dois-je en déduire ?

Réponse : rien du tout.
C’est qu’il a tout simplement jugé que vous pouviez convenir à sa démonstration du moment. 
Ce n’est en aucun cas le reflet d’un niveau quelconque. 
Selon le but recherché il peut très bien choisir un débutant comme il peut choisir un pratiquant  expérimenté. 
Il faut savoir aussi que souvent le maître teste les comportements.
Malgré que certains puissent être flattés d’être choisis, il peut s’agir en fait de tester l’ego du pratiquant, que chacun sait être à l’opposé de l’aïkido.
Vouloir développer son ego est le signe d’un besoin de reconnaissance alors que son comportement aboutit à un résultat inverse. 
Paradoxalement, on observe que c’est souvent ce type de profil qui se comporte en uke et non en aïte. 
Abandonner totalement son corps à tori, fut-il son professeur, est le signe d’une faiblesse quasi suicidaire. 
Croyant « faire plaisir à son maître » et donc très "soumis", il chutera prématurément ou sans aucune raison et de préférence de façon « spectaculaire », alors que chuter n’est qu’une protection. 
Vouloir se sauvegarder alors qu’il n’y a encore aucun danger ça s’appelle pleurer avant d’avoir mal et ça n’est pas très martial. 
De plus cette attitude discrédite le professeur aux yeux des autres pratiquants et souvent ça démolit sa démonstration ou ses explications.
Il faut donc chuter au bon moment, ni trop tôt ni trop tard. 
Certains ne connaîtront jamais le bon timing et se blesseront un jour ou l’autre ou bien passeront leur vie à chuter dans un simulacre de maîtrise qui ne trompera pas le véritable pratiquant.

19.9.10

Faites ce que je dis et non pas ce que je fais....

Le parfait n’est pas humain disait un philosophe…
N’empêche…quand on revendique le titre de maître (professeur) d’aïkido avec tout ce que cela implique dans son comportement quotidien, il conviendrait d’éviter : « faites ce que je dis et non pas ce que je fais…».
Etre maître d'aïkido (professeur) c'est aussi être un exemple pour nombre d'aïkidokas et un modèle pour générer l'harmonie.

Internet ne doit pas servir à régler des comptes car il y a d'autres méthodes.
Néanmoins bien des stratèges utilisent des méthodes beaucoup plus sournoises - et notamment la délation - pour faire courir bruits, rumeurs, etc. afin de porter atteinte à des gens irréprochables et particulièrement investis.
Et ce n'est pas un apanage des politiques, ce profile de délateurs se rencontre partout et dans toutes les structures de nos sociétés.
Bien méditer cela...

12.9.10

Sincérité et opportunisme

Les opportunistes sont comme les « motards des clubs » : ils parcourent les dojos selon leurs humeurs ou les avantages matériels qu’ils peuvent en tirer, sortent par la porte (d’ailleurs souvent avec un coup de pied au c..) et tentent de revenir par la fenêtre.

L’ennui c’est que les dojos traditionnels ne fonctionnent pas ainsi.

Quelqu’un qui trahit son maître continuera de trahir car « on ne redresse pas un arbre tordu ».   
Ces gens là ne sont jamais les bienvenus dans un dojo car très rapidement ils sont identifiés comme des faiseurs de troubles et ce n'est pas ce que l'on recherche en aïkido.

24.6.10

Notions de Misogi

On est souvent stupéfait en présence de si peu de « combativité » sur les tatamis.

Misogi c’est cette notion qui consiste à découper son corps et son esprit de façon à aller au-delà de l'effort quotidien habituel car

l’aïkido doit être aussi une école de témérité et d’endurance.


On est effaré de voir nombre d’élèves si vite abattus par la chaleur ou le froid, par la soif ou les efforts.

S’ils ne cultivent pas tout cela dans leur pratique, à quoi leur sert l’aïkido ?

Comment peuvent-ils renforcer leur esprit et leur physique s’ils s’abandonnent aussi vite et dès qu’ils doivent recourir à quel que peu de volonté ?

Il ne s'agit pas bien entendu d'aller au-delà de ses limites, mais encore est-il utile de les connaître pour pouvoir les repousser, raisonnablement.

