19.2.07

Cours animé par un Invité extérieur au dojo (stage)

site personnel de l'auteur : http://www.monbloog.net/blog/zenitude

Etiquette toujours...

Pour ceux qui seraient un peu lourds...
Il est bon semble-t-il de repréciser que ne seront pas autorisés à pratiquer dans notre dojo, y compris à l’occasion du stage des 10 et 11 mars 2007, ceux ou celles qui se sont bannis de notre dojo par leurs comportements répétés contraires à l’étiquette, à l’amitié ou même tout simplement à la bienséance.

Donc inutile de faire du "forcing" par des messages subliminaux...

Explications détaillées :
« Traditionnellement que se passe-t-il quand quelqu'un arrive dans un dojo et désir pratiquer ?
réponse : « il demande l'autorisation au professeur du dojo qui donne cette autorisation ou pas. »
C'est donc au maître du dojo de décider de qui monte sur le tatami ou pas.
Notre Ecole est l'endroit où les dojos s'autogèrent et sont libres.
C'est le seul endroit où ce fonctionnement est possible.
Les "stages" dans notre Ecole sont proposés à tout aïkidoka pouvant justifier d'une assurance.
Mais être libre et fonctionner de manière traditionnelle, cela ne veut pas dire « faire n'importe quoi ».
C'est un problème de dojo et de professeur d'aïkido.
Un professeur d'aïkido peut accueillir "n'importe qui" dans son dojo.
Pour lui, être pratiquant de telle ou telle fédération ou école n'a aucun sens, un élève est identifié en aïkido par son professeur.
La première question que l'on pose à un aïkidoka est : « qui est votre professeur ? »
Donc si quelqu'un qui n'est pas du dojo demande de vouloir pratiquer dans votre dojo, c'est au maître du dojo de prendre la décision de le laisser rentrer chez lui, dans sa maison, comme n'importe lequel de ses élèves actuels. »
« Etre l'élève d'un maître, ce n'est pas seulement avoir suivi son enseignement pendant tel nombre d'années : fiabilité, profondeur de l'engagement, sont les critères qui permettent au maître de décider qui, symboliquement, sera habilité à entrer dans sa maison. »
"Ne pas hésiter à se séparer d'un élève si sa pratique le met en danger ou si son attitude est dangereuse pour le travail du maître ou du dojo.
"



Ceux ou celles qui par leurs comportements se seraient bannis (*) du dojo sont bien entendu exclus de tout accès au dojo, quelqu‘en soit le prétexte (manifestation sportive, « stage », fête, etc.)


(*) Bannir, définition et termes connexes : exiler, chasser, exclure, proscrire, refouler, reléguer, expulser, interdire, rejeter, repousser.
« To ban » en anglais. Chasser définitivement quelqu'un. En langage informatique quand quelqu'un s'est fait killer, il peut encore revenir, mais pas quand il a été banni. »
« bannis sont aussi les félons, les prédateurs et les phagocytes »



Texte inspiré pour partie de A.P.

11.2.07

Aïkido traditionnel. L'uchi deshi.


En complément de ce présent site
vous pouvez consulter les pages perso de l'auteur à cette adresse :

http://www.monbloog.net/blog/zenitude

L'enseignement traditionnel comporte 3 niveaux :

1. On imite les anciens (uchi deshi), le maître (pédagogie du modèle)

2. Début de l'autonomie

3. Autonomie complète


Un kohaï (moins ancien) aide son sempaï (plus ancien), dans la réalisation des tâches du DOJO. On peut tout à fait être un consommateur dans un dojo, toutefois ce n'est pas la pratique la plus intéressante et on se trouve vite limité dans son évolution dans l'aïkido.
Dans aïkido, le « do » signifie développement de soi-même, donc la route vers l'autonomie...

Qu'est-ce qu'un Uchi Deshi :
L'UCHI DESHI est missionné par le maître. Il aide les nouveaux à comprendre le fonctionnement du DOJO.

Progresser, avoir de l'ancienneté dans un DOJO, débouche sur davantage de devoirs que de droits.


Comment devenir Uchi Deshi ?

Pour cela il faut au minimum :
Venir régulièrement aux cours (l'uchi deshi n'est pas là pour donner son avis et sa version de l'aïkido mais pour apprendre d'une autre façon, redire avec ses mots, avec ses propres gestes, restructurer ce qu'il a appris de son maître).
Son principal souci doit être la plus grande fidélité à l'enseignement du maître du dojo, qui lui fait confiance pour sa propre formation. Cette confiance n'est pas automatique, beaucoup de maîtres n'ont aucune confiance dans leurs uchi deshi.
Si cet uchi deshi a une version personnelle de l'aïkido, il créer son propre dojo qu'il gérera en autonomie comme son maître actuel.

Faire des stages : c'est confronter ses connaissances à d'autres (plus on est ignorant plus on se croit bon…)

Se comporter en uchi deshi.
Chacun doit prendre spontanément un certain nombre de pratiquants sous sa coupe et consacrer une partie du cours à les aider à comprendre l'enseignement du maître au lieu de travailler avec d'autres uchi deshi.


Le rôle de l'Ushi Deshi :
Le rôle d'un ushi deshi est d'apporter un relais à l'enseignement du professeur sans déformer le contenu technique et pédagogique (afin de ne pas faire un cours dans le cours), de re-formuler les connaissances qu'il a intégrées en direction des débutants, d'expliquer l'étiquette, les règles de comportements au dojo, éventuellement après un certain temps de pratique de commencer à enseigner sous la direction de son professeur.

Ce parcours est très riche et formateur et représente une étape incontournable dans l'apprentissage de l'aikido.

A la fin du cours, reprendre certaines parties du cours avec les kohaï, en discuter avec eux. Voir en quoi il peuvent aussi commencer à être des uchi deshi, c'est à dire commencer à accomplir des tâches.
Expliquer qu'un pratiquant d'aïkido, en plus du tatami, œuvre pour le dojo, accomplit des tâches qui font partie de sa formation.

Compte tenu des questions posées, des comportements parfois surprenants, et des distorsions apportées par le débutant (kohaï), l'uchi deshi prend conscience de ses manques, de ses propres distorsions.
Une transmission fidèle de l'enseignement du maître est indispensable et permet d'établir des repères.
L'uchi deshi apprend ainsi d'une autre manière.
C'est cela l'enseignement traditionnel, c'est un enseignement personnalisé d'individu à individu. Ainsi le maître à une relation particulière et différente avec chacun de ses élèves et n'aura pas les mêmes exigences selon la compétence et la confiance qu'il met en eux.


Etre un haut gradé en Aïkido = plus de responsabilité.

Quel confort de ne pas être élevé dans la hiérarchie du dojo...
Pourtant dès le 2ème jour de pratique vous avez un statut de sempaï, non seulement vous pouvez mais vous devez aider celui qui a un jour de moins, vous commencez à enseigner ainsi l'aïkido.

Ceux qui après tant d'années refusent d'enseigner, attendent d'avoir le niveau, démontrent simplement qu'ils n'ont pas compris la première leçon du Sempaïa, « sempaï / kohaï ».
Le plus ancien démarre le cours si le senseï est absent, en retard ou occupé, c'est le rôle d'un uchi deshi.

Le senseï très souvent teste.

Le terme qui désigne le pratiquant débutant est « monteï, monka... » : « l'élève qui est devant la porte du maître et qui demande à entrer, que le maître lui enseigne... ».

La relation sempaï / kohaï en est la première leçon. Comme un apprenti sollicite de la part de l'artisan, de l'homme de l'art, de le prendre en apprentissage. Comme un client demande à une entreprise, un artisan de travailler pour lui.
A l'image aussi des grands artistes qui acceptent de prendre un élève, le refuse ou le répudie ; une entreprise, un artisan de même…

Le sempaïa est l'étude dès le début de l'autonomie.
Le premier test est donc l'honnêteté du pratiquant, sa capacité à se remettre en question lorsqu'il se trompe.
Certains pratiquants pensent bien faire, ils donnent une foule de détails et de savoirs que le débutant est incapable de maîtriser dans le temps imparti, enseignements incohérents car souvent ces gens-là, même au bout de quelques années, ne maîtrisent pas ce qu'ils disent. Résultat : ils démolissent le cours du professeur.
Le respect du professeur et de son enseignement n'est pas uniquement le salut à la japonaise, mais aussi la fidélité, surtout à l'enseignement qui est prodigué, même si c'est un élève uchi deshi qui fait le cours...

Lorsqu'on n'est pas d'accord, qu'on n'adhère pas, on quitte le tatami, ou le dojo si le désaccord est plus grave. Car un dojo n'est pas une secte, le pratiquant est libre à chaque instant de partir, c'est sa liberté, comme il est de la liberté du professeur d'accepter ou de refuser un élève...
On peut avoir une approche, un avis différent, dans ce cas on crée son propre dojo et on développe son propre enseignement.