10.7.14

Quand de prétendus soto deshis détruisent le travail du maître (et celui de bien d'autres...)

L'activité de notre association est suspendue...

Les cours se poursuivent désormais dans un cadre privé et libre, réellement autonome et indépendant car nous ne voulons plus jamais être asservis à aucune organisation ou système quel qu'il soit ni à qui que ce soit et surtout pas à des mini gourous singeant le maître, sans état d'âme ni aucun talent excepté celui d'un laquais au service de son souverain.

De graves évènements survenus lors du 1er semestre 2014 nous ont amenés aux constats suivants

Pratiquer aujourd'hui un art martial n'a aucun sens si on n'inclut pas les valeurs morales et philosophiques qui y sont liées.   
Bien que de nos jours cela paraisse désuet aux yeux de certains, nous avons le plus grand respect en la parole donnée et les engagements réciproques, même s'ils ne sont que tacites.
Un minimum de qualité relationnelle est nécessaire, à tous les niveaux de la pyramide, pour qu'un dojo puisse fonctionner dans l'harmonie.
La relation maître-élève et un haut niveau de connaissances de l'aïkido sont parmi les qualités que nous avons le plus appréciées de notre Ecole, essentiellement présentes chez son créateur et deux de ses plus anciens collaborateurs (et élèves) que nous connaissons.  
Mais tout cela c'était avant...

Au sujet de la structure à laquelle nous avons été liés (avec bonheurs) pendant 16 ans

En aïkido on doit être fidèle à son maître, à son dojo et évidemment à la discipline
Cette loyauté ne peut exister que si elle est réciproque entre le maître et son élève ("dans le passé on signait cet engagement réciproque par les liens du sang").
Notamment, il ne doit pas y avoir différence de traitement flagrante entre les pratiquants. 

Appartenir à une structure impose d'en accepter les règles. Nous sommes donc rentrés dans le moule et avons comme on dit, joué le jeu avec conviction et sincérité pendant 16 ans, parce que le discours de son patron était cohérent.

Mais quand des règles de fonctionnement "liées à la tradition" sont énoncées (et forcément acceptées par les adhérents/pratiquants) et qu'elles sont fréquemment changées pour leur contraire on ne peut que s'interroger sur l'authenticité de l'ensemble de la construction et c'est d'autant plus désopilant qu'il n'y a à aucun moment place à la discussion, encore moins à la contestation. Même donner son avis expose à une mise au banc, au mieux vous fait considérer comme suspect ou potentiel fouille-merde. 
Le chef a toujours raison donc ses chefaillons aussi (par contre quand vous avez une bonne idée ce n'est pas la votre mais celle du chef...) on apprend ça dès les premiers pas dans le monde professionnel...
Au bout de quelque temps, on est tellement conditionné qu'il nous est impossible de se projeter en dehors du système.

A une certaine période de notre histoire, certains étaient plus pétainistes que le sieur Philippe lui-même, sous un certain aspect cela rappelle le syndrome de Stockholm.

En outre un fonctionnement de type sectaire (le maître édicte, les adeptes s'inclinent ou s'éjectent) et comportant des zones plus ou moins "secrètes" est incompatible avec nos concepts.
 
Des interdits choquants (suite)

Nous avons été interpelés sur la présence sur notre site web (présence pourtant anodine) de noms d'aïkidokas n'appartenant pas à notre école. De façon à peine déguisée, on nous a fait comprendre que cela pouvait être interprété comme un signe d'infidélité envers notre maître et son école ; dit autrement on était des félons...
Jusqu'au terme "amitié" qu'on nous invite à proscrire (comme s'il s'agissait d'une vulgarité ou d'une attitude incongrue dans le cadre d'un dojo) alors qu'il eut suffi d'expliquer les règles ; comme dans toute autre activité s'exerçant "en groupe" chacun doit connaître sa place et la relation hiérarchique peut différer selon les circonstances et le milieu (les prétendus férus de culture japonaise devraient savoir ça).
Nous on veut faire de l'aïkido un point c'est tout et c'est déjà beaucoup.

Pensée unique, modèle unique, voie unique...

 Chaque individu, chaque pratiquant possède sa personnalité et son parcours et ce sont les diversités qui créent la richesse. Appartenir à une structure traditionnelle ne doit pas imposer de se comporter en clone. Affirmer que le contraire nuit à l'image du maître à qui l'on devrait totale dévotion et effacement de soi est despotique et relève de la paranoïa.
Il semble que certains aient du mal à accepter que l'époque des cerfs, des tsars et des moujiks soit révolue.