L’aïkido a aussi pour vocation de renforcer le mental et le corps afin de mieux faire face aux difficultés de la vie et aux agressions de toute nature (y compris celles des microbes).


Un « esprit sain dans un corps sain », l’idée est banale et souvent galvaudée ; mais dans les faits rien ne s’obtient miraculeusement ou gratuitement.

Tout dans la vie a un prix.

Pour parvenir à cela il faut cultiver un état d’esprit, auquel l’aïkido peut participer.

Mais l’aïkido, lui aussi, renvoie nos propres images et ne peut concrétiser les efforts que si le pratiquant donne de lui même.

S’il ne donne rien, il ne recevra rien.

15.3.10

L’aïkido n’est pas un sport

L’aïkido n’est pas un sport mais à force de le répéter il s’avère néanmoins que quelques précisions s'imposent.
Tout le monde peut pratiquer l’aïkido pourvu qu’il soit en bonne santé, ce qui est établi par le certificat médical de non contre-indication, du reste imposé par la législation.

Même une personne considérée comme « handicapée » peut donc pratiquer l’aïkido, tout dépendant évidemment de la nature du handicap.

La recherche de la "performance physique" n’est pas le but de l’aïkido.

Mais chaque aïkidoka est libre de doser sa pratique et de décider du rythme qu’il souhaite (tout en respectant ses limites).

Cela permet à chacun de trouver ce qu’il recherche sur le plan physique si tel est le cas, tout en veillant à ne pas nuire à la synergie du dojo.

Biensûr il convient aussi de tenir compte de sa morphologie et de son âge.

Compte-tenu que tous les niveaux travaillent ensemble (à Bezons), cela permet de nombreuses options.

Le fait qu’il n’y ait pas de compétitions en aïkido ne signifie pas qu’on ne peut progresser sur le plan physique : il y a possibilité de repousser ses performances, tout comme dans les autres activités et il peut être intéressant, pour soi, d’avoir une idée sur ses propres limites.

Pourquoi un alpiniste est-il poussé à grimper toujours plus haut ?

Pourquoi un cycliste ou un coureur mesure t-il ses temps ? etc.
C'est du même ordre.
L’important ne se situe pas dans la compétition "avec l’autre" mais bien dans le progrès réalisé sur soi, pour soi-même.

Notre dojo n’impose pas un aïkido "sportif" car nous considérons que c’est avant tout un art martial traditionnel.

Cette notion renforce l’ouverture de notre dojo à tous.



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12.3.10

Terminologie - Sports d'opposition et Aïkido

Le concept même de l’aïkido ne peut admettre de se voir assimilé aux disciplines martiales et sports de combat, tous définis comme sports d’opposition.
L’aïkido est unique dans son approche puisqu’il n’y a pas de combat.

Sur le plan de la réflexion philosophique nous nous trouvons aux antipodes de la notion d’opposition, qui lasse aussi dans tous les actes quotidiens.
On nous martèle 24h sur 24 qu’il faut être le plus fort, le plus rapide, le plus musclé, le plus beau (belle), le plus riche, le plus malin, le meilleur, etc.
Ne peut-on « seulement » s’efforcer d’être meilleur ?
C’est ce que propose l’aïkido.
Notre pratique en aïkido est basée sur la réalisation de soi et l’unité et non sur la dualité.
Ce travail vise à s’améliorer soi même et non à corriger les autres.
On tient donc bien à notre différence qui est loin d’être une coquetterie mais la base de notre discipline qui se voudrait universelle et humaniste.

Un grand maître d’aïkido a écrit :
«L’aïki (et non l’aïkido) est l’origine de tous les arts martiaux. C’est ce qu’a voulu exprimer le fondateur de l’aïkido lorsqu’il nomma son art takemusuaïki.
Précisons bien que l’aspect primordial de l’aïki ne signifie pas que l’aïkido soit le meilleur des arts martiaux mais qu’il est seulement une voie vers l’aïki ».
« …l’aïki n’est pas propre au budo mais concerne toutes les activités humaines. Que l’on applique le principe de l’aïkido aux événements et on les comprendra mieux….Ce principe s’applique à la vie quotidienne, aux relations sociales, à la science moderne. »
« Comparez  et voyez ….mais attention il ne s’agit pas de copier les autres arts ou d’en faire un mélange !… »