Tout comme les politicars, constance et inconstances, selon les oracles...

Tergiversations, volte-face, attitudes contradictoires genre M. pédalo...on nous cite de grandes théories du style qu'une erreur de jugement peut coûter la vie, mais les comportements de certains qui devraient être des modèles constituent de criants contre exemples.
Quelques exemples de discours modifiés avec le temps : au sujet des grades et des diplômes, des stages, de la gestion des sites web des dojos et celle de leurs images mises en ligne (!), les rapports avec les pratiquants des autres courants, écoles et maîtres d'aïkido ou techniciens ou connus comme tels, etc. etc.

Il est normal qu'une opinion puisse évoluer, notamment "en l'adaptant au monde moderne", mais pour une organisation liée à un art traditionnel cela peut parfois être contradictoire, surtout quand il ne s'agit que de stratégies de marketing ou des réponses à un environnement concurrentiel.

C'est bien connu seuls les imbéciles ne changent jamais d'avis et se tromper est formateur pourvu qu'on ne reproduise pas l'erreur. Cela ne doit pas servir d'alibi pour tout se permettre et encore moins couvrir les dérives de comportement.
Changer les règles de façon autoritaire et opportuniste est fréquent dans notre société d'aujourd'hui.
L'aïkido devrait être épargné de ces pratiques si l'on veut préserver ses valeurs.
L'autonomie des dojos, tellement mise en avant dans les discours traditionnalistes, n'a d'autonomie que le terme car comme le disait Gainsbourg, la liberté est liée à la longueur de la corde, de la laisse devrait on plutôt dire ici.
Dans les faits beaucoup d'éléments liés à la structure et au maître qui la dirige déterminent l'aura dégagée par un dojo, donc sa fréquentation et son succès mais aussi parfois sa survie.
Ajoutés aux contraintes administratives et aux courbettes diverses conditionnant l'hébergement du dojo, il ne reste plus grand chose de nos libertés et quand on en prend conscience la situation peut devenir insupportable.

Quand uchi deshi du maître se traduit pour certains en
vindictes, interprétations personnelles, langages outranciés et débordements égocentriques, on est bien loin de la fonction d'origine...
 
Une poignée de gus (se disant mandatés) prétend régenter la vie des dojos, ce qui est inacceptable. Surtout quand on n'a jamais eu besoin de personne pour gérer sa pratique (depuis 1966) et ses dojos.
Pour rappel, notre dojo lorsqu'il était en région parisienne, en était le plus important en termes d'effectifs sans qu'on n'ait jamais eu besoin "des conseils" de jeunos aux dents longues évoluant dans le 1er cercle du maître pour en arriver là...Accepter aujourd'hui des invectives, ce ne sera jamais notre thé. 

En aïkido traditionnel, la transmission est censée se faire de maître à élève

Pourtant certains élèves évoluant dans le premier cercle du maître se permettent d'interférer dans son enseignement en tentant d'intervenir dans la gestion de dojos où ils n'ont jamais mis les pieds et où ils sont totalement inconnus.
En polluant gravement le message du maître, ce type de comportement est destructeur et nuit irréversiblement à son image donc à la structure toute entière.
Il donne un sentiment amer de trahison et conduit à un énorme gâchis.

Une forme et une fréquence des invectives s'apparentant à du harcèlement
 
Les attaques volontairement frontales dont nous avons été l'objet sont, elles aussi, en opposition totale avec le principe premier de l'aïkido.
Pour finir, nous avons été extrêmement choqués par les méthodes de communication et le ton employés qui ne peuvent en aucun cas être compatibles avec l'esprit de l'aïkido et celui de la camaraderie hors dojo.
Nous en avons été particulièrement meurtris. 
Les discriminations dont nous avons été l'objet ne nous empêcheront pas de pratiquer toujours l'aïkido, ailleurs, autrement, en rejoignant de véritables aïkidoka respectueux des rapports humains et de l'éthique. 
 
On ne vit pas dans un monde bisounours on le sait tous, mais l'ABC des relations commence par courtoisie et respect, deux termes qui semblent inconnus de certains personnages se présentant comme "des cadres" de l'école, mais qui se révèlent lamentables et uniquement capables de détruire.

